« Peaux de chagrin » 

« Save their skin » (Click here for English version)

 

 

Le vison libre Excellent chasseur et nageur, le vison passe une bonne partie de sa vie dans l’eau. Il se nourrit de petits mammifères, de poissons, de batraciens et d’oiseaux mais il lui arrive aussi de capturer des canards lorsqu’il est sous l’eau. Son habitation consiste en trous creusés sous les racines des arbres, le long des lacs ou des ruisseaux, et son terrain de chasse peut couvrir jusqu’à 4 kilomètres carrés. Les visons deviennent amoureux en février et mars et les petits naissent généralement entre la fin d’avril et le début de mai, en portées d’une demi-douzaine.

Le vison d'élevage Le vison élevé dans une ferme d’élevage vit dans une toute petite cage au plancher de métal grillagé, même si ses pattes sont semi palmées et que ce plancher lui cause des blessures et un grand inconfort. Il n’a aucun endroit pour se faire un nid, ni aucune possibilité de nager, même si dans la nature, l'accès à l'eau joue un rôle essentiel dans le développement et la vie de cet animal semi aquatique. Il doit s'abreuver à un tuyau de caoutchouc (lorsque ce dernier n’est pas gelé par le froid). Le vison est abattu vers le mois de novembre ou décembre, à l'âge de 7 ou 8 mois alors que sa fourrure est la plus épaisse. Environ 1.5 millions de peaux de visons sont produites chaque année au Canada, et environ 2.6 millions aux États-Unis.

 

Le renard libre Le renard est un petit carnivore à tendance omnivore qui se nourrit principalement de petits rongeurs, de lièvres, de batraciens, d’oiseaux, de poissons, d’insectes, et de petits fruits… C’est un prédateur habile, rapide et silencieux qui couvre de vastes territoires forestiers ou arctiques. Dans leur habitat naturel, les renards sont de bons parents et restent avec leurs petits pendant près d’un an, ou jusqu’à ce que les renardeaux soient en mesure de se débrouiller seuls.

Le renard d'élevage vit dans une toute petite cage grillagée, soit à l’intérieur d’un bâtiment, soit à l’extérieur. Il partage son morne univers avec plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de congénères. Il souffre de diverses maladies, d’infections, est infesté de parasites et manifeste des comportements anormaux. En général, les petits naissent au printemps, d’insémination artificielle, et sont abattus vers l’âge de 8 mois. 90% de toutes les fourrures de renards sont utilisées comme garnitures.

 

Le chinchilla libre Ce petit animal nocturne originaire de l’Amérique du sud, à la fourrure soyeuse et épaisse a pratiquement été décimé par la chasse aux XVIIIième et XIXième siècles. Depuis 1980, le chinchilla est une espèce protégée et seules quelques rares colonies subsistent encore dans des endroits reculés des hautes montagnes des Andes, à plusieurs milliers de mètres d’altitude. Dans son habitat naturel, il vit en groupe, caché dans des creux ou des fissures de roches et sa durée de vie est d’une quinzaine d’années. La femelle, dont la gestation dure 111 jours attend la nuit pour mettre bas et peut donner naissance à 8 petits par an.

Le chinchilla d'élevage  Doux, affectueux et sociable, ce petit herbivore en voie d’extinction dans son habitat naturel est aujourd’hui non seulement élevé pour sa fourrure mais est aussi vendu comme animal de compagnie. Aimant se déplacer librement, le chinchilla confiné dans une cage est malheureux. Uniquement au Canada et aux États-Unis, chaque année, plus de 250,000 chinchillas sont abattus pour leur fourrure. Leur mise à mort consiste à leur rompre la colonne cervicale ou à les électrocuter en leur attachant une pince métallique sur une oreille et une autre sur les parties génitales.

 

La fourrure ne pousse pas dans les arbres

Dissimulés, loin des regards indiscrets, c’est par millions que, dans le monde, des animaux à fourrure croupissent dans des fermes d’élevage. Enfermés dans de toutes petites cages alignées l'une contre l'autre ou superposées, soit à l'extérieur, exposés à la chaleur, à la pluie, aux vents ou aux grands froids, soit à l'intérieur de hangars sombres et infects, des animaux sauvages, privés de tout comportement naturel, vivent la terreur et l’angoisse au quotidien ! Tournant frénétiquement en rond, balançant inlassablement leur tête de gauche à droite ou se frappant constamment contre les murs de leur cage, par ennui, par peur, par stress et par désespoir, ils rognent le grillage de fil de fer de leur cage, se rongent les pattes ou la queue et vont parfois même jusqu’à dévorer leurs petits. Par grands froids, il n’est pas rare que des animaux aient les pattes littéralement gelées sur le treillis métallique du plancher de leur cage, ou que les conduits servant à les abreuver, soient aussi gelés et non fonctionnels. Ils souffrent de parasites internes et externes, de troubles génétiques divers généralement associés à la consanguinité, tels infertilité, déformations,  surdité, cécité, etc. Ils souffrent aussi de nombreuses maladies : infection de l’utérus causée par des inséminations artificielles répétées, infection de la vessie, infection rénale, anémie, pneumonie, infection auriculaire ou oculaire, écoulement nasal, toux, etc., maladies qui ne sont habituellement pas traitées puisque qu’elles n’abiment pas leur fourrure. Ces animaux captifs sont souvent détenus dans des conditions d’insalubrité extrême: cages jonchées d’excréments et envahies par des mouches et des larves, odeurs d’urine pénétrante. Le taux de mortalité dans ces élevages est très élevé.

Les animaux carnivores sont nourris d’une bouillie de charogne, amalgame d’œufs, sous-produits de viandes et de poissons divers, non comestibles ni pour les humains ni pour les animaux domestiques, incluant la chair de leurs propres congénères. Cette bouillie est déposée sur le dessus de leur cage, et les animaux doivent l’atteindre à travers le grillage. Dans les grands établissements (ou hangars), cette charogne est distribuée par un préposé qui se déplace d’allée en allée, assis sur un tracteur ou dans un véhicule tout-terrain, véhicule qui dégage lors de son passage, des émanations toxiques se répandant à l’intérieur des cages.
Les visons, renards (communs et polaires), et les chinchillas, comptent pour plus de la moitié de toutes les peaux vendues dans l'industrie de la fourrure, même si l’on réserve hélas le même sort, en plus petit nombre, à bien d’autres espèces animales: lynx et bobcats, loups, coyotes, castors, ratons laveurs, rats musqués, martres, zibelines, belettes, mouffettes, pékans, carcajous, opossums, écureuils roux, etc. 

Quant aux peaux et fourrures de lapins, chats et chiens, chevreaux, chèvres, moutons, agneaux et « Karakul » (agneaux nouveaux-nés ou avortés), etc. , elles proviennent principalement des sous-produits de la viande. Mais, qu'il s'agisse, d'un élevage ou d'un autre, les conditions de vie de ces animaux, leur détresse et leurs souffrances sont toujours les mêmes.

Il existe au Canada et aux États-Unis, environ 1 200 fermes d'élevage intensif d'animaux à fourrure et plusieurs autres de moindre importance. Les fermes d'élevage d'animaux à fourrure du Canada sont principalement concentrées en Ontario, en Nouvelle-Écosse, à l’Île du Prince Édouard, Terre-neuve (1) , Saskatchewan, Colombie-Britannique et Québec. Au Canada et aux États-Unis, aucune loi n’oblige les éleveurs à se conformer aux codes de pratiques élaborés à l’échelle nationale sur les soins et la manipulation de différentes espèces d’animaux d’élevage. Ces lignes directrices, conçues pour aider les éleveurs à évaluer leurs pratiques d’élevage et tenter de les améliorer ne sont appliquées par les éleveurs que sur une base volontaire. (2) Cette lacune et le fait qu’aucune inspection publique ne soit faite dans ces établissements pour déterminer si ces recommandations sont mises en application, contribuent aux pires abus envers les animaux. Quels qu’ils soient, les animaux d’élevage sont considérés comme des « produits alimentaires ou vestimentaires » et n’ont droit à aucune protection contre les cruautés qui leur sont infligées.

 

Les fourrures qui ne proviennent pas de fermes d'élevage proviennent d'animaux piégés dans la nature

 

L’industrie de la fourrure canadienne est d’ailleurs l’une des industries responsable de la non adoption d’un projet de loi proposé par le gouvernement canadien et qui se devait d’être plus sévère à l’endroit de ceux qui infligent des cruautés aux animaux. Le projet de loi C-50 (Loi modifiant le Code criminel (cruauté envers les animaux et armes à feu) et la Loi sur les armes à feu), qui devait être promulgué cet automne 2005, après 7 ans de multiples amendements, s’est de nouveau retrouvé aux oubliettes. Ce projet de loi qui aurait permis aux animaux de ne plus être considérés comme des « biens » mais comme des « êtres sensibles » et qui aurait pu porter le niveau des amendes maximales de 2,000 à 10,000$ et voir s'appliquer jusqu’à 18 mois de prison à toute personne reconnue coupable de cruauté animale, est jugé inacceptable selon les trappeurs, chasseurs, éleveurs d’animaux à fourrure, et ces derniers refusent d’accepter les termes actuels de ce projet de loi car il rendrait criminel le fait d’infliger des souffrances inutiles à des animaux. Ce projet de loi avait pourtant reçu l’appui de tous les partis de la Chambre avant de tomber de nouveau à l’eau, lors du déclenchement des élections fédérales. Présenté à nouveau à la Chambre des Communes, il a reçu une fois de plus l’appui de tous les partis et le Sénat en fut alors saisi. Mais, tout fut annulé pour une période indéterminée lorsque le Parlement a été dissous. Au Canada, la loi sur la protection des animaux n’a jamais été révisée à fond depuis plus de 100 ans.

 

 Au Canada, l'élevage du renard a débuté à l'Île-du-Prince-Édouard vers 1870 lorsque deux entrepreneurs, Robert Oulton et Charles Dalton ont commencé à élever des renards argentés. Les éleveurs canadiens ont commencé à faire l'élevage du vison vers le milieu du XXième siècle.  

 

Mise à mort des animaux pour leur fourrure

 

Alors que certains animaux destinés à la reproduction sont condamnés à vivre dans des conditions lamentables pendant plusieurs années, la majorité des animaux est tuée par les éleveurs eux-mêmes ou par leurs préposés, dès leur premier hiver et ce, de diverses manières et de la façon la moins onéreuse possible. Les renards sont soit électrocutés (des électrodes sont appliquées sur la gueule et dans le rectum de l’animal), soit empoisonnés à l’aide d’une seringue contenant un poison quelconque. Les visons chinchillas et autres petits animaux sont en général, gazés par inhalation forcée de dioxyde de carbone, ou de monoxyde de carbone provenant du tuyau d’échappement d’un moteur à essence), ou électrocutés, ou encore tués en leur rompant les vertèbres cervicales.


L’élevage de milliers d’animaux, forcés de déféquer dans leur cage, et dont les carcasses empoisonnées, broyées, empilées sont abandonnées dans des boisés ou des champs, ainsi que l’apprêtage et l’entreposage des peaux, contribuent à la pollution du sol, de l’air, et à la contamination de l’eau. Ces élevages créent aussi un déséquilibre dans la nature : il y a plus d’animaux prédateurs dans les fermes d’élevage qu’il n’y en a dans la nature, et pourtant, on continue de les capturer pour en faire leur élevage.  Dans le Montana, il n'y aurait qu'environ 150 lynx sauvages, mais malgré sa situation précaire, le piégeage de cet animal est toujours permis et sert essentiellement à en faire l'
élevage. Cette industrie est aussi responsable d'animaux non-indigènes devenus nuisibles. Échappés de leur ferme d’élevage ou relâchés dans la nature par des éleveurs car la demande de ces fourrures n'était pas assez forte, certains animaux se sont rapidement reproduits. Des ratons laveurs en Allemagne, des visons en Islande, des opossums en Nouvelle-Zélande, des ragondins aux États-Unis ou en France, etc. etc., - on accuse ces animaux de causer des dommages ou de ravager des récoltes, alors qu’ils ont été introduits par l’homme lui-même, dans un habitat qui n’était pas le leur!

 
La fourrure: Un luxe pour l'homme moderne - Une torture pour les animaux

 

Malgré l'interdiction dans plusieurs pays, de faire l'élevage d'animaux à fourrure, ou l'interdiction d'utiliser des pièges à mâchoires pour la capture de certains animaux, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ne  prend pas en considération les problèmes d'éthique dans le cadre des accords de libre échange, ce qui facilite donc l'importation de fourrures dans tous les pays, même si ces derniers ont des lois en place pour protéger les animaux.(3)  

Mises à part quelques peuplades qui ne peuvent se vêtir autrement, la fourrure n'est pas quelque chose d'essentiel dans la vie de l'homme moderne. Seul le consommateur est responsable de faire tourner ces usines de terreur et de souffrances.  Lorsque celui-ci, refusera catégoriquement de se procurer tout article en fourrure que ce soit, la cruelle industrie de la fourrure sera vite réduite à une mince peau de chagrin  

 

 

La confection d'un manteau de fourrure requiert

 10 à 20 castors
12 et 15 lynx
10 et 15 loups ou coyotes
15 et 20 renards
15 loutres
25 et 30 ratons laveurs
25 à 45 agneaux
27 et 30 ragondins
40 zibelines
60 et 80 visons
170 à 200 chinchillas
280 à 240 hermines
200 et 250 écureuils
Une dizaine de phoques
Une vingtaine de chiens
Une trentaine de chats domestiques
Une soixantaine de mouffettes ou putois

 

Une industrie en voie d'extinction

-Depuis le 1er janvier 2003, l'élevage d'animaux élevés uniquement pour leur fourrure est interdit en Angleterre, au Pays de Galle, en Écosse et en Irlande du Nord.

-L'élevage d'animaux à fourrure est également interdit en Suède

-En Norvège, le Conseil Éthique du ministère de l'Agriculture a statué que les fermes d'élevage d'animaux à fourrure, dans leur forme actuelle sont inacceptables d'un point de vue de bien-être animal et qu’elles représentent une grave violation à la Loi sur la Protection des Animaux.

-Aux Pays Bas, l'élevage de renards est interdit depuis 2002. La Chambre Basse du Parlement s'est prononcée en faveur d'une interdiction (avec un délai transitoire) des élevages de visons et de chinchillas et l’interdiction d’ici là, de la création de tout nouvel élevage.

-Plusieurs provinces de l'Autriche ont soit banni l'élevage d'animaux à fourrure, soit imposé des règlements tellement sévères que toutes les fermes d'élevage d'animaux à fourrure de ce pays ont été contraintes de fermer boutique.

-4 états allemands ont déjà imposé des règlements stricts à faire respecter dans les fermes d'élevage: Bayern, Hessen, Nordrhein-Westfalen et Schleswig-Holstein.

-En Suisse, l'élevage intensif d'animaux à fourrure est interdit depuis plusieurs décennies.

-En Nouvelle-Zélande, de nouveaux règlements forçant les éleveurs à améliorer les conditions de détention des animaux rendent cette industrie moins lucrative et pourraient mener éventuellement à son abandon.

-À partir de 2008, l'Italie devra se conformer à des règles plus strictes pour continuer à détenir des animaux à fourrure dans des fermes d'élevage. Les visons par exemple, devront avoir à accès à plus d'espace et à un endroit pour nager, ce qui rendra inévitablement cet élevage sans intérêt économique. Le dernier élevage de renards dans ce pays a fermé en 1997. 

- Au Danemark, premier producteur mondial de peaux de visons, le Conseil Ethique pour les Animaux Domestiques du Ministère de l'Agriculture a stipulé que la détention intensive d'animaux à fourrure est éthiquement inacceptable. (Voilà pourquoi ce pays achemine maintenant ses visons au Canada...(1) )

A.D. Leiba Novembre 2005 (Révisé mars 2008) 

© 2005 Aequo-Animo - Tous droits réservés

 

 

Sources et Références: 

(1) 19 avril 2005 - 7 000 visons femelles en provenance du Danemark, sur le point de mettre bas, sont arrivées à Terre-neuve - Canada. 4 000 sont destinées à une nouvelle ferme d’élevage située à Harcourt, (Terre-neuve), et 3 000 autres à une nouvelle ferme située près de Botwood (Terre-neuve).
Governement of Newfoundland and Labrador-Environment and Conservation 

(2) Code de Pratiques recommandées pour le soin et la manipulation des renards d'élevage 

(3) En Chine, des chats et des chiens de plusieurs espèces, des ratons-laveurs, etc., sont tués pour leur fourrure. Abominablement torturés, écorchés vifs, leur peau est exportée en Amérique du Nord (incluant au Québec) et dans plusieurs pays européens. Généralement utilisées pour garnir des cols de manteaux, gants, bottes et pantouffles, sous-vêtements, chapeaux, sacs à mains, jouets, objets décoratifs, etc. etc., ces peaux, teintes de toutes les couleurs donnent l'impression du synthétique.  

Pour visionner des extraits d'une vidéo récente filmée en Chine par la Protection Suisse des Animaux (PSA),  cliquez ci-dessous.    Attention, les images sont d'une cruauté inouïe.

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Bont voor Dieren 
Coalition to Abolish the Fur Trade
Chiens, chats, sauvons leur peau!
Ministère de la Justice Canada
Fur is Dead
Fur Farms in North America
Fur Farming in North America
Fur Statistics Canada 
HSUS 
InFURmation
Les arguments de l’industrie de la fourrure réfutés
Mercy for Animals
One Voice
Organisation mondiale du commerce (OMC)
PETA investigation exposes chinchillas cruely 
Schweizer Tierschutz 



 

« Save their skin » 

 

 

Minks in the wild An excellent hunter and swimmer, the mink spends a lot of its time in water.  It feeds on small mammals, fish, batrachians and birds, and might also hunt ducks while underwater.  The mink lives in small holes that it digs under tree roots or by lakes and rivers.  Its hunting ground can cover as much as four square kilometres.  Minks mate in February and March; the litter, usually of around six, is born between late April and early May.

Farmed minks A mink on a fur farm lives in a small cage with a wire mesh floor, which is painful and damaging to the mink's semi-webbed feet.  There is nowhere for the mink to nest or swim, even though water is essential to this semi-aquatic animal's development in the wild.  Drinking water comes from a rubber tube (on condition it hasn't frozen).  Farmed minks are killed at the age of seven or eight months, in November or December when their fur is thickest.  Some 1.5 million mink pelts are produced each year in Canada and around 2.6 million in the United States.

 

Foxes in the wild The fox is a small carnivorous animal which can also be omnivorous.  It feeds mainly on small rodents, hares, batrachians, birds, fish, insects and small fruit.  The fox is an agile, quick and silent predator that hunts over vast forest and arctic territories.  Foxes in their natural habitat are good parents and stay with their young for a year or until the cubs are able to fend for themselves.

Farmed foxes A farmed fox lives in a small mesh cage, inside sheds or outdoors.  It shares this desolate environment with several hundred, sometimes even several thousand, other foxes.  The farmed fox will likely suffer from various illnesses and infections, be infested with parasites and show abnormal behaviour.  The cubs are usually born in spring, by artificial insemination, and are killed at around eight months.  90% of fox fur is used as trim.

 

Chinchillas in the wild This small nocturnal animal, native to South America, has thick, silky fur and was almost hunted to extinction in the eighteenth and nineteenth centuries.  The chinchilla was made a protected species in 1980.  Only a very few colonies still exist in remote parts of the Andes, at several thousand meters altitude.  In their natural habitat, chinchillas live in groups, hidden in hollows or cracks in rocks, and have a lifespan of around 15 years.  The female, whose gestation lasts 111 days, gives birth at night and can have up to eight young a year.

Farmed chinchilla Gentle, affectionate and sociable, this small herbivore, now an endangered species in the wild, is farmed for its fur and sold as a pet.  The chinchilla needs freedom of movement and is unhappy when caged.  In Canada and the United States alone, over 250,000 chinchillas are killed each year for their fur, either by snapping their necks or electrocution by attaching a metal clamp to an ear and another to the genitals.

 

Fur doesn't grow on trees

Confined in rows or stacks of tiny cages, sometimes outside where they are exposed to heat, rain, wind or freezing cold, or inside in dark and dingy sheds, these wild animals live in terror, deprived of any possibility for natural behaviour.
  Hidden away from prying eyes, millions of animals live forgotten on fur farms. Out of fear, boredom, stress or despair, they turn frantically round and round, swing their head incessantly from side to side, or bang against the wire mesh of their cages.  They gnaw at their feet and tails and sometimes even eat their own young.  During extremely cold weather it isn't unusual for their feet to freeze to the wire mesh of their cage, or for the tubes that carry drinking water to freeze over.  They are infested with internal and external parasites and suffer from genetic disorders, generally the result of inbreeding, such as infertility, deformation, deafness or blindness.  Many will develop other illnesses too:  infection of the uterus caused by repeated artificial insemination, infected bladder or kidneys, anaemia, pneumonia, ear and eye infections, runny nose, cough, etc.  These illnesses are usually left untreated for the simple reason they do not damage the animal's fur.  Very often, animals farmed for their fur are kept in filthy conditions in cages covered in excrement, overrun with flies and larvae, in a stench of urine.  Many animals on fur farms will die even before being slaughtered for their fur.   

Carnivorous animals are fed a mixture of egg, meat and fish by-products unfit for consumption by humans or domestic animals, and carcasses of their own species.  This mixture is left on top of the cage where the animals must eat it through the mesh.  In large sheds, employees give out this feed by driving up and down between the cages in a tractor or other vehicle, pouring toxic fumes into the cages as they go by. More than half the skins sold by the fur industry come from minks, foxes (common and polar) and chinchillas, although numerous other species suffer the same fate:  lynxes, bobcats, wolves, coyotes, beavers, raccoons, muskrats, martens, sables, weasels, skunks, fishers, wolverines, opossums, red squirrels, etc. 

Carnivorous animals are fed a mixture of egg, meat and fish by-products unfit for consumption by humans or domestic animals, and carcasses of their own species.  This mixture is left on top of the cage where the animals must eat it through the mesh.  In large sheds, employees give out this feed by driving up and down between the cages in a tractor or other vehicle, pouring toxic fumes into the cages as they go by. More than half the skins sold by the fur industry come from minks, foxes (common and polar) and chinchillas, although numerous other species suffer the same fate:  lynxes, bobcats, wolves, coyotes, beavers, raccoons, muskrats, martens, sables, weasels, skunks, fishers, wolverines, opossums, red squirrels, etc. 

Pelts and fur from rabbits, domestic cats and dogs, goats, kids, sheep, lambs and "karakul" (newborn or fetal lambs) are mostly by-products of the meat industry.  But whether farmed for meat or for their skin, the living conditions, distress and suffering of these animals are the same.

 

There are around 1,200 intensive fur farms in Canada and the United States, and several other smaller ones.  The majority of fur farms in Canada are located in Ontario, Nova Scotia, Prince Edward Island, Newfoundland (1), Saskatchewan, British Columbia and Quebec.  There are no laws in Canada or the United States compelling farmers to comply with nationwide codes of practice regarding the care and handling of the different farmed species.  These guidelines, intended to help farmers evaluate and improve their methods, are adopted on a voluntary basis only (2). This gap in legislation together with the absence of public inspections to determine whether farms are following industry recommendations mean that animals suffer the worst possible abuse.  All farmed animals, irrespective of species, are considered a "food or clothing product" and have no right to protection against the cruelties inflicted on them.

 

 

 

  The Canadian fur industry is one of those responsible for the non-adoption of a bill put forward by the Canadian government to enforce stricter penalties on persons found guilty of inflicting cruelty on animals.  Bill C-50 to amend the Criminal Code (animal cruelty and firearms), which should have been passed in autumn 2005 after seven years of amendments, was abandoned.  The bill proposed that animals no longer be considered property but rather sentient beings, which would have increased maximum fines from $2,000 to $10,000 and introduced prison sentences of up to 18 months for anyone convicted of animal cruelty.  The bill was deemed unacceptable by trappers, hunters and fur farmers, who refused to accept the terms of a bill which would make animal cruelty a criminal offence.  Despite having the support of all the parties in the House, the bill died when federal elections were called.  It was again brought before the House of Commons where it again won the support of all the parties.  It was then to be read in the Senate.  However, the procedure was suspended for an indefinite period when Parliament was dissolved.  The Canadian animal protection law has not been fundamentally revised for over a century.

  

 Fox farming began in Canada in Prince Edward Island circa 1870 when Robert Oulton and Charles Dolton began to farm silver foxes.  Mink farming began in Canada towards the middle of the twentieth century.

 

Slaughter of animals for their fur

 

While the few animals used for reproduction are condemned to spend years living in squalid conditions, the majority are killed by the farmer or their employees on reaching their first winter.  Various methods are used, the most important factor being to reduce costs.  Foxes are electrocuted (electrodes are clamped to their jaw and in their rectum) or injected with poison.  Minks, chinchillas and other small animals are usually gassed with carbon dioxide or carbon monoxide fed down a tube from an exhaust pipe, electrocuted or have their necks broken.

 
Thousands of animals forced to defecate in their cages, poisoned, crushed carcasses left heaped in woods or fields, and the preparation and stocking of pelts contribute to soil and air pollution and to water contamination.  Fur farms also upset nature's balance:  there are more predatory animals on farms than in the wild, yet wild animals are still being captured.  The wild lynx population in Montana is estimated at just 150 yet despite this fragile balance it is still legal to trap them, almost always to farm their fur.  Fur farming is also responsible for introducing non-native species when animals escape or are released into the wild due to lack of demand for their fur.  They can rapidly reproduce and become noxious for the environment.  Raccoons in Germany, minks in Iceland, opossums in New Zealand, coypus in the United States or France, the list goes on.  Accused of causing damage and harming crops, these animals are there purely and simply because they were put there by Man. 

 
Fur:  a modern luxury for humans – torture for animals

 

 Even though numerous countries have outlawed fur farming, and despite the banning of jaw traps for the capture of certain animals, the World Trade Organization (WTO) fails to take ethical issues into consideration in free trade agreements.  This facilitates imports of fur worldwide, including in countries that have introduced their own animal protection laws.(3)  

 

Apart from a handful of peoples for whom fur is a necessity, there is absolutely no call for fur in our modern societies.  The consumer is responsible for keeping these places of terror and suffering in business.  If the consumer categorically refuses to buy anything made with fur, the fur industry will no longer be able to save its skin!

 

 

 

How many animals to make one coat?

10 to 20 beavers
12 to 15 lynxes
10 to 15 wolves or coyotes
15 to 20 foxes
15 otters
25 to 30 racoons
25 to 45 lambs
27 to 30 coypus
40 sables
60 to 80 minks
170 to 200 chinchillas
280 to 240 ermines
200 to 250 squirrels
A dozen seals
About twenty dogs
About thirty domestic cats
About sixty skunks

 

An industry in the spotlight

-The farming of animals exclusively for fur has been banned in England, Wales, Scotland and Northern Ireland since January 1st, 2003.

 

-Fur farms have been outlawed in Sweden.

 

-In Norway, the Ministry of Agriculture Ethical Council has decreed that fur farms, in their current form, are unacceptable in terms of animal welfare and violate the Animal Protection Law.

 

-Fox farming has been banned in the Netherlands since 2002. 

-The Dutch Parliament's Lower Chamber ruled in favour of a ban (with a transitional period) on mink farming and chinchilla farming and that no new farms should be opened.

 

-Fur farming has been banned in several Austrian länders.  In the others, laws were passed imposing such strict conditions that all the country's fur farms were forced to shut down.

 

-Four German länders - Bayern, Hessen, Nordrhein-Westfalen and Schleswig-Holstein - have imposed strict regulations on fur farms

 

-The intensive farming of animals for fur was banned in Switzerland several decades ago.

 

-In New Zealand, new regulations obliging farmers to improve conditions of captivity have made fur farming a less profitable industry and could eventually see it disappear.

 

-As of 2008, all mink farms in Italy must allow swimming water, more space, and pens on the ground. This will likely lead to the closure of all Italian mink farms. The last fox farm in Italy closed in 1997.

 

- In Denmark, the world's biggest producer of mink, the Ministry of Agriculture Ethical Council for Domestic Animals has stated that the intensive farming of animals for fur is ethically unacceptable (which is why Denmark now ships its minks to Canada (1)  

A.D. Leiba Novembre 2005 (Revised March 2008)

Traduction : Sandra Petch
Kind Translators/Traducteurs
pour le traitement éthique des animaux

www.kindtranslators.com
info@kindtranslators.com

Sources and References

 

(1) April 19th 2005 – 7,000 female minks, all about to give birth, arrived from Denmark to Newfoundland, Canada.  Of these, 4,000 were for a fur farm in Harcourt (Newfoundland) and 3,000 for a new farm near Botwood (Newfoundland).

Governement of Newfoundland and Labrador-Environment and Conservation

 

(2) Code of recommended practice for the care and handling of farmed foxes

 

(3) In China, various breeds of cat and dog, racoons, and other species are killed for their fur.  Tortured and skinned alive, their pelts are exported to North America (including Quebec) and European countries.  Generally used to trim coat collars, gloves, boots, slippers, underwear, hats, bags, toys and decorative items, this fur is dyed in different colours to give the impression it is man-made.  

 

Click on the link below to watch extracts from a video, recently filmed in China by Swiss Animal Protection (SAP). 

Please be aware that these are extremely disturbing images.    

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Bont voor Dieren 
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