L'EUTHANASIE DE NOS COMPAGNONS 

 

 

Catherine Pelchat

 

 

 

 

L'euthanasie est un mot qui a d'abord désigné des pratiques destinées aux seuls humains, puis il a été employé pour les autres espèces animales.

 

Étymologiquement, ce mot dérive du grec qui, traduit littéralement, veut dire "bonne mort". On doit la création de ce mot au philosophe anglais Francis Bacon (1561-1626), selon qui le rôle du médecin ne consistait pas seulement à guérir mais à atténuer les souffrances et, lorsque la guérison n'était pas possible, à procurer une mort douce et paisible. Mais ce concept dont dérive le terme est beaucoup plus ancien, voire très ancien. Divers sens, parfois abusifs (1), sont attribués à ce terme au fil de son histoire: euthanasie active, euthanasie passive (vs acharnement thérapeutique), suicide assisté.

 

Appliquée aux animaux, l'euthanasie désignerait l'acte consistant à mettre fin à la vie d'un animal dans l'intérêt supposé de ce dernier, contrairement à l'abattage qui est une mise à mort effectuée dans l'intérêt des humains (source: Wikipédia).

Cette distinction me paraît plus souvent qu'autrement trompeuse car en réalité les intérêts humains dominent presque systématiquement ceux des animaux. Pensons, par exemple, aux animaux de laboratoire. Ces animaux sont instrumentalisés pour répondre à des intérêts humains. Dans le processus de cette instrumentalisation, il arrive fréquemment qu'ils soient mis à mort. Peut-on dire qu'ils sont euthanasiés dans « leurs » intérêts? On ne le peut pas. Bien sûr, un certain pourcentage d'animaux sont soumis à des procédures d'euthanasie suite à des expériences qui leur causent ou risquent de leur causer de grandes douleurs, et dans ces cas-là, on peut évoquer l'intérêt de ceux-ci à être tués. Mais ces animaux n'en seraient pas là si on avait considéré leur intérêt à vivre et à ne pas subir de souffrances, donc si on ne les avait pas d'abord considérés comme des moyens, des outils, des objets à toute fin pratique.

Et les animaux de compagnie, ceux qui retiendront mon attention dans le cadre de cet article, ne sont-ils pas eux aussi instrumentalisés pour répondre aux intérêts humains? De manière générale, les animaux de compagnie, comme leur nom l'indique, font intimement partie des sociétés humaines, sont domestiqués, pour combler des besoins humains de compagnonnage avant tout, des besoins affectifs. Ils peuvent probablement en tirer des bénéfices eux aussi quoiqu'on ne peut véritablement savoir quel serait leur choix puisqu'on leur impose le nôtre... Considérant l'ensemble de la problématique des animaux dits de compagnie, il faut admettre que ces derniers font très souvent les frais de l'engouement passager de nombre d'humains, de leur égoïsme étroit ou de leur irresponsabilité, ce qui se traduit en un grand nombre d'abandons, de mutilations (ex. ablation des phalanges porteuses des griffes des chats), de maltraitances (ex. chiens constamment attachés). Ce qui augmente les drames pour ces animaux, c'est également la prolifération de leur nombre due à leur non-stérilisation et due à leur mise sur le marché via par exemple des usines de chiots, ces horribles élevages où la maltraitance règne.

Les chiens et les chats représentent les animaux de compagnie les plus communs, mais il ne faut pas oublier les autres (oiseaux, rongeurs, lapins, poissons, chevaux, etc.) et leurs diverses conditions d'exploitation. Les animaux de compagnie font souvent l'objet d'un commerce plus ou moins réglementé, voire illégal. Comment est-il possible, dans un tel contexte général d'exploitation, de respecter « leurs » intérêts? Évidemment, ce n'est pas le lieu ici de se pencher sur cette question pourtant fondamentale de notre rapport non seulement aux animaux dits de compagnie mais à l'ensemble des animaux. Soulignons néanmoins que cette tendance dominante à l'exploitation des animaux se traduit pour les animaux de compagnie par de très fréquentes procédures d'euthanasie... Les raisons évoquées sont de toutes sortes. Les unes moralement acceptables, prenant vraiment en compte les intérêts propres des animaux concernés: animaux malades en phase terminale par exemple. Les autres, peu acceptables moralement, controversées: refuges bondés, déménagements, allergies, difficultés financières ... Entre les différentes procédures d'euthanasie, il y en a qui sont meilleures que d'autres, mais elles sont moins connues et/ou légèrement plus onéreuses, donc moins répandues. C'est pourquoi je vous invite dans les lignes qui vont suivre à prendre connaissance à la fois des procédures d'euthanasie courantes et des procédures moins courantes mais qui pourraient le devenir si elles étaient justement connues et par suite promues par tous les acteurs soucieux du bien-être animal.

Avant d'entrer au coeur du sujet, j'aimerais souligner l'importante et très appréciée contribution de la vétérinaire Amélie Blanchet à cet article. En répondant aux multiples questions que je lui ai posées sur l'euthanasie de nos compagnons, elle m'a beaucoup éclairée sur le sujet et m'a permis de mener à terme mon projet de rédaction de cet article.

Doudou- photo Catherine Pelchat

 

D'abord, il faut savoir que les procédures d'euthanasie varient en fonction de divers facteurs dont le type d'animal et son état de santé. On n'euthanasie pas un rat de la même manière qu'un chien. Un chat auquel l'accès veineux est difficile, ne peut recevoir un produit létal par voie veineuse. On n'utilise le T-61 que chez les grands animaux (chevaux, vaches, etc.). Etc.

Ensuite, il est bon de connaître les deux principaux produits utilisés pour euthanasier les animaux de compagnie:

- Le pentobarbital, un barbiturique qui sert également comme anesthésiant. Ce barbiturique doit être surdosé pour provoquer une mort rapide et doit être injecté rapidement pour éviter que l'animal n'entre dans une phase excitatrice, phase pendant laquelle il résiste à « l'endormissement », c'est-à-dire à l'effet dépresseur sur son système nerveux central. Durant une telle phase, il devient très agité: il peut alors bouger, se débattre, « pédaler », convulser, vocaliser. Ces comportements donnent l'impression que l'animal est conscient. Pourtant on soutient généralement que ce n'est pas le cas. Certaines situations tendent toutefois à semer le doute. Ainsi, d'une part, lorsque la procédure d'euthanasie se déroule normalement, on constate que ce sont seulement les animaux en bonne santé qui peuvent se trouver affectés de la sorte, du fait probablement qu'ils résistent mieux à l'effet des barbituriques, qu'ils « s'endorment » donc moins facilement que les animaux avec des problèmes physiques (déshydratation, mauvaise pression artérielle, septicémie, état de choc, fièvre, etc.). D'autre part, lorsque le pentobarbital est injecté en trop faibles doses (ex. l'injection échoue en partie parce que l'animal bouge de telle sorte que l'aiguille sort de la veine trop tôt), la phase excitatrice apparaît, donc encore ici, une résistance semble se manifester, l'animal semble réagir comme s'il était toujours conscient. On peut aisément deviner qu'assister à l'euthanasie de son compagnon non-humain et voir celui-ci dans un tel état peut beaucoup chagriner et ainsi aggraver le deuil. On ne sait à quelle fréquence exacte se manifeste ce phénomène pendant les actes d'euthanasie, mais il se produirait rarement d'après Amélie Blanchet. Amélie, qui exerce sa profession de vétérinaire depuis plus d'un an (à la clinique vétérinaire de Beaumont), affirme n'avoir jamais observé cette phase excitatrice pendant ses actes d'euthanasie. Une fois seulement elle en a été témoin, mais c'était en anesthésiant un animal pour une chirurgie. Une seule fois en plus d'un an, c'est bien peu puisqu'elle utilise ce produit tous les jours pour endormir des animaux. On peut par contre supposer que cette fréquence est plus élevée dans certains contextes, notamment lorsque les euthanasies se font à domicile. Nous reviendrons un peu plus loin sur la question de l'euthanasie prodiguée dans le foyer de l'animal.

- Le T-61, lui, ne comprend pas d'agents barbituriques; il contient trois ingrédients médicamenteux: un analgésique local, un puissant somnifère (agent anesthésique) et un produit curariforme (agent paralysant, puissant anti-coagulant). Ce produit est très irritant et doit être administré lentement par voie intra-veineuse ou intra-cardiaque. Il peut parfois provoquer des soubresauts désagréables et des tressaillements post-mortem qui peuvent persister un certain temps. D'après Amélie Blanchet, le risque de réactions de l'animal est plus élevé avec ce produit qu'avec le pentobarbital. Pourquoi? Amélie: Parce que les trois composants du T-61 ne sont pas toujours absorbés de manière égale, provoquant des effets variables d'une fois à l'autre. Cela dit, je connais des vétérinaires qui l'utilisent pour les grands animaux et qui affirment que les euthanasies se déroulent de manière très calme[...] Pour les petits animaux, je ne connais personne qui l'utilise. Pour les grands animaux, ils l'utilisent car le volume à administrer est plus petit (donc pas besoin de re-remplir la seringue de 60 ml qui est attachée à la tubulure dans le cou du cheval). En outre, il est plus liquide, moins visqueux et plus facile à administrer.

Abordons maintenant les procédures d'euthanasie et commençons avec les oiseaux. La procédure habituelle d'euthanasie pour les oiseaux consiste en une injection de pentobarbital directement dans le coeur, à froid. Il me semble qu'une telle injection doit être douloureuse, même si elle est faite avec grande dextérité. L'aiguille pénétrant jusqu'au muscle cardiaque ne peut pas ne pas induire quelques désagréables sensations. Le témoignage d'une femme ayant fait ainsi euthanasier son oiseau m'a fortement incitée il y a quelques années à demander pour l'oiseau malade dont je prenais soin une anesthésie générale au gaz (isoflurane ou sévoflurane), préalablement à l'injection intra-cardiaque. Cette femme qui avait assisté à la mort provoquée de son oiseau a subi un fort choc émotionnel en entendant le violent cri de ce dernier lors de l'injection létale. Suite à cette expérience traumatisante, elle ne voulait plus faire euthanasier ses autres oiseaux. C'est malheureux puisqu'elle aurait pu demander – ou mieux, on aurait pu lui proposer – que cela se passe différemment, de manière moins éprouvante pour elle et aussi possiblement pour l'oiseau qu'elle chérissait. En outre, elle expose de ce fait ses autres protégés à des souffrances et agonies évitables.

D'après le CCAC/CCPA (Canadian Council on Animal Care ou Conseil canadien de protection  des animaux), organisme national responsable de l'élaboration et de la mise en oeuvre des normes relatives au soin et à l'utilisation des animaux en science (animaux de laboratoire) au Canada, les injections intra-cardiaque et intrathoracique peuvent être douloureuses et doivent être réalisées sur un animal préalablement anesthésié ou du moins tranquillisé. Aussi, est-ce étonnant que la méthode d'euthanasie habituelle des oiseaux dans les cliniques vétérinaires pour animaux de compagnie ne tienne pas compte de cette prudente recommandation.

 

Pour un coût supplémentaire - parce qu’il en coûte monétairement davantage pour des actes médicaux additionnels - il est possible de rendre la mort moins éprouvante pour nos compagnons et pour nous-mêmes si nous souhaitons être jusqu'au bout à leur côté. Par ailleurs, il ne faut pas non plus oublier les vétérinaires et les techniciens en santé animale qui les aident. Pour eux aussi cela peut être pénible psychologiquement, particulièrement lorsqu'ils procèdent à des euthanasies assistées, c'est-à-dire des euthanasies auxquelles assistent les humains ayant des liens affectifs avec les animaux en cause. Cela peut les plonger dans des situations délicates, difficiles à vivre, à gérer.

En ce qui concerne les rongeurs, l'injection du pentobarbital se fait normalement dans l'abdomen (intra-péritonéale), acte médical qui ne fait pas réagir l'animal davantage que ne le fait l'administration d'une injection sous-cutanée. Une injection intra-péritonéale n'exigeant pas la grande précision d'une injection intraveineuse, puisque pouvant être faite n'importe où au niveau de l'abdomen, il en découle moins de contention et de stress. Autre bon point, comme la surdose du barbiturique est absorbée lentement et graduellement, on ne rencontre pas de phase excitatrice: la perte de conscience et le sommeil se déroulent paisiblement, sans réactions physiques pouvant susciter des émotions pénibles chez les témoins. Étant donné que le produit létal prend plus de temps à faire effet que lorsqu'il est directement injecté dans une veine (donc directement dans le sang), l'animal dort pendant environ 30-40 minutes avant qu'il ne rende son dernier souffle. Un des seuls problèmes rencontrés dans ces cas d'euthanasie, c'est que l'ami ou les amis du rongeur qui l'accompagnent peuvent trouver le temps d'attente long. Un autre problème connexe peut aussi surgir. Les personnes qui sont profondément attachées à leurs animaux peuvent éprouver diverses tensions intérieures face à l'euthanasie, notamment parce qu'il peut être très difficile de décider de mettre un terme à la vie de ceux qu'on aime ou parce qu'on ne sait pas toujours avec certitude à quel moment il convient de mettre à exécution cette décision. Certaines personnes peuvent donc, lorsqu'elles sont dans un moment aussi riche en puissantes émotions que celui où elles se trouvent sur le point d'assister à l'euthanasie de leur animal, vouloir faire marche arrière, annuler la procédure d'euthanasie. Mais si à certaines étapes de la procédure, cela est possible, à d'autres, ce ne l'est pas. Ainsi, en ce qui concerne un rongeur qui a déjà reçu l'injection létale, il n'est plus possible de revenir sur la décision de le faire euthanasier. Mais étant donné que l'animal dort relativement longtemps avant de mourir, certaines personnes ne réalisent pas l'irréversibilité du processus et, vivement émues au cours de l'attente, peuvent demander l'impossible... On comprend en outre ainsi, par ce seul exemple, que l'euthanasie pratiquée en présence des proches exige davantage des vétérinaires sur le plan psychologique.

Pour les lapins, on procède généralement à leur euthanasie avec des injections intra-cardiaques (perte de conscience et mort subséquente très rapide) ou intra-péritonéale (perte de conscience et mort subséquente plus lente) de pentobarbital. Rappelons-nous que selon l'avis du CCAC/CCPA, il serait souhaitable que les injections intra-cardiaques de l'agent euthanasiant se fassent – lorsque c'est possible bien sûr – sous anesthésie générale ou, à tout le moins, sous sédatif. Sinon, ne vaudrait-il pas mieux opter pour une injection intra-péritonéale de pentobarbital, épargnant probablement ainsi des douleurs inutiles à ces doux animaux? La mort surviendra un peu moins rapidement, certes, mais une plus grande rapidité n'est pas le gage de la meilleure mort qui soit en toutes circonstances. La patience dans ce cas peut être une vertu dont bénéficiera le premier concerné dans la procédure d'euthanasie: le lapin. Lorsque Amélie procède par injection intra-péritonéale pour euthanasier un animal d'un certain poids, c'est-à-dire plus difficile à contenir, comme un gros lapin, un chien ou un chat, elle recommande toujours l'usage d'un sédatif au préalable afin de réduire son stress. Cette manière de faire a aussi l'avantage de préparer les gens à voir leur animal dans un état extrêmement calme au point où il peut même parfois sembler inconscient.

Pour savoir comment sont euthanasiés généralement les reptiles, Amélie a consulté Marie-Pier Rainville, qui pratique la médecine vétérinaire sur les animaux exotiques à l'Hôpital vétérinaire Lesage, Robin et Tousignant.

- Pour les serpents, on procède par injection intra-cardiaque de barbituriques. Selon Marie-Pier, cette procédure est facile à pratiquer et elle provoque une mort très rapide chez les serpents.

- Pour les lézards, iguanes et cie, la procédure variera en fonction de la taille de l'animal. S'ils sont très petits, l'injection sera intra-coelomique (équivalent de la cavité abdominale chez les mammifères). Autrement, si ces animaux sont suffisamment grands, on injectera le produit dans une veine ou dans le coeur.

- Pour les tortues, la seule option est l'injection intra-coelomique. En effet, à cause du plastron, l'injection doit être effectuée entre la queue et une patte arrière. Comme les reptiles ont un métabolisme très lent, le produit prend beaucoup de temps à être absorbé. Il est généralement recommandé de laisser l'animal dans un endroit calme où il se sentira en sécurité une fois l'injection effectuée. Un bon point à relever: il ne semble pas y avoir de phase excitatrice chez les reptiles. Peut-être justement à cause de la grande lenteur de leur métabolisme. Mais encore le même bémol: ne serait-il pas préférable d'anesthésier les sujets avant les injections intra-cardiaques ou d'opter pour un type d'injection moins « violent »?

Les poissons et les amphibiens peuvent être euthanasiés en utilisant le méthane-sulfonate de tricaïne, aussi utilisé pour les anesthésier. Ce dérivé de l'acide benzoïque est dissout dans l'eau, puis l'animal y est immergé jusqu'à ce qu'il meure.

Pour les grands animaux tels les chevaux par exemple, on utilisera le T-61 parce qu'il est plus simple et facile à administrer que le pentobarbital: il ne requiert le remplissage que d'une seule seringue de 60 ml au lieu de deux avec le pentobarbital, et il est en outre plus liquide, moins visqueux que le pentobarbital. Par ailleurs, si on se fie aux dires des vétérinaires qu'Amélie connaît et qui utilisent le T-61 avec ces animaux, la mort survient dans le calme (sans phase excitatoire). Certains vétérinaires utilisent néanmoins le pentobarbital. Ils auront dès lors à changer la seringue reliée au cathéter intra-jugulaire. Et aussi, pour rendre cette substance moins visqueuse, donc plus facile à injecter, ils feront le plus souvent tremper les deux seringues dans l'eau chaude au préalable. Pour ce qui est des chats et des chiens, la majeure clientèle des vétérinaires qui se consacrent aux animaux de compagnie, voici maintenant comment les choses se passent généralement.

Pour l'euthanasie des chiens, il est très fréquent que les vétérinaires doivent leur mettre une muselière, a fortiori s'il s'agit de chiens agressifs ou en relative bonne santé, donc capables de se débattre. Il est également nécessaire dans ces cas de leur faire une injection intramusculaire d'un produit tranquillisant. S'il s'agit de chiens abattus, amorphes ou simplement calmes, dociles, coopératifs, ces précautions ne sont pas prises. Lorsque le chien est calmé ou déjà calme, lorsqu'on peut donc le manipuler sans danger et avec une relative aisance, on injecte par voie veineuse une surdose de pentobarbital pour l'euthanasier. Il arrive dans certains cas qu'il faille au préalable anesthésier un chien en lui faisant respirer un gaz. Par exemple, si un chien arrive en état de choc, qu'il est déjà mourant et qu'il bouge trop, on ne peut perdre de temps en injectant un sédatif intra-musculaire qui prend 10 à 15 minutes avant de faire effet. Il faut aussi savoir que le chien devra porter le masque à gaz pendant le reste de la procédure sinon les agents anesthésiques volatils étant rapidement éliminés, il se réveillerait vite.

Pour les chats, la procédure habituelle peut être plus simple, puisqu'ils sont généralement moins dangereux à manipuler que les chiens. Il faudra quand même parfois eux aussi les tranquilliser au préalable avec un sédatif. On met également fin à la vie des chats par une injection intra-veineuse surdosée de pentobarbital. Si la voie veineuse n'est pas praticable, il arrive qu'on injecte l'agent létal directement dans le coeur… Est-ce encore nécessaire de rappeler que l'injection intra-cardiaque ne devrait pas se faire à froid? Dans des situations d'extrême urgence, pour soulager des souffrances aiguës le plus rapidement possible, sans doute est-ce acceptable, mais en dehors de telles situations, et si on ne peut ou ne veut pas anesthésier l'animal au préalable, l'injection intrapéritonéale, dans l'abdomen, me paraît personnellement une façon de procéder plus soucieuse de la sensibilité de l'animal et de l'émotivité de son compagnon humain, donc plus recommandable. La perte de conscience et la mort se produisent plus lentement, certes, mais est-ce vraiment problématique quand les accompagnateurs sont bien informés de cela? En discutant avec la vétérinaire Amélie Blanchet de la question de l'euthanasie des chats et des chiens telle qu'elle se pratique au Québec, celle-ci m'a fait part que la clinique de la Faculté de médecine vétérinaire de St-Hyacinthe a adopté une procédure d'euthanasie assistée qui facilite davantage les choses pour tout le monde. Quand cette procédure est applicable, elle consiste à:

1) Faire à l'animal une injection intramusculaire d'un sédatif. Il peut être nécessaire durant l'injection de faire porter une muselière aux chiens.

2) On laisse agir le sédatif une quinzaine de minutes. Pendant cette période, ceux qui accompagnent l'animal restent à ses côtés, le caressent, le sécurisent, lui font leurs adieux.

Selon Amélie, dans le cadre de cette procédure d'euthanasie assistée, il est toujours avantageux pour l'animal, pour ses compagnons humains et pour le personnel de l'établissement vétérinaire de tranquilliser l'animal avant son euthanasie et ce, même s'il s'agit d'un animal très coopératif. Il en est ainsi principalement parce que cela diminue le stress de l'animal causé par la nervosité et la tristesse des individus qui sont en sa présence, et aussi parce que souvent cela permet à un de ses compagnons humains – s'il le désire – de le tenir pendant l'injection létale, alors qu'autrement un technicien devrait s'en charger. À noter qu'une diversité de sédatifs peuvent être employés et que les effets propres à chacun peuvent beaucoup varier d'un sédatif à l'autre. On peut donc s'enquérir d'une information plus précise sur ce point en temps et lieu.

3) On amène ensuite dans une autre pièce l'animal pour la mise en place d’un cathéter intra-veineux, c'est-à-dire d'un tube creux que l'on insère dans une veine afin de pouvoir ensuite avec facilité injecter le produit euthanasiant. Ce dispositif est vraiment d'une précieuse aide. Conjointement avec le tranquillisant, il permettra d'éviter, lors de l'injection létale, une trop importante contention, jugée souvent pénible dans un contexte d'euthanasie. Pendant l'installation du cathéter, on devra peut-être encore utiliser une muselière pour les chiens.

4) Enfin, on ramène l'animal auprès de ses amis humains pour l'injection du pentobarbital. Ces derniers peuvent encore un peu lui prodiguer leur affection, voire le prendre dans leurs bras pendant l'injection comme je l'ai mentionné plus haut.

Pour Amélie, cette procédure d'euthanasie assistée est l'idéale à l'heure actuelle, quand elle est applicable bien sûr. Parfois en effet, il est impensable de prendre le temps d'installer un cathéter intraveineux, ou encore, il est impossible physiquement de le faire. À la clinique où elle pratique, cette procédure n'est pas proposée d'emblée, mais c'est en discussion. Il est arrivé à Amélie de l'offrir, mais sa proposition a été refusée toutes les fois à cause du supplément pour la mise en place du cathéter... Devant ce refus et si l'animal n'est pas facile à manipuler, Amélie préfère une anesthésie au gaz à une injection de calmant préalablement à l'euthanasie car l'injection d'un tranquillisant occasionne souvent de l'hypotension, rendant ainsi plus difficile l'injection intra-veineuse.

Quand je lui ai demandé si, selon elle, la procédure d'euthanasie de la clinique de la Faculté de médecine vétérinaire de St- Hyacinthe pourrait être accueillie favorablement dans l'ensemble des cliniques vétérinaires du Québec, elle m'a répondu : Je ne crois pas qu'il serait possible de rendre obligatoire une procédure plus qu'une autre, car les conditions qui mènent à l'euthanasie sont tellement différentes d'une fois à l'autre [...] Il faut vraiment s'adapter... Par contre, si on exigeait de nous de procéder aux euthanasies « habituelles » en tranquillisant l'animal et en lui installant un cathéter intra-veineux au préalable, je pense que oui, les vétérinaires seraient d'accord (en tout cas, la majorité de ceux et celles dans mon entourage le seraient). De plus, toujours dans mon entourage, ceux qui m'ont dit qu'ils ne voudraient pas procéder de la sorte sont tous des vétérinaires plus âgés, qui ont gradué il y a plus de 20 ans. Je pense que la sensibilisation à la douleur et au bien-être des animaux a été accentuée dans les dernières années à la FM.

Intéressant et aussi fort encourageant de lire de tels propos.

Je trouve pour ma part essentiel qu'il y ait perfectionnement des techniques  d'euthanasie à la fois pour le sujet, pour l'exécuteur et pour l'accompagnateur. Ce qui a motivé ma recherche d'informations sur l'euthanasie des animaux de compagnie, c'est justement ce souci d'un mieux-être pour tous les individus en cause lors des procédures d'euthanasie, mais plus particulièrement pour celui de ces animaux.

Étant au départ en bonne partie ignorante de ces procédures et ayant entendu de troublants récits de personnes traumatisées après avoir assisté à l'euthanasie de leurs compagnons, je me questionnais. Je me questionnais d'autant plus que je savais que j'y ferais moi-même face ayant sous mon aile plusieurs chats. La seule euthanasie à laquelle j'avais assisté jusqu'à l'année dernière, était celle d'un moineau domestique. Elle s'était bien déroulée parce que j'avais demandé une anesthésie générale au gaz préalablement à l'injection intracardiaque. Cela m'a évidemment coûté un peu plus cher mais pour moi c'était un montant d'argent dérisoire en comparaison à la situation.

Le 15 mars 2008, l'an dernier donc, j'ai dû faire euthanasier mon chat aîné (16 ans). Cette fois encore, j'ai demandé qu'il soit d'abord anesthésié avant toute injection létale. À la clinique où travaille Amélie, on m'a plutôt suggéré qu'il soit tranquillisé avant. Mais comme je tenais mordicus à ce que Doudou n'ait aucune conscience, réactions de détresse ou réflexes (ce qui m'aurait grandement affligée) lors de l'injection de la substance euthanasiante, on m'a proposé le gaz anesthésiant. Dans le cas de Doudou, qui était très faible, cela ne prit que quelques respirations dans le masque avant qu'il s'endorme, et il résista très peu à respirer sous le masque.

Une des choses que j'ai appréciées de la part du personnel de la Clinique Beaumont cette journée-là, c'est qu'on nous a permis de garder Doudou dans la voiture jusqu'au moment où on a pu le recevoir. Cela a réduit de beaucoup le stress qu'il aurait pu subir à se trouver dans la clinique avec les bruits, les odeurs, les allées et venues, choses qu'il percevait comme très menaçantes. Ce chat qui avait subi l'ablation de ses griffes (non, je ne suis pas responsable de cette mutilation), se sentait particulièrement vulnérable et avait horreur de se faire manipuler par le personnel des cliniques vétérinaires. En contrepartie, un autre de mes chats, Robin, adore les visites chez le vétérinaire, il aime qu'on s'occupe de lui, il ronronne tellement qu'on peine à l'ausculter. Comme le disait Amélie, il faut s'adapter aux diverses conditions qui mènent à l'euthanasie, le caractère de l'animal pouvant constituer une de ces conditions. Pour Robin, par exemple, si c'est possible, je serais favorable à la procédure d'euthanasie employée à la clinique de la Faculté de médecine vétérinaire de St-Hyacinthe, maintenant que je la connais.

Une amie, Valérie, a très mal vécu l'euthanasie de son chat et de son chien. C'est particulièrement sa traumatisante expérience, conjuguée à d'autres témoignages du même type, qui m'a poussée à m'intéresser de près à la question de l'euthanasie animale. En ce qui concerne Valérie, l'euthanasie de ses deux compagnons s'est déroulée à domicile.

De prime abord, on peut considérer idéal d'euthanasier des animaux malades au sein de leur environnement familier, de ne pas avoir à les transporter. Et cela serait l'idéal s'il était possible qu'ils puissent avoir accès aux mêmes avantages qu'en clinique vétérinaire. Ce n'est malheureusement pas le cas, pas à ma connaissance du moins.

Amélie, quant à elle, ne ferait pas d'euthanasie à domicile à moins d'être accompagnée d'une technicienne en santé animale pour la seconder. Actuellement, les vétérinaires qui sont volontaires pour poser certains actes à domicile se déplacent seuls et doivent donc si c'est nécessaire demander la collaboration de la personne responsable de l'animal, aide qui n'est pas toujours suffisante pour poser les actes médicaux projetés et aussi pour les poser adéquatement.

Aussi, si l'acte médical projeté consiste en une euthanasie:

1) Il est impensable d'installer un cathéter.

2) L'animal peut tout au plus, au préalable, être éventuellement tranquillisé par une injection intra-musculaire

3) Il ne saurait être question de l'anesthésier au gaz avant de l'euthanasier, ce qui pourrait être souhaitable dans certaines circonstances. Si par exemple l'accès veineux est impossible ou trop difficile, le vétérinaire ne pourra utiliser de gaz anesthésiant avant d'insérer la pointe de sa seringue jusqu'au coeur de l'animal pour diffuser la substance létale... La seule autre alternative consistant alors à faire l'injection dans la cavité abdominale (injection intra-péritonéale). Cette injection, comme cela a été mentionné plus tôt dans le texte, est la plus facile à faire, n'implique donc pas trop de contention et de stress, et ne cause pas d'inconfort particulier à l'animal qui s'endort tout simplement (il peut s'écouler une dizaine de minutes ou plus avant qu'il ne perde conscience et encore plusieurs autres minutes avant que le coeur cesse de battre).

4) Il est plus probable que l'animal entre en phase excitatrice (vocalisations, convulsions, agitation...) lors de l'injection intra-veineuse. En effet, comme l'animal risque de ne pas être bien tenu par son ami humain lors de l'injection, le vétérinaire peut échouer à injecter d'un coup la dose nécessaire de pentobarbital. Personnellement, je ne me sentirais guère en état dans un contexte d'euthanasie de contenir fortement un animal auquel je suis liée affectivement, de le violenter en quelque sorte. Je ne le ferais qu'en cas d'extrême urgence, pour lui éviter des souffrances insupportables. Mais si j'avais le choix, je ne tiendrais pas un tel rôle, donc je préférerais que le vétérinaire soit accompagné d'une personne compétente lorsqu'il pratique des euthanasies à domicile. Il serait alors possible de poser un cathéter à l'animal, et donc possible pour l'ami humain de le tenir avec tendresse dans ses bras pendant que le vétérinaire lui injecte l'agent euthanasiant. Le tranquillisant et le cathéter combinés assurent un accompagnement dans la douceur, rendent les adieux plus affectueux, moins douloureux, mais à domicile, sans aide technique, cette manière de faire n'est pas possible. Bien sûr, si l'animal est très paisible, docile, si aucune complication ne se présente pour l'injection intraveineuse, l'euthanasie peut bien se passer, mais cela ressemble un peu trop à la loterie à mon goût... Il y aurait donc également et a fortiori place à améliorer les procédures d'euthanasie lorsqu'elles se déroulent à domicile. Au lieu de faire intervenir un assistant technique auprès du vétérinaire ambulant, il y aurait selon moi une autre manière de procéder pour être assuré que l'euthanasie à domicile se déroule au mieux: l'injection intra-péritonéale.

J'ai interpellé Amélie au sujet de cette injection à la fin de notre échange sur l'euthanasie: Pourquoi les injections intra-péritonéales ne semblent-elles pas plus courantes pour euthanasier les chats et les chiens? En effet, elles sont plus faciles à faire, moins génératrices de stress de ce fait pour tout le monde, pas plus onéreuses que les injections intra-veineuses ou intracardiaques, elles n'induisent pas de phase excitatrice. Le fait qu'elles mènent plus lentement vers la mort constitue-t-il le seul inconvénient? Personnellement, je ne perçois pas cela comme un réel inconvénient, et je serais très favorable à cette manière de faire en ce qui concerne mes chats, sauf en cas d'extrême urgence bien sûr. Si on explique bien aux gens qu'après cette injection le processus enclenché est irréversible et prendra environ 1 heure avant de parvenir à son terme, ne prévient-on pas en grande partie les réactions d'impatience et de regret dont il a été question concernant les rongeurs, pour lesquels cette procédure est habituelle? Je me demande en ce moment si ce n'est pas l'une des meilleures façons de faire qui soient, par ailleurs aisément réalisable à domicile.

Voici ce que m'a répondu Amélie:

Cette question est vraiment très bonne et j'avoue avoir de la difficulté à y répondre... Je crois bien que les vétérinaires ne l'utilisent pas souvent pour deux raisons principales: c'est long avant d'induire la mort (je sais bien que vous avez dit que cela ne constituait pas un inconvénient pour vous, mais je crois que ça l'est pour plusieurs personnes, quoique personnellement, je suis d'accord avec vous) et il faut tranquilliser les animaux pour éviter qu'ils ne soient agités et que la mort soit plus turbulente (il ne s'agit pas de phase excitatrice toutefois). De plus, d'un côté économique (on l'aime moins ce côté, mais dans une clinique vétérinaire, il existe aussi...), plus une intervention est longue, plus elle coûte cher. Donc, si les euthanasies en viennent à être toujours de plus en plus longues, j'ai bien peur que les propriétaires des cliniques augmentent les coûts... Conséquence: plus d'animaux qui meurent à la maison après des souffrances ou encore qui sont euthanasiés par les propriétaires (pas toujours avec des méthodes très éthiques...).

Au-delà des réserves et craintes ici exprimées par Amélie, il est clair qu'elle-même considère cette procédure comme des plus acceptables. Cette procédure demeurera probablement marginale pour les chats et les chiens, donc si la situation nous permet d'opter pour elle, il ne faudrait pas hésiter à en faire la demande..

Puisque Amélie a évoqué l'aspect économique des procédures d'euthanasie, je vais ici donner une idée approximative de leurs coûts, du moins pour les chats et les chiens. Ces prix peuvent en effet évidemment varier d'une clinique vétérinaire à l'autre. Je vous soumets, pour information et comparaison, les tarifs de la Clinique vétérinaire de Beaumont où travaille Amélie:

Toutes les injections (intra-veineuse, intra-cardiaque, intra-péritonéale) des agents euthanasiants sont au même prix. Ce prix est de 35$ pour les chats, mais varie tout de même selon le poids pour les chiens (de 35 à 80$).

• Une injection de sédatif coûte 17$ pour les chats. Ce prix varie encore selon le poids pour les chiens (17 à 80$).

• L'installation d'un cathéter intraveineux coûte 40$ (l'injection du produit létal n'est pas comprise dans ce prix).

• Le prix d'une anesthésie au gaz varie de 35 à 80$ en fonction du poids de l'animal.

On en sait un peu plus maintenant sur l'euthanasie des animaux de compagnie telle qu'elle se pratique habituellement, du moins ici au Québec, et aussi telle qu'elle pourrait davantage se pratiquer dans notre province. Chacun, qu'il soit chercheur en médecine vétérinaire, vétérinaire ou simple ami d'un animal, peut être un agent de progrès en accordant l'attention qu'il se doit à cet acte ultime de compassion.

Mais au-delà de ces considérations de « bonne mort », il en est d'autres, celles qui fondent la décision de faire euthanasier. Et c'est sur ces autres considérations que je voudrais brièvement conclure cet article.

Parfois il est évident que le seul geste secourable envers un animal consiste à le soulager en l'euthanasiant. Mais assez fréquemment, cette décision requiert de peser le pour et le contre, ce qui nécessite d'analyser au mieux la situation avec une certaine probabilité de risques de se tromper. Cette probabilité d'erreurs combinée à la peine que cause l'éventuel départ d'un être aimé peuvent rendre fort malaisée cette décision. Certains retarderont indûment parce qu'ils croient que leurs compagnons se rétabliront ou parce qu'ils ne peuvent lâcher prise, laisser partir ceux qu'ils aiment. D'autres auront le sentiment de ne pas avoir suffisamment attendu. Ni trop tôt, ni trop tard, plus facile à énoncer comme principe qu'à appliquer.

Personnellement, je préfère faire euthanasier un peu avant le moment idéal – si un tel moment peut être ainsi déterminé – que trop tergiverser et voir quelqu'un d'extrêmement cher à mon coeur mourir dans la souffrance et la détresse. Pour moi, il est clair que le fait d'offrir une fin de vie douce à un être chéri constitue un cadeau précieux, un ultime geste d'amour, aussi déchirant soit-il.

Au-delà de ces considérations de « bonne mort », il en est d'autres: celles qui fondent la décision de faire euthanasier

 

Selon moi – idéalement – nous ne devrions prendre la décision de mettre un terme à la vie de notre compagnon que :

- lorsque son existence devient globalement source de souffrances relativement importantes ne pouvant être soulagées, et que cette situation n'est pas temporaire mais perdurera jusqu'à sa mort;

- ou lorsque sa mort est relativement proche et précédée de comportements dénotant un mal-être évident;

- ou lorsque sa mort semble imminente, pour lui éviter l'agonie.

Le degré de souffrance ou de mal-être de nos compagnons peut être difficile à évaluer, ceux-ci pouvant se comporter de manière particulièrement stoïque. Il en est ainsi probablement pour déjouer d'éventuels prédateurs. Les animaux de compagnie ont beau être domestiqués, ils n'en perdent pas pour autant tout instinct, et manifester sa douleur, sa vulnérabilité dans un monde de prédation, c'est très risqué. N'empêche, il y a des questions-clés qui peuvent nous guider dans l'évaluation de l'état de santé de notre compagnon:

- Est-ce qu’il mange ?

- Est-ce qu’il a des difficultés respiratoires ?

- Est-ce qu’il semble prendre plaisir au contact des personnes ou des autres animaux de la maison ?

- Est-ce qu’il est capable de se déplacer ou reste-t-il toujours couché au même endroit ?

- Est-ce qu’il est capable de s’éloigner de ses propres déjections (urine et selles) ?

- Est-ce qu’il pleure, se plaint, gémit ?

La relative importance de ces facteurs peut varier en fonction des situations. Il est également des plus à propos de demander à notre vétérinaire de nous aider afin de prendre une décision éclairée.

Pour ceux qui font face à l'éventuelle perte d'un compagnon ou à une perte récente, pour les aider, les réconforter, je leur suggère un site francophone que personnellement j'ai bien apprécié quand mon tendre Doudou m'a quittée... pour un monde meilleur, qui sait? Et qui sait s'il ne m'y attend pas…

http://pagesperso-orange.fr/soutienperteanimaldomestique/sommaire.htm

 

(1) Lorsqu'ils renvoient aux soins palliatifs ou, pire encore, aux pratiques eugénistes de la première moitié du XXe siècle (programme nazi Aktion T4).