Bulletin N° 17   

 

Le Billet

   

 

    

       L’e-coli, la listériose, la salmonellose, la Creutzfeld-Jakob déclenchent parfois une alarme mais il y a aussi toutes ces autres maladies toutes aussi ravageuses qui sont également causées par la consommation d’animaux ou de sous-produits animaux : haut taux de cholestérol, surplus de protéines pouvant conduire à la décalcification osseuse, au diabète, maladies coronariennes, divers cancers, problèmes de prostate, problèmes aux reins, obésité, etc, etc… La liste est longue… Une véritable litanie... et toutes ces maladies coûtent cher à bien des niveaux autant à ceux qui en sont affectés qu’à la société. Et pourtant, très peu est fait pour sensibiliser la population. On touche à des zones sensibles, susceptibles. On se heurte à de solides barrages, à des oeillères. On touche à des concepts, à des habitudes, à des modes de vie profondément enracinés et acceptés comme étant la règle et la normalité.  

       Pourtant, pour s'alimenter sainement et convenablement, l'homme n'a surtout pas besoin de viande. Évidemment, du point de vue des éleveurs industriels -qui veulent produire à peu de frais pour obtenir un “bon produit” à moindre coût - il en va autrement. Et je comprendrais si l’on parlait de boulons, de vis ou de boutons, mais d’un point de vue éthique, lorsque l’on parle d’êtres vivants capables de ressentir et d’éprouver de la douleur, de la souffrance physique et psychologique, il m’est impossible d’endosser ces perspectives. 

       Cette recherche de produire à moindre coût n'est-elle pas directement responsable de nombreux maux ? C’est au nom de la rentabilisation de la production que l’on engraisse les animaux aux hormones et qu’on les a nourris de farines animales. En agissant à l'encontre de la nature, on en paie le prix tôt ou tard. Il devrait y avoir des leçons à tirer de tout cela. Pouvons-nous impunément jouer aux dieux ou aux apprentis sorciers ? Car maintenant, non seulement on fabrique des aliments transgéniques mais on produit aussi des animaux transgéniques, des animaux Frankeistein : saumons, cochons, chèvres...  

       On le sait, l’élevage industriel a des conséquences sur l'environnement, -tant chez-nous qu'ailleurs où l'on détruit les forêts tropicales pour nourrir et produire du bétail destiné à être transformé en hamburgers - conséquences qui se répercutent aussi sur la santé du consommateur (de chez-nous) lorsqu’il boit des eaux contaminées par les déjections animales. Le gaz méthane animal répandu dans l'atmosphère contribue à l'effet de serre et sa concentration dans l'atmosphère ne cesse de s'accroître annuellement, principalement à cause des élevages. L'élevage intensif est aussi lié à un grand gaspillage d'eau. Nous avons besoin de toutes ces ressources pour vivre et nous les détruisons en les contaminant et les polluant par l'élevage intensif. 

      Malgré qu’elle fut tellement louée auparavant, on admet désormais que la cigarette est destructrice. Peut-être un jour reconnaîtrons-nous qu’il en est de même pour la viande car, tout comme la cigarette, la viande détruit à petit feu. Il est difficile de consentir à se remettre en question et de bouleverser ses habitudes d’autant que la population est bombardée de publicités qui encensent la viande. Et chacun trouve aussi dans cette industrie des intérêts, et parfois d'énormes intérêts commerciaux. Sauf qu'avec tout ce qui se passe, il serait temps pour notre société de s’arrêter et de faire une analyse sérieuse de ses habitudes alimentaires et d'évoluer vers une alimentation à la fois plus respectueuse de la nature, plus éthique et plus saine.

Cécil Gagnon

 

 

 

Dans ce Numéro

Une saine écologie 3

Inventaire de l’utilisation des animaux au Canada 4

Les animaux de laboratoire 5, 6

Un service de taxi pour animaux de compagnie 7

Le Toutou Bar 8

Sorcière en Herbes 9

Les Actions d’Aequo Animo 12, 13

Chasse au phoque, le fil des nouvelles 16,17

Recettes 18

 

           

 

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