
COUREURS DES BOIS DES SIÈCLES DERNIERS
THE «COUREURS DES BOIS» OF CENTURIES PAST

Bien
avant
l’arrivée
des
Européens,
les
Autochtones exploitaient
la
faune
et
la
flore
pour
assurer
leur
subsistance.
Ils
chassaient,
piégeaient
et
pêchaient
en
ne
prenant
que
ce
dont
ils
avaient
réellement
besoin
pour
vivre.
Les
échanges
de
pelleteries
avec
les
Amérindiens
remontent
au
XVième
siècle,
soit
dès
les
premiers
contacts
établis
avec
les
Européens.
Déjà,
en
1560
des
expéditions
régulières
de
navires
européens
venaient
collecter
des
fourrures
et, pour
rentabiliser
l'utilisation
de
ces
navires,
on
y
faisait également
selon
les
régions,
la
pêche à
la
morue
et
la
chasse
à
la
baleine.
Au
XVIIième
et
XVIIIième
siècles,
l'Europe
démontrant
un
besoin
croissant
de
"produits
de
luxe",
le
commerce
de
la
fourrure
se
développa
rapidement
et devint une
activité
très
bien
structurée. De
jeunes
commerçants
français, originaires surtout de La
Rochelle, Saint-Malo
et
Rouen,
commencèrent
à
pénétrer
dans
la
« Nouvelle-France »
et
à
s'y
installer. Commerçant
avec
les
tribus
autochtones, ces
« coureurs
des
bois
»
agissaient
comme
de
petits
entrepreneurs.
Ils
finançaient
des
expéditions,
achetaient
des
canots
d'écorce
et
des
vivres,
et
embauchaient
pour
chaque
canot,
des
équipages
de
dizaines
d'hommes:
guides,
interprètes,
commis,
etc.
Partant
pendant
de
longs
mois,
et
à
l'aide
de
couteaux,
de
haches,
de
pièges
et
d'appâts, ils
dépouillaient des forêts
entières
de leurs
animaux
et
étaient constamment
à
la
recherche
de
nouveaux
territoires
de
chasse.
La
vie
de
ces "coureurs
des
bois" était ardue
et
plusieurs
mouraient
en
forêt.
De
nombreux
trappeurs,
avides
de
liberté,
optèrent
pour
un
mode
de
vie
moins
contraignant
et
se
mirent
à
travailler
pour
leur
propre
compte.
Fabriquant
leur
canot
d'écorce
et
leur
cabane
en
bois
rond,
ils
piégeaient
et
échangeaient
leurs
fourrures
pour
acquérir
des
biens
qu'ils
ne
pouvaient
produire
eux-mêmes.
À
la
fin
du XVIIIième siècle, la
demande
accrue
de
fourrure
et
de
cuir
pour
l'enveloppage
des
peaux,
amena
l'extinction
quasi-totale du
castor
et
du
bison.
COUREUR DES BOIS DES TEMPS MODERNES
Difficile
d'imaginer
que
des
centaines
d'années
plus
tard,
la
pratique
du
piégeage
des
animaux
soit
encore
aussi répandue
et
l'industrie
de
la
fourrure
encore
aussi
présente...
et pourtant...
! L'homme,
continue
de piéger,
mutiler
et
tuer
de
façon
primitive,
des
animaux
qui
ne
font
de
mal
à
personne et
dont
le
seul
"défaut"
se
trouve
sur
leur
dos.
Toujours
aussi
insatiable, ce
grand
prédateur,
tout
en
refusant
de rompre avec
ses
traditions
ne
veut
pas
non
plus
perdre
aucun
des
avantages
que
la
civilisation
lui
offre.
Si
les
pièges
et
les
méthodes
de
piégeage
ont
bien
peu
changé
depuis
le
début
de
la
Colonie,
les
bateaux
motorisés, aéronefs,
hélicoptères,
véhicules
tout
terrain
et
motoneiges ont
depuis
longtemps
remplacé
les
canots
d'écorce
et
permettent
aujourd'hui
aux
trappeurs
de
se
déplacer
facilement
et
rapidement
sur
leurs
divers
sites
de
piégeage.
Que
le
"coureur
des
bois"
moderne
soit
jeune
ou
à
la
retraite,
le
piégeage
ne
représente
pas
pour
lui
un
moyen
de
subsistance,
mais
plutôt
un
loisir
qui
lui
procure
un
revenu
supplémentaire.
Au
Canada,
seule
une
infime
proportion
de
la
population
piège
et
chasse
pour
se
nourrir
et
subvenir
à
ses
besoins.
Du plus petit au plus gros, des millions d'animaux sauvages sont piégés tous les ans au Canada. Au Québec, c'est plus d'une vingtaine d'espèces animales qui est concernée: Ours noirs, ours polaires, lynx, loups, renards, coyotes, ratons-laveur, pékans, castors, rats musqués, martres, belettes, loutres, visons, mouffettes, lièvres, écureuils, etc. - s'il porte de la fourrure, aucun animal n'est épargné et de nombreux animaux peuvent être piégés sans qu'aucune limite de prises ne soit imposée aux trappeurs. Durant la seule saison de piégeage 2001-2002, 8 300 trappeurs ont piégé 263 700 animaux sur le territoire québécois. (1) Ces statistiques n'englobent pas ces milliers d'autres animaux capturés accidentellement qui n'ont aucune valeur commerciale et sont tout simplemement considérés comme des "déchets", ni de tous ces autres piégés et tués dans le cadre de "recherches scientifiques", ni même de tous ces autres piégés et tués par des braconniers. (2)
LES MENSONGES POUR JUSTIFIER LE PIÉGEAGE
Aujourd'hui,
l'argument
le
plus
populaire
pour valoriser
l'activité
du piégeage
est
que
les
Autochtones en
dépendent.
Pourtant,
ce
ne
sont
pas
ces
derniers
qui
effectuent
les
prises
les
plus
importantes
puisque
seulement 5%
environ
des
animaux
à
fourrure
piégés
au
Canada
le
sont
par
des Autochtones
et
que
d'autre
part,
80%
de
toutes
les
fourrures
canadiennes
proviennent
de
fermes
d'élevage
d'animaux
à
fourrure. De
plus,
les trappeurs autochtones
ne
pourraient
pas
vivre
uniquement
de
la
"trappe"
puisque
cette
activité est
saisonnière (3)
et
qu'elle
ne
leur
rapporte que
quelques
centaines
de
dollars
par
année.
La
situation
difficile
des
peuples
autochtones
n'est
pas
liée
à
l'industrie
de
la
fourrure,
une
preuve
étant
que
les
conditions
de
vie
de
ces
peuples
n'étaient
guère
meilleures
pendant
le
"boum"
que
connut
cette
industrie
dans
les
années
"80".
Cette
industrie profite
majoritairement
à
des
négociants
et
à
des
détaillants,
et,
pour
pouvoir
continuer
de
remplir
ses
coffres,
l'industrie
se
sert
de
ce
prétexte
en
utilisant
un
stratagème
publicitaire
qui
exploite
la
sympathie
qu'éprouve la
majorité
des
gens à
l'endroit
des
peuples
autochtones.
Ceux
à
qui
l'industrie
de
la
fourrure
profitent,
clament
haut
et
fort
que
le
piégeage
est
un
outil
indispensable
pour
assurer
une
saine
gestion
de
la
faune
-
que
le
piégeage
se
fait
de
façon
à
maintenir
les
populations
d'animaux
à
fourrure
en
équilibre
avec
leur
milieu
naturel.
À
cet
égard,
on
peut
d'ailleurs
se
demander,
si
le
fait
de
manipuler
des
habitats
fauniques
pour
rendre
plus
prolifique
une
espèce
animale
convoitée
pour
sa
fourrure,
fait
aussi
partie
d'une
saine
gestion
de
la
faune
!!
L'industrie
clame
également
que
cette
activité
sert
à
contrôler
des
animaux
nuisibles
et
à
prévenir
les
maladies
animales.
Les
trappeurs
affirment
que
sans
leurs
interventions,
les
animaux
mourraient
de
toutes
façons.
Pourtant,
les
chances
qu'un
animal
faible
et
malade
se
retrouve
dans
le
piège
d'un
trappeur
sont
minimes,
si
l'on
considère
que
la
majorité
des
animaux
qui
sont
capturés
sont
des
animaux
qui
sont
actifs,
donc
sains
et
en
santé. L'industrie
de
la
fourrure
tente
également
de
faire
croire
que
la
fourrure
est
plus
écologique
que
les
vêtements
synthétiques
alors
que
les
coûts
énergétiques
(dont
plusieurs
sont
dus
à
l'utilisation
du
pétrole)
générés
pour
produire
un
vêtement
à
partir
de
la
peau
d'un
animal
sont
4
fois
plus
élevés
que
ceux
générés
pour
produire
un
vêtement
synthétique,
et
que,
pour
confectionner
des
vêtements
provenant
d'animaux
de
fermes
d'élevage
d'animaux
à
fourrure,
on
utilise
66
fois
plus
d'énergie
que
pour
la
confection
de
vêtements
synthétiques.
Le
piégeage
ne
contrôle
pas
non
plus
les
maladies
animales
comme
la
rage
par
exemple,
puisque
lorsque
des
animaux
sont
éliminés
sur
un
territoire
donné,
d'autres
arrivent
et
se
battent
pour
s'y
établir,
les
morsures
contribuant
ainsi
largement
à
propager
la
maladie. (4)
De
nombreux
facteurs
écologiques,
tels
la
température,
l'abondance
ou
le
manque
de
nourriture
ainsi
que
l'habilité
naturelle
des
animaux
à
limiter
leur
population
sont
suffisants
pour
créer
un
équilibre
entre
les
animaux
et
leur
habitat.
La
nature
n'a
pas
besoin
de
l'homme
pour
se
gérer:
elle
le
fait
très
bien
sans
son
aide
!
Plus
l'homme
empiète
sur
les
territoires
fauniques,
plus
les
chances
augmentent
que
des
animaux
sauvages,
désorientés
et
en
quête
de
nourriture,
se
retrouvent
dans
des
quartiers
habités.
Des
poubelles
à
découvert
attirent
parfois
des
animaux
sauvages
affamés.
L'installation
de
pièges
dans
des
milieux
fréquentés
par
des
humains
est
non
seulement
dangereuse,
mais
totalement
inadmissible
alors
qu'il
existe
de
nombreuses
méthodes
qui
n'impliquent
ni
cruauté
ni
mort
et
qui
permettent
de
déplacer
ces
animaux
sauvages
sur
d'autres
territoires.
D'ailleurs,
dans
ce
domaine,
la
tolérance
et
la
compréhension
devraient
guider
nos
actes
puisque
nous
sommes
les
seuls
responsables
de
la
destruction
de
nos
forêts
et
conséquemment
de
l'habitat
des
animaux
sauvages
qui
y
habitent.
LES ENGINS DE PIÉGEAGE UTILISÉS AU CANADA
| La civilisation est-elle distincte de la barbarie ou bien en est-elle un stade avancé? (Israël Potter, 1855) |
Les
animaux
semi-aquatiques
tels
que
les
castors,
les
loutres
de
rivière,
les
visons
d'Amérique et
les
rats
musqués sont
habituellement
piégés
à
l'aide
de cages
de
noyade
sous-marines ou de
pièges
à
ressorts ou
collets
reliés à
un
système
de
noyade.
Les
animaux
capturés
par
ces
types
d'engins
peuvent
se
débattre
pendant
une
vingtaine
de
minutes
avant
de
mourir
noyés.
Les autres
engins
de
capture
les
plus
utilisés
sont
divers
types
de
pièges
à patte à
mâchoires,
de
pièges
à
ressorts,
de
lacets
et
autres
collets.
Piège à patte non modifié (non rembourré) Piège à patte modifié (rembourré)
(Images BanCruelTraps.com)
Les
pièges à
patte
à
mâchoires,
modifiés
ou
non
modifiés,
servent
à
retenir
"vivants"
les
animaux
capturés
et
sont
utilisés
principalement pour
le
lynx,
le
loup,
le
coyote
et
le
renard.
Ces
pièges
sont
habituellement
munis
d'une
chaîne
reliée
à
un
poteau
d'encrage
enfoncé
dans
le
sol.
Certains
animaux,
pour
tenter
de
se
libérer
rongent
désespérément
leur
piège
jusqu'à
s'en
casser
les
dents,
d'autres
réussissent
à
s'en
défaire
en
s'amputant
littéralement
une
patte
et
d'autres
doivent
attendre
la
venue
du
trappeur.

Coyote piégé par ses 2 pattes avant - Image HSUS
Des pièges à patte ou à ressorts installés au sol, munis d'un pôle et d'une fixture cachée dans un arbre, permettent également de hisser un animal dans les airs, évitant ainsi que sa fourrure ne soit endommagée par un prédateur. L'animal vivant, capturé de cette façon, n'a qu'à attendre que le trappeur ne vienne l'abattre d'une façon quelconque.
Le
piège
à ressort
de
type
"Conibear",
communément
appelé
"livre
de
messe",
et
dont
il
existe
plusieurs
variétés,
n'est
pas
un
piège
mortel.
Muni
d'un
double
cadre
en
acier
qui
se
referme
au
contact
d'une
barrette,
il
est
conçu
pour
tuer
un
animal
à
"brève
échéance".
Ce
piège
à
ressort
s'avère
souvent
un
engin
de
torture
pour
l'animal,
car
son
efficacité
dépend
de
la
façon avec
laquelle
l'animal
s'y
est
présenté. Ces
pièges
peuvent
se
refermer sur
le
museau
des
animaux
qui
ont
été
attirés
par
l'odeur
d'un
appât ou
d'un
leurre,
préalablement déposé par
un
trappeur,
alors
que
d'autres
ont
les
pattes,
la
queue,
les
parties
génitales
ou
toutes
autres
parties
du
corps
mutilées.

Hermine piégée dans un Conibear (Image HSUS)

Chien (Image inFURmation) et chat domestique victimes de pièges Conibear
Ces
pièges
sont
utilisés
pour
capturer
les
castors,
les
loutres
de
rivière,
les
rats
musqués,
le
vison
d'Amérique,
les
belettes,
les
hermines,
les
martres,
les
mouffettes,
les
pékans,
les
ratons
laveurs,
les
coyotes,
les
loups,
les
lynx,
les
renards, les
écureuils.
Des
pièges
à
rats (à
ressorts)
appâtés servent
également
à
capturer
des
petits
animaux
tels
des hermines,
diverses
variétés
d'écureuils,
etc.
Petit polatouche
Jusqu'à tout récemment, au Québec, le petit polatouche (communément appelé écureuil volant) était piégé sans limite à l'aide de pièges à rats. Sa fourrure n'ayant aucune valeur commerciale, il était tué uniquement pour le plaisir ou pour servir d'appât. Ce petit mammifère inoffensif a rejoint depuis peu la liste des espèces en péril au Canada, y compris au Québec.
Les
lacets
de
fil
de
fer
et autres
collets
Les
pièges
à
lacets
et
autres
collets de
fil
de
fer
attaché
en
cercle
et
fabriqué
la
plupart
du
temps
de
façon
artisanale,
capturent
les
animaux par
le
cou
ou
par
une patte
et
se
resserrent
dès
que
l'animal
se
débat
ou
tente
de
s'échapper. Ces
collets
sont
très
cruels
puisqu'ils
ne
tuent
pas
toujours
l'animal
d'un
coup
mais
le
blessent
atrocement.
Ces
pièges
à
ressorts
(système
sur
terre
ferme
ou
sous
l'eau) sont
principalement
utilisés
pour
le
castor,
la
loutre
de
rivière,
la
belette,
la
mouffette,
le
rat
musqué,
le
vison,
la
martre
d'Amérique,
le coyote,
le
loup,
le
lynx
du
Canada,
le
renard,
le
raton
laveur,
le
pékan,
les
lièvres,
les
écureuils
et...
l'ours
noir.
Alors
qu'ils
sont
chassés à
l'aide
d'armes diverses
au
printemps
et
en
été, à
l'automne,
les
ours
noirs,
oursons
inclus,
sont
piégés
au
collet
et
à
la
"chaudière".
Ces
pièges
sont composés
de
2
parties
principales,
soit
le
déclencheur
sur
lequel
est
attaché
un
appât
(beignets
sucrés,
mélasse,
poisson,
etc.),
et
le
collet
qui se
détache
du
mécanisme
et
retient
la
patte
de
l'ours
à
un
billot
servant
d'ancrage.
Une
fois
capturé
par
cet
engin,
l'ours
ou
l'ourson
n'a
d'autre
choix
que
d'attendre
que
le
trappeur
vienne
le
tuer.

3 oursons noirs capturés au collet et à la "chaudière"appâtée
ENCLOS ET APPÂTAGE
Dans
la
grande
majorité
des
cas,
les
endroits
où
les
pièges
sont
installés
sont
préalablement
appâtés
avec
des
repas
carnés
ou végétaux
et aspergés
ou
enduits
avec
des
leurres
olfactifs
(ex.
urine
et
glandes
de
d'autres
animaux). De
plus,
l'utilisation
de
la
plupart
des
pièges
sur
terre
ferme est
habituellement
combinée
à
la
"
technique
de
l'enclos
" qui
consiste
à
construire,
dès
le
début
de
la
période
de
piégeage, à
l'aide
d'arbres
morts,
d'arbustes
et
de
branches, un
enclos
construit
dans
un
boisé
dense
ou
dégagé et
d'appâter régulièrement
le
centre
de
l'enclos
avec
des
charognes
d'animaux: mouffettes,
castors,
chevreuils, lièvres,
oiseaux,
animaux
de
"boucherie",
poissons. Les
animaux sauvages
s'habituent
rapidement
à
ces
sites
d'alimentation
et
les
trappeurs
peuvent
ainsi en
capturer
plusieurs
à
la
fois. La
technique
du
"dirt
hole"
est
également
très
populaire:
un
trou
creusé
dans
la
terre,
à
l'intérieur
duquel
est
placé
un
appât
et
un
leurre
puis
un
piège
caché
à
l'entrée,
le
tout
bien
camouflé,
permet
de
capturer
renards,
loups,
coyotes,
etc.
MISE
À
MORT
DES
ANIMAUX
PIÉGÉS
|
On compare parfois la cruauté de l'homme à celle des fauves. C'est faire injure à ces derniers. (Les Frères Karamazov, 1879-1880) |

Renard piégé par 2 pattes (avant et arrière)
Image SAAS UCSD
Pour
mettre
à
mort
un
animal
capturé
dans
un
piège
sans
toutefois endommager
sa
fourrure,
plusieurs
méthodes
sont appliquées
par
les
trappeurs
- En
voici
quelques-unes:
-Empoigner
l'animal
par
derrière,
le
coucher
sur
le
côté,
mettre
un
pied
sur
son
corps
et
lui
casser
le
cou
en
lui
retournant la
tête
à
l'aide
d'un
bâton
ou
d'une
barre
de fer (méthode
couramment
utilisée
pour
les
renards,
les
coyotes et
les
loups)

Loup piétiné à mort par un trappeur (Image - SAAS UCSD)
-Lui
asséner
un
coup
de
bâton
ou
de
barre
de
fer
sur
le
museau,
juste
assez
pour
l'étourdir,
puis
le
coucher
et
lui
écraser
la
cage
thoracique
avec
ses
genoux
ou
ses
poings
ou
se
mettre
debout
sur
son
corps
jusqu'à
ce
qu'il
meurt
étouffé (méthode
couramment
utilisée
pour
les
renards,
les
coyotes
et
les
loups)
-Lui
injecter,
dans
le
coeur
ou
ailleurs,
de
l'alcool
de
bois,
de
l'acétone
ou
de
l'alcool
de
grains
avec
une
seringue
fixée
au
bout
d'un
manche
à
balai
(cette
méthode
est
fréquemment
utilisée
pour
la
mouffette,
petit
animal
qui
n'a
pas
ou
peu
de
valeur
commerciale
et
qui
est
souvent
la
première
à
investiguer
un
appât
destiné
à
capturer
un
autre
animal
)
-Lui
asséner
un coup
de
bâton, de
marteau,
de
manche
de
hache, de
barre de
fer,
ou
de
pic
à
glace sur
la
tête
ou
lui
faire
un
coup
de
"karaté" entre
le
cou
et
la
tête
-Lui
tirer
une
balle
de
projectile
de
calibre
22
dans
un
oeil
(méthode
couramment
utilisée
pour les
ours)
-L'étrangler
-Le
noyer
|
Le piégeage est une tradition qui se perpétue et qui se transmet de père en fils... ou même de père en fille... mais, quand ces traditions du passé relèvent de la barbarie, ont-elles encore leur place dans notre société ? |

Jeune coyote piégé par un enfant
Alors que la majorité de la population s'inquiète de la violence qui gangrène notre société, une minorité la valorise et la promeut en mettant tout en oeuvre pour propager l'idée que le piégeage est une activité innocente et qu'il est tout à fait normal de capturer des animaux, non pas parce qu'ils représentent une menace pour notre société ni non plus parce qu'ils sont nuisibles, mais tout simplement pour leur retirer leur peau. Ainsi, pour s'assurer d'une relève, non seulement subventionne-t-on à même l'argent des contribuables canadiens, des programmes d'éducation sur le "piégeage et la gestion des animaux à fourrure" (PGAF), mais on va même jusqu'à faire la promotion de cette activité dans des écoles primaires et secondaires. (5)
LE
CRUEL
"PIÉGEAGE
SANS
CRUAUTÉ"
Après
avoir
exercé
des
pressions
pendant
plusieurs
décennies
auprès
des
autorités,
les
défenseurs
des
animaux
européens
ont
finalement
réussi
à
obtenir,
en
1991,
l'interdiction
de
l'utilisation
des
pièges
à
mâchoires
dans
toute
l'Europe
et
la
cessation,
dès
1996,
de
toute
importation
de
fourrure
d'animaux
provenant
de
pays utilisant
encore
ce
type
de
piège. L'industrie
de
la
fourrure
canadienne,
alarmée
par
cette
décision
et
craignant
de
ne
plus
pouvoir
exporter
ses
peaux,
s'est arrangée
à
plusieurs
reprises
pour
faire
reculer
l'échéance
de
ce
règlement et
a
même
réussi
à
le
faire
échouer,
prétextant
qu'il
causerait
préjudice
aux
Autochtones.
Ainsi,
après avoir
menacé
l'Union
européenne
de
sanctions
économiques
sévères
et
en
se
protégeant
avec
les
accords
du
GATT
et
de
l'Organisation
mondiale
du
commerce
(OMC)
(6),
le
Canada
a
finalement
réussi
par
convaincre
l'Union
européenne
- qui
a
d'ailleurs
cédé avec
une
surprenante
facilité, de
l'exempter
de
cette
interdiction
en
lui
proposant
un
accord
international
qui
devait
soit
disant prendre
en
compte
le
bien-être
des
animaux piégés. En
décembre
1997,
à
Bruxelles,
le
Canada (7) a
signé
un
accord
sur
des
normes
internationales
de
piégeage
sans
cruauté
(ANIPSC)
afin
que
les
exportations
de
fourrures
puissent
se
poursuivre,
cet
Accord
prévoyant
qu'à
partir
du
30
avril 2001,
les
pièges
à
pattes
à
mâchoires
seraient
interdits.
Une
fois
tous
les
tests
achevés (8) ce
n'est
qu'à
partir
de
2007
que
cet
Accord
entrera
officiellement
en
vigueur,
sans
que
toutefois
il
n'améliore
le
sort
des
animaux,
puisqu'à
partir
de
cette
date, si
des
pièges
à
mâchoires,
c'est-à-dire,
munis
de
dents,
de
crocs,
de
griffes
ou
de barbelés sont
toujours
utilisés,
ils
devront
être
"rembourrés",
c'est-à-dire
que
les
mâchoires
devront
être
recouvertes
d'un
petit
bout
de
caoutchouc
ou
de
plastique.
La
puissance
des
mâchoires
restant
la
même,
les
blessures
infligées
aux
animaux
seront
toujours
aussi
importantes,
causant
fractures
des
os,
déchirement
des
tendons,
dislocations
des
articulations,
chair
arrachée,
etc.
Cet
accord
ne
permet
pas
non
plus
d'amoindrir
le
stress
infligé
aux animaux
victimes
de
ces
pièges
ou
de
tout
autre
piège
qui
continueront
également
à
être
non
sélectifs
et
à
capturer
des
espèces
non
ciblées,
tels
des
cervidés,
des
chiens
et des
chats
domestiques,
des
oiseaux
de
proies
et
parfois
même
des
animaux
en
voie
de
disparition.

Espèce vulnérable au Québec
Rien
dans
cet
accord
ne
prévoit
qu'une
surveillance
sérieuse
quelconque
puisse
être
effectuée
partout
où
des
animaux
sont
capturés
puisque
la
pose
de
pièges
en
tant
que
telle
ne
fait
pas
l'objet
d'un
règlement,
et
que
même
si
des
mesures
restrictives
existaient,
elles
ne
pourraient
guère
être
appliquées
étant
donné
les
vastes territoires
sur
lesquels
il
est
permis
de
piéger:
au
Québec
on
piège
sur
98%
de
tout
le
territoire,
incluant
les
réserves
fauniques.
Il
est
également
intéressant
de
noter
qu'au
Québec,
seulement
10
espèces
animales
sont
concernées
par
cet
accord
de
soit-disant
"piégeage
sans
cruauté",
soit:
la
martre
d'Amérique,
l'hermine,
le castor,
le
rat
musqué, le
pékan, la
loutre
de
rivière,
le
coyote,
le
lynx,
le
raton
laveur
et le
loup. Le
renard
et
le
vison
par
exemple,
qui
font
pourtant
partie
des animaux
les
plus
piégés
de
cette
province,
ne
font
même
pas
partie
de
cette
liste
!
L'ART DE CACHER LA CRUAUTÉ
Alors
que
les
jeunes
Canadiens rejettent les vêtements
en
fourrure
parce
qu'ils
sont sources
de
souffrances
pour
les
animaux,
et qu'ils
refusent
de
faire
étalage
de
vêtements
qui
représentent
pour
eux
une
certaine
ascension
dans
la
hiérarchie
sociale, c'est
tout
de
même
cette
clientèle
que
l’industrie
tente
de séduire
pour
survivre. Les
jeunes
représentent
une
clientèle
importante
dans
l'univers
de
la
consommation
et
cela,
l'industrie
de
la
fourrure
l'a
bien
saisi. Voyant diminuer
leurs
ventes,
les
entreprises
du
secteur
cherchent
par
tous
les
moyens
à
vendre leurs
fourrures.
Les
créateurs,
dessinateurs, modélistes,
artisans et
fabricants
inventent
de
nouveaux
modèles
et
tentent
de créer
un
"look
jeune
et
original"...
Ainsi depuis
quelques
années,
on
voit
dans
les
magasins
de
plus
en
plus
de
bottes
d'hiver
et
de
sacs
à
mains faits
en
vraie
fourrure, de
plus
en
plus
de
cols de
fourrure
ornent les
manteaux,
de
plus
en
plus
de
vêtements
pour
enfants
sont
faits
en
fourrure
-
la
fourrure
est
même
tissée
dans
certains
lainages
! Brodée,
tricotée,
retournée,
rasée,
tissée, teinte
de
toutes
les
couleurs
et
vendue
à
un
prix
dérisoire,
la
fourrure
est
"déguisée" afin
de
la
rendre
plus
"acceptable"
et
elle
est
si
bien
camouflée
que
de
nombreux
consommateurs
ne
se
doutent
même
pas
que
des
vêtements
qu'ils
se
sont
procurés
sont
garnis
de
fourrure
véritable. 90%
des
fourrures
de
renards
n'est
pas
utilisé
pour
confectionner
des
manteaux,
mais
sert
presque
exclusivement
à
la
confection
d'accessoires.
Cela
démontre
bien
comment
l'industrie
se
démène
pour
arriver
à
compenser
les
pertes
qu'elle
encourt
en
ne
vendant
plus assez
de
ses
manteaux.
REFUSER
LA
VIOLENCE
ET
LA
CRUAUTÉ
Pourquoi
continuer
à
fermer
les
yeux
et
encourager
la
cruauté
alors
que
tant
d'autres
alternatives
s'offrent
à
nous
?
De
nombreux
couturiers
et
mannequins
refusent
de
créer
des
vêtements
en
fourrure
ou
d'en
porter.
La
fausse
fourrure
est
maintenant
très
populaire
dans
le
milieu
de
la
mode
et
l'on
peut
être
très
à
la
page
et
se
garder
bien au
chaud
en
portant
des
vêtements
d'hiver
fabriqués
avec
des
matériaux
synthétiques
légers,
lavables
et
qui
ne
proviennent
pas
d'animaux
morts.
Derrière
les images
"glamour"
des
manteaux
et
articles
de
fourrure
qui
nous
sont
présentées,
il
y
a
celles
"horribles"
de
millions
d'animaux
mutilés
et
mis
sauvagement
à
mort
non
pas
par
nécessité,
mais
tout
simplement
pour
générer
un
produit
de
luxe.
Porter
de
la
fourrure,
c'est
se
fermer
les
yeux
sur
le
martyr
annuel
de
millions
d'animaux
qui,
comme
nous, tiennent
eux
aussi
à
leur
peau
!
Ne
serait-il
pas
temps
de
rompre
avec
ces
traditions
barbares et
archaïques
et
témoigner
de
plus
d'égard
envers
les
autres
formes
de
vie
qui
nous
entourent
? Ne
serait-il
pas
temps
de
renouer
le
fil
de
la
vie
et
de
réapprendre
à
aimer
son
prochain,
que
celui-ci
porte
des
plumes,
des
cornes
ou
de
la
fourrure
?
N'est-il
pas
temps
de commencer
à
réparer
les
dommages
qui
lui
ont
été
infligés
et
revendiquer ses
droits
aussi
fort
que
nous
revendiquons
les
nôtres
? Et
puis,
peut-être
serait-il
bon
de
se
rappeler
et
de
rappeler à
nos
dirigeants
et
à
nos
gestionnaires
que
lorsque
la
nature
aura
totalement
été
détruite,
il
ne
pourra
jamais
plus
y
avoir
de
profits,
ni
de
commerce
international.
QUELQUES STATISTIQUES
Depuis
l’arrivée
des
premiers
colons
européens
au
Canada,
au
moins
douze
espèces
canadiennes
ont
disparu
de
la
Terre,
et
21 autres
ne
sont
plus
présentes
au
pays.
En
mai
2004,
169 espèces
végétales
ou
animales
étaient
considérées
en
voie
de
disparition
par
le
"Comité
sur
la
situation
des
espèces
en
péril
au
Canada"
(COSEPAC),
114
espèces
étaient
considérées
menacées
et
140 autres,
préoccupantes.
Nombre
d’autres
n’ont
pas
été
évaluées
par
le
COSEPAC.
Le
nombre
d’espèces
en
péril
au
Canada
continuera
donc
d’augmenter
pendant
des
années
à
mesure
que
ce
comité
portera
son
attention
sur
d’autres
espèces
encore
non
évaluées.
Quelques
exemples:

Renard
véloce
Le
renard
véloce-
En
1978,
le
renard
véloce
était
classé
dans
la
catégorie
des
espèces
disparues
du
Canada.
Son
habitat
avait
été
éliminé
au
profit
des
terres
agricoles,
et
cet
animal
a
été
victime
des
campagnes
de
piégeage
et
d’empoisonnement
destinées
à
détruire
d’autres
animaux
comme
les
coyotes,
les
loups
et
les
spermophiles.
En
2000–2001,
les
relevés
dénombraient
les
renards
véloces
à
600 individus
vivant
dans
la
nature
au
Canada.
Le
carcajou
(aussi
appelé
glouton)
est
une
espèce
menacée
de
disparaître
au Québec
et
partout
au
Canada. Au
Québec,
le
dernier
carcajou
à
avoir
été
piégé
remonte
à
février
2004
dans
la
région
de
Lanaudière.
La
jeune
femelle
fut
capturée
dans
un
collet
qui
était
destiné
à
un
loup.
Au
Québec,
la
population
des
carcajous
a
été
affectée
par
les
chasseurs
et
les
trappeurs
qui
en
vendaient
la
fourrure.
Dans
l'ouest
du
Canada,
l'utilisation
de
poisons
pour
tuer
les
loups
a
affecté
beaucoup
de
carcajous.

Carcajou
La
martre de
Terre-Neuve
était
autrefois
présente
dans
la
plupart
des
régions
boisées
de
l'île.
Son
habitat
a
été
détruit
en
grande
partie
par
l'exploitation
forestière
à
grande
échelle
et
le
piégeage
excessif
de
cette
espèce
en
a
réduit
considérablement
le
nombre.

Martre de Terre-Neuve
L'ours
polaire-
La
chasse,
surtout
pour
leurs
peaux,
est
un
facteur
limitant
pour
les
ours
polaires.
À
peu
près
625
Ours
polaires
sont
tués
chaque
année
au
Canada
dont
près
d'une
trentaine
au
Québec,
ce
qui
est
près
du
nombre
maximal
que
les
populations
peuvent
supporter.
L'ours
Grizzli-
L'ours
Grizzli
a
complètement
disparu
des
prairies
canadiennes
à
cause
de
la
chasse
intense
que
cette
espèce
a
subie
dans
cette
région.
Les
estimés
indiquent
que
la
population
canadienne
se
compose
d'un
maximum
de
20
000
ours
Grizzlis.
Le
loup
de
l'Est,
une
sous-espèce
du
loup
gris,
vit
dans
le
sud-est
de
l'Ontario
et
le
sud-ouest
du
Québec. En
mai
2001,
le
COSEPAC
a
désigné
le
loup
de
l’Est
comme
une
sous-espèce
au
statut
préoccupant en
raison
de
sa
vulnérabilité
face
aux
activités
humaines,
incluant
celle
du
piégeage

Loup
de
l'Est
Le
couguar
de l'Est est
une
espèce
menacée
de
disparaître. Son
piégeage
et
sa
chasse
à
outrance
en
sont
les
principales
causes. Le
dernier
signalement
confirmé
d'un
couguar
dans
l'Est
du
pays
date
de
1938.
Un
grand
félin
de
couleur
fauve
(dont
on
soupçonnait
qu'il
s'agissait
d'un
couguar)
a
été
pris
dans
un
piège
au
Québec,
près
de
la
frontière
du
Maine.

Jeune couguar
Le
lynx
roux
est
une
espèce
susceptible
d'être
désignée
menacée
ou vulnérable.
Au
Québec,
entre
12
et
37
lynx
roux
sont
piégés
tous
les
ans
"accidentellement".
L'exploitation
par
le
piégeage
depuis
la
fin
des
années
1960
est
la
principale
cause
de
sa
raréfaction.

Jeune
lynx
roux
-
Image
Southwest
Wildlife
Rehabilitation
LUEUR
D'ESPOIR
...
LE
PIÉGEAGE,
UNE
INDUSTRIE
EN
VOIE
DE
DISPARITION
89
pays
ont
déjà
banni
les
pièges
à
patte,
soit:
Allemagne,
Angleterre,
Autriche,
Bahreïn,
Bangladesh,
Belgique,
Belize,
Bénin,
Botswana,
Brésil,
Bulgarie,
Burkina-Faso,
Burundi,
Cameroun,
Côte
d'Ivoire,
Chili,
Colombie,
Corée
du
Sud,
Costa
Rica,
Cuba,
Chypres,
Danemark,
El
Salvador,
Émirats
Arabes
Unis,
Espagne,
Guinée
Équatoriale,
Finlande,
France,
Gabon,
Gambie,
Ghana,
Grèce,
Groenland,
Guinée,
Guyane,
Hong
Kong,
Hollande,
Hongrie,
Iles
Caïmans,
Inde,
Israël,
Irlande,
Italie,
Jamaïque,
Jordanie,
Kenya,
Liban,
Libéria,
Liechtenstein,
Luxembourg,
Mali,
Malawi,
Malaisie,
Maldives,
Mauritanie,
Mexique,
Moldavie,
Monaco,
Maroc,
Mozambique,
Nicaragua,
Niger,
Nigeria,
Norvège,
Pakistan,
Panama,
Philippines,
Pologne,
Portugal,
République
Dominicaine,
République
Tchèque,
Russie,
Sénégal,
Seychelles,
Singapour,
Sri
Lanka,
Suisse,
Suède,
Swaziland,
Tanzanie,
Thaïlande,
Togo,
Trinidad
et
Tobago,
Tunisie,
Ouganda,
Zaïre,
Zambie
et
Zimbabwe.
19
pays
ont
banni
TOUS
les
pièges
incluant
les
pièges
à
patte
Burkina
Faso,
Burundi,
Guinée
Équatoriale,
Gabon,
Gambie,
Ghana,
Côte
d'Ivoire,
Kenya,
Libéria,
Mali,
Mauritanie,
Maroc,
Sénégal,
Swaziland,
Tanzanie,
Togo,
Tunisie,
Ouganda
et
Zimbabwe.
États-Unis:
Selon
un
sondage
effectué
en
l996,
dans
tous
les
États-Unis,
75%
des
Américains
voudraient
voir
cette
industrie
bannie
totalement.
Le
Colorado,
la
Floride
et
le
Massachusetts
ont
banni
les
pièges
à
pattes
et
les
pièges
de
types
Conibear.
L'Arizona
a
interdit
les
collets
et
le
piégeage
sur
ses
terres
publiques
ce
qui
équivaut
à
80%
de
tout
l'état
de
l'Arizona.
Le
New
Jersey
interdit
la
manufacture,
l'utilisation
et
la
possession
de
pièges
à
patte.
L'Oklahoma
a
également
banni
les
collets
et
les
pièges
de
types
Conibear.
L'Alabama,
le
Connecticut,
Hawaii,
New
York,
la
Pennsylvanie,
le
Rhode
Island
et
le
Vermont
interdisent
l'utilisation
des
lacets
et
autres
types
de
collets.
(Source:
HSUS)
A.D. Leiba-Janvier 2005
................................................................................
(1)
Il
n'existe
aucun
chiffre
précis
quant
au
nombre
exact
de
trappeurs
qu'il
y
aurait
au
Québec
et qui
est
simplement
évalué entre
7
et
20
000.
(2) Entre
2003
et
2004,
plus
de
7
000
actes
de
braconnages
ont
été
signalés
au
Québec.
À
titre
d'exemples,
début
décembre
2004,
une
douzaine
de
braconniers
de
la
Beauce
(Québec)
ont
été
arrêtés.
Ils
se
livraient
entre
autres
choses
au
piégeage
d'orignaux
à
l'aide
de
collets.
-en
mars
2003,
un
réseau
de
braconnage
diversifié
a
été
démantelé
à
Charlevoix
(Québec).
Ce
réseau
avait
entre
autre
mis
au
point
la
contrebande
d'organes
d'ours
noirs.
Les
activités
du
réseau
remontaient
à
l'an
2000.
-en
novembre
2002,
plus
de
100
chasseurs,
trappeurs,
taxidermistes,
etc. du
Québec
ont
été
accusés
de
trafic
de
vésicules
biliaires
d'ours
noirs,
trafic
qui
se
déroulait
depuis
plus
de
7
ans.
Lors
de
cette
arrestation,
plus
de
250 vésicules
biliaires
d'ours
noirs
ont été
saisies.
(3)
Le
piégeage
se
pratique
principalement
en
hiver
quand
la
fourrure
des
animaux
est
la
plus
épaisse
et
qu'il
est
facile pour
les
trappeurs
de dissimuler
leurs
pièges
sous
la
neige.
Le
piégeage
se
pratique
principalement
en
hiver
quand
la
fourrure
des
animaux
est
la
plus
épaisse
et
qu'il
est
facile pour
les
trappeurs
de dissimuler
leurs
pièges
sous
la
neige.
(4)
L'Organisation
mondiale
de
la
santé
ne
justifie
pas
le
piégeage
comme
étant
une
mesure
de
prévention
des
maladies
animales.
Selon
elle,
la
meilleure
façon
de
prévenir
ces
maladies,
telle
la
rage,
est
de
faire
vacciner
ses
animaux
domestiques,
éviter
d'attirer
des
animaux
sauvages
en
ne
laissant
pas
traîner
ses
poubelles
et
prendre
ses
précautions
lorsque
l'on
s'aventure
en
forêt.
L'Organisation
mondiale
de
la
santé
ne
justifie
pas
le
piégeage
comme
étant
une
mesure
de
prévention
des
maladies
animales.
Selon
elle,
la
meilleure
façon
de
prévenir
ces
maladies,
telle
la
rage,
est
de
faire
vacciner
ses
animaux
domestiques,
éviter
d'attirer
des
animaux
sauvages
en
ne
laissant
pas
traîner
ses
poubelles
et
prendre
ses
précautions
lorsque
l'on
s'aventure
en
forêt.
(5)
Les
trappeurs
du
Québec,
en
accord
avec
la
politique
gouvernementale
de
la
promotion
du
piégeage,
proposent
aux
commissions
scolaires
du
Québec,
une
activité
"éducative" intitulée
«Initiation
à
la
gestion
des
ressources
renouvelables».
Cette
activité
est
subventionnée
en
grande
partie
par
le
Ministère
des
Ressources
naturelles
et
est
destinée
aux
enfants
des
écoles
primaires
et secondaires
ainsi
qu'à
des
groupes sociaux.
Notons
qu'au
Québec,
un
enfant
de
12
ans
peut
obtenir
une
licence
de
piégeage.
(6)
GATT
(General
Agreement
on
Tariffs
and
Trade)
:
institution
destinée
à
réglementer
le
commerce international jusqu’à
la
fin
de
1994,
moment
auquel
a
été
constituée
l’Organisation
mondiale
du
commerce
(OMC).
(7)
Le
15
décembre
1997,
à
Bruxelles
(Belgique),
le
Canada
et
la
Russie
ont
signé
un
accord
sur
des
normes
internationales
de
piégeage
sans
cruauté
(ANIPSC).
Accord
qui
a
été
suivi
par
les
États-Unis
en
août
1998.
(8)
De
nombreux
animaux
sauvages servent
de"cobayes"
pour
tester
ces
pièges dits
"plus
humains". Les
pièges
de
capture
et
de
mise
à
mort
sont
testés
en
enclos
et
l'efficacité
des
pièges
est évaluée
sur
des
animaux
conscients
et
libres
de
leurs
mouvements
en
laboratoire
ou
en
enclos,
ainsi
que
par
des
mesures
in
situ.
Le
programme
de
recherche
et
de
développement
des
pièges
de
l'Institut
de
la
fourrure
du
Canada,
mené
aux installations
de
l'Alberta
Research
Council
Vegreville,
a
confirmé
que
les
pièges
à
mâchoires
"améliorées" causent toujours
des
blessures
aux
animaux
et
qu'ils
ne sont
pas sélectifs.
De
plus,
ce
même
Institut
note
que ces
nouveaux pièges
rembourrés,
lorsqu'ils
sont
utilisés
sur
certains
animaux,
tels
les
renards,
les
coyotes
et
les
loups,
n'entraînent
pas
la
mort
rapide
de
l'animal.
................................................
Sources
et
références:
Animaux
en
péril-
Déclin
de
la
biodiversité
au
Canada
The
Association
of
Veterinarians
for
Animal
Rights
BanCruelTraps.com
Conseil
canadien
de
la
fourrure
COSEPAC
(Comité
sur
la
situation
des
espèces
en
péril
au
Canada)
Délégation
de
la
Commission
européenne
au
Canada
Éléments
(Revue
écologique
en
direct)
Faune
et
Flore
du
pays
Fédération
des
trappeurs
gestionnaires
du
Québec
Friends
of
Animals
Fur
Bearers
Defenders
Fur
is
Dead
HSUS
(The
Humane
Society
of
the
United
States)
inFURmation
Institut
canadien
d'information
juridique
Last
Chance
for
Animals
Le
Clan
des
Loups d'Amérique
du
Nord
Le
piégeage
au
Québec
Organisation
internationale
de
normalisation
Organisation
mondiale
de
la
santé
Parcs
Canada
PETA
(People
for
the
Ethical
Treatment
of
Animals
Ressources
naturelles
et
Faune
Québec
SAAS
UCSD
The
Fund
for
Animals
The
United
Kingdom
Parliament
Trapping
catalogue
Trapping
The
Inside
Story
WAN
(World
Animal
Net)
©
2005
Aequo-Animo
-
Tous
droits
réservés
TRAPPING
THE «COUREURS DES BOIS» OF CENTURIES PAST

Long
before
the
arrival
of
Europeans,
the
First
Nations
lived
off
wildlife.
They
hunted,
trapped
and
fished,
taking
only
what
they
needed
to
ensure
their
livelihood.
Pelt
trading
with
the
First
Nations
began
in
the
fifteenth
century
with
initial
contact
with
the
Europeans.
As
far
back
as
1560,
European
ships
made
regular
trips
to
collect
pelts
and,
to
ensure
a
profit,
this
activity
was
augmented
by
cod
fishing
and
whale
hunting
in
certain
regions.
In
the
seventeenth
and
eighteenth
centuries,
with
Europe’s
growing
need
for
“luxury
items,”
the
fur
trade
developed
quickly
and
became
a
highly
structured
activity.
Young
French
traders,
primarily
from
La
Rochelle,
St.
Malo
and
Rouen,
began
to
penetrate
New
France
and
settle
there.
These
coureurs
des
bois
(wood
runners)
traded
with
the
First
Nations
and
behaved
like
small
businessmen.
They
financed
their
expeditions,
bought
birchbark
canoes
and
supplies,
and
hired
crews
of
ten
or
so
men
for
each
canoe,
including
guides,
interpreters
and
ratio
clerks.
Leaving
for
long
months
at
a
time,
they
would
strip
entire
forests
of
their
animals
using
knifes,
axes,
traps,
and
bait
and
were
constantly
searching
for
new
hunting
grounds.
These
coureurs
des
bois
led
hard
lives,
and
many
died
in
the
woods.
Many
new
trappers,
thirsty
for
freedom,
chose
a
less
restrictive
lifestyle
and
went
into
business
for
themselves.
Building
their
own
birchbark
canoes
and
log
cabins,
the
coureurs
des
bois
trapped
and
traded
furs
to
obtain
goods
that
they
could
not
produce.
At
the
end
of
the
eighteenth
century,
rising
demand
for
fur
and
leather
for
wrapping
pelts
led
to
the
almost
complete
extinction
of
the
beaver
and
the
buffalo.
MODERN-DAY
«COUREURS
DES
BOIS»
It’s
difficult
to
imagine
that
centuries
later,
trapping
animals
would
still
be
so
widespread
and
the
fur
industry
still
as
active.
Yet
man
continues
to
primitively
trap,
mutilate
and
kill
harmless
animals
whose
only
“fault”
is
the
fur
on
their
backs.
As
insatiable
as
ever,
this
large
predator,
while
refusing
to
break
with
tradition,
nonetheless
does
not
want
to
lose
any
of
the
advantages
proffered
by
modern
civilization.
While
traps
and
trapping
methods
have
changed
little
since
the
colony
was
established,
motorboats,
aircraft,
helicopters,
all-terrain
vehicles
and
snowmobiles
long
ago
replaced
birchbark
canoes
and
enable
trappers
to
reach
their
trapping
sites
more
easily
and
quickly.
Regardless
of
whether
the
modern-day
coureur
des
bois
is
young
or
retired,
trapping
is
not
a
way
to
make
a
living,
but
rather
a
leisure
activity
that
generates
extra
income.
Only
a
tiny
proportion
of
the
population
in
Canada
relies
on
trapping
and
hunting
for
subsistence.
Millions of wild animals big and small are trapped in Canada every year, including more than twenty species in Quebec: black bears, polar bears, lynxes, wolves, foxes, coyotes, raccoons, fishers, beavers, muskrats, martens, weasels, otters, minks, skunks, hares, squirrels, etc. No furbearing animal is spared, and many animals can be trapped with no bag limit. In the 2001–2002 season alone, 8,300 trappers trapped 263,700 animals in the province of Quebec. (1) These statistics do not include the thousands of other animals
captured accidentally that have no market value and are simply considered as “waste,” nor any other animals trapped and killed for “scientific research,” nor even all the other animals trapped and killed by poachers. (2)LIES USED TO JUSTIFY TRAPPING
Today, the most popular argument to defend trapping is that the First Nations are dependent on it. Yet the First Nations do not bag the most animals since only 5% of furbearers trapped in Canada are trapped by Aboriginals and 80% of all Canadian fur comes from fur farms. Moreover, Aboriginal trappers cannot live off trapping alone since it is a seasonal activity (3) and it only brings in a few hundred dollars per year. The difficult situation of Aboriginal peoples is not linked to the fur industry, for one because their living conditions were not improved during the industry boom in the 1980s. Most of the industry’s profits are made by wholesalers and retailers, and in order to keep the money rolling in, the industry uses this pretext in an advertising strategy that arouses popular sympathies regarding Aboriginal peoples.
Those making a profit from the fur industry claim that trapping is an indispensable tool to ensure sound wildlife management, and that trapping is done in such a way that furbearing animal populations are maintained in a balance with their natural environment. In this regard, one might wonder whether manipulating wildlife habitats to increase the population of an animal species coveted for its fur is also part of sound wildlife management! The industry also claims that trapping controls pests and prevents animal diseases. Trappers claim that without their intervention, the animals would die anyway. However, the chances that a weak or diseased animal would wind up in a trap are minimal if we consider that most of the animals captured are active animals, hence healthy. The fur industry would also have us believe that fur is more environmentally friendly than synthetic garments, whereas energy costs (most of which are due to the use of oil) generated to produce a garment from the skin of an animal are four times higher than those to produce a synthetic garment, and making garments from farmed animals uses 66 times more energy than making synthetic garments. Trapping does not control animal diseases such as rabies, for example, since when these animals are eliminated from a given territory, others arrive and fight to settle there; the resulting bites largely propagate the disease. (4) Numerous ecological factors such as temperature, abundance or lack of food as well as animals’ natural ability to limit their population are sufficient to create an equilibrium between animals and their habitat. Nature doesn’t need man to manage it; it does it very well on its own!
The longer that man encroaches upon wildlife areas, the greater the chance that wild animals, disoriented and seeking food, will wind up in inhabited areas. Outdoor garbage cans sometimes attract starved wild animals. Placing traps in human-occupied milieus is not only dangerous, but totally unacceptable given the existence of many humane and nonlethal alternatives for transporting these wild animals to other areas. Furthermore, when it comes to wildlife we must let tolerance and understanding be our guide since we alone are responsible for the destruction of our forests and, consequently, for the habitat of the wild animals living there.
TRAPPING DEVICES USED IN CANADA
| Is civilization a thing distinct, or is it an advanced stage of barbarism? (Israel Potter, 1855) |
Semi-aquatic
animals,
such
as
beavers,
river
otters,
minks
and
muskrats
are
usually
trapped
with
underwater
drowning
cages
or
spring
or
snare
traps
connected
to
a
drowning
system.
Animals
captured
in
these
types
of
devices
can
struggle
for
around
twenty
minutes
before
drowning.
Other commonly used capturing devices include various types of leg-hold traps, spring traps, nooses and other snares.
Unmodified leg-hold trap (not padded)
Modified leg-hold trap (padded)(Images BanCruelTraps.com)
Leg-hold traps, whether padded or not, are used to keep captured animals “alive” and are used primarily for lynxes, wolves, coyotes and foxes. These traps usually have a chain attached to a pole driven into the ground. Certain animals try to free themselves by gnawing desperately at the trap until they break their teeth, others manage to get away by literally amputating a leg and others must wait for the trapper to come.

Coyote trapped by both front legs – Image: HSUS
Leg-hold
or
spring
traps
placed
on
the
ground,
equipped
with
a
pole
and
a
hidden
mechanism
in
a
tree,
also
make
it
possible
to
hoist
an
animal
up
into
the
air,
thus
preventing
its
fur
from
being
damaged
by
a
predator.
The
live
animal
captured
in
this
way
simply
waits
for
the
trapper
to
come
and
slaughter
it
in
some
way.
The
Conibear
spring
trap,
commonly
referred
to
as
the
livre
de
messe
[missal]
in
French,
comes
in
several
types
and
is
not
a
fatal
trap.
It
is
equipped
with
a
dual
steel
frame
which
closes
on
contact
with
a
bar
and
is
designed
to
kill
an
animal
within
a
“brief
period”.
This
spring
trap
often
proves
to
be
a
torture
device
for
the
animal,
because
its
effectiveness
depends
on
the
way
in
which
the
animal
entered
the
trap.
These
traps
may
close
on
the
nose
of
animals
attracted
by
the
odor
of
a
bait
or
lure,
previously
placed
there
by
a
trapper,
whereas
others
get
their
paws,
tail,
genitals
or
other
body
parts
mutilated.

Ermine
caught
in
a
Conibear
–
Image:
HSUS

Domestic dog and cat victims of Conibear traps (images: inFURmation)
These
traps
are
used
to
capture
beavers,
river
otters,
muskrats,
American
minks,
weasels,
ermines,
martens,
skunks,
fishers,
raccoons,
coyotes,
wolves,
lynx,
foxes,
and
squirrels.
Baited
rat
traps
(spring)
are
also
used
to
capture
small
animals
such
as
ermines,
various
squirrel
species,
etc.
Flying squirrel
Until recently in Quebec, flying squirrels were trapped without restriction using rat traps. Since their fur had no commercial value, they were killed for pleasure only or to serve as bait. This small, harmless mammal was recently added to the list of endangered species in Canada, including Quebec.
Wire
and
other
snares
Snare traps and other snares with wire attached in the shape of a circle trap animals by the neck or by a paw and tighten as soon as the animal fights or tries to flee. These usually homemade snares are very cruel because they do not always kill the animal with one blow but cause horrible injuries. These spring traps (land or underwater systems) are mainly used for beavers, river otters, weasels, skunks, muskrats, minks, American martens, coyotes, wolves, Canadian lynx, foxes, raccoons, fishers, hares, squirrels and… black bears. Although hunted with various weapons in the spring and summer, black bears, including cubs, are trapped in snares in the fall and thrown in the “boiler”. These traps are made up of two main parts: a release mechanism to which bait is attached (doughnuts, molasses, fish, etc.), and the snare, which detaches from the mechanism and holds the bear’s paw against a block that serves as an anchor. Once captured by this device, the bear or cub has no other choice but to wait for the trapper to come and kill it.


Three black bear cubs baited with a «boiler» and caught in a snare
ENCLOSURE
AND
BAITING
SLAUGHTERING TRAPPED ANIMALS
|
Sometimes the cruelty of man is compared to the cruelty of wildcats. This is an insult to the wildcats.
|

Fox
caught
by
two
paws
(front
and
back)
Image:
SAAS
UCSD
Trappers
use
several
methods
to
slaughter
an
animal
caught
in
a
trap
without
damaging
its
fur,
including
the
following:
-Grab the animal from behind, lay it on its side, place a foot on its body and break its neck while turning its head using a stick or iron bar (commonly used for foxes, coyotes and wolves)

Wolf
trampled
to
death
by
a
trapper
(Image:
SAAS
UCSD)
-Strike it with a stick or iron bar on the nose, just enough to stun it, then lay it down and break its rib cage with the knees or fists or stand on its body until it suffocates (method commonly used for foxes, coyotes and wolves)
-Inject
it
in
the
heart
or
elsewhere
with
wood
alcohol,
acetone
or
grain
alcohol
with
a
syringe
attached
to
the
end
of
a
broomstick
(frequently
used
for
skunks,
a
small
animal
that
has
little
or
no
commercial
value
and
is
often
the
first
to
investigate
bait
intended
to
capture
another
animal)
-Strike
it
with
a
stick,
hammer,
axe
handle,
iron
bar
or
ice
pick
on
the
head
or
“karate”
chop
it
between
the
neck
and
head
-Shoot
it
in
the
eye
with
a
22
caliber
bullet
(method
commonly
used
for
bears)
-Strangle it
-Drown it
|
Trapping is a tradition that continues and is passed down from father to son or even father to daughter but, when these traditions of the past prove barbaric, do they still have a place in our society? |

Young coyote caught by a child
Although
the
majority
of
the
population
is
worried
about
the
violence
that
is
corrupting
our
society,
a
minority
is
validating
and
promoting
it
by
propagating
the
idea
that
trapping
is
an
innocent
activity
and
that
it
is
completely
normal
to
capture
animals,
not
because
they
are
a
threat
to
our
society
nor
because
they
are
harmful,
but
simply
to
strip
them
of
their
skin.
Thus,
to
ensure
the
industry’s
future,
not
only
do
we
subsidize
educational
programs
for
the
“trapping
and
management
of
furbearing
animals”
using
money
from
Canadian
taxpayers,
but
we
go
so
far
as
to
promote
this
activity
in
elementary
and
secondary
schools.
(5)
CRUEL “CRUELTY FREE” TRAPS
After
exerting
pressure
on
authorities
for
several
decades,
in
1991
European
animal
activists
finally
succeeded
in
banning
of
the
use
of
leg-hold
traps
in
all
of
Europe
and
in
1996
in
ending
the
import
of
animal
fur
from
countries
still
using
this
type
of
trap.
The
Canadian
fur
industry,
alarmed
by
this
decision
and
fearing
that
it
would
no
longer
be
able
to
export
its
fur,
managed
several
times
to
delay
the
effective
date
of
this
legislation
and
even
succeeded
in
causing
it
to
fail
on
the
pretext
that
it
would
be
detrimental
towards
natives.
Thus,
after
threatening
the
European
Union
with
severe
economic
sanctions
and
protecting
itself
with
GATT
and
World
Health
Organization
(WHO)
agreements,
(6)
Canada
finally
succeeded
in
convincing
the
European
Union—which
gave
in
with
surprising
ease—in
exempting
it
from
this
ban
by
proposing
an
international
agreement
that
would
supposedly
take
into
account
the
wellbeing
of
trapped
animals.
In
December
1997
in
Brussels,
Canada
(7)
signed
an
agreement
on
international
humane
trapping
standards
(AIHTS)
so
that
fur
exporting
could
continue,
with
this
agreement
stating
that
as
of
April
30,
2001,
leg-hold
traps
would
be
banned.
Once
all
the
tests
are
completed,
(8)
this
Agreement
will
officially
come
into
effect
only
in
2007.
However,
it
will
not
really
improve
the
animals’
lot,
since
as
of
this
date
if
leg-hold
traps
(those
with
teeth,
jaws,
claws
or
barbed
wire)
are
still
used
they
must
be
“padded,”
that
is
the
jaws
covered
with
small
bits
of
rubber
or
plastic.
Since
the
strength
of
the
jaws
remains
the
same,
the
wounds
inflicted
on
animals
will
be
just
as
considerable,
causing
bone
fractures,
ripped
tendons,
joint
dislocations,
torn
flesh,
etc.
Nor
does
this
agreement
diminish
the
stress
inflicted
on
animal
victims
of
these
or
any
other
indiscriminate
traps
that
capture
non-targeted
species
such
as
cervids,
domestic
dogs
and
cats,
birds
of
prey
and
sometimes
even
endangered
animals.

White-tailed
eagle
caught
in
a
leg-hold
trap-
Vulnerable
species
in
Quebec
(Image:
inFURmation)
It
is
equally
interesting
to
note
that
in
Quebec
only
10
animal
species
are
affected
by
this
so
called
“cruelty-free
trapping”
agreement:
the
American
marten,
ermine,
beaver,
muskrat,
fisher,
river
otter,
coyote,
lynx,
raccoon
and
wolf.
Fox
and
mink,
for
example,
which
are
the
most
trapped
animals
in
this
province,
don’t
even
make
the
list!
THE ART OF HIDING CRUELTY
Why
do
we
continue
to
look
the
other
way
and
encourage
cruelty
when
there
are
so
many
available
alternatives?
Many
fashion
designers
and
models
refuse
to
make
or
wear
fur
clothing.
Faux
fur
is
now
very
fashionable,
and
it
is
possible
to
be
both
“cool”
and
keep
warm
by
wearing
winter
clothes
made
of
light,
washable
synthetic
materials
that
are
not
from
dead
animals.
Behind
the
“glamorous”
images
of
fur
coats
and
accessories,
there
are
dreadful
ones—millions
of
animals
mutilated
and
brutally
put
to
death
not
by
necessity,
but
simply
to
generate
luxury
products.
To
wear
fur
is
to
shut
your
eyes
to
the
annual
suffering
of
millions
of
animals,
who
like
us,
value
their
skin! Isn’t
it
time
to
break
with
these
barbaric
and
outdated
traditions
and
have
higher
regard
for
the
other
forms
of
life
around
us?
Isn’t
it
time
to
renew
the
thread
of
life
and
learn
again
to
love
our
neighbours,
whether
they
have
feathers,
horns
or
fur?
Isn’t
it
time
to
begin
to
repair
any
damage
inflicted,
and
claim
rights
for
animals
as
strongly
as
we
claim
our
own?
Perhaps
it
would
also
be
good
to
remember,
and
useful
to
remind
our
managers
and
administrators,
that
should
nature
be
totally
destroyed
there
would
no
longer
be
any
profit
or
international
business.
SOME
STATISTICS
Since
the
arrival
of
the
first
European
settlers
in
Canada,
at
least
twelve
Canadian
species
have
become
extinct
and
21
others
extirpated
(no
longer
in
existence
in
this
country).
In
May
2004,
169
plant
and
animal
species
were
considered
endangered
by
the
Committee
on
the
Status
of
Endangered
Wildlife
in
Canada
(COSEWIC),
114
species
were
considered
threatened
and
140
others
of
special
concern.
The
number
of
species
at
risk
in
Canada
will
continue
to
increase
over
the
years
as
COSEWIC
turns
its
attention
to
the
many
others
that
have
not
yet
been
evaluated.
Some examples:

Swift
fox
The swift fox – In 1978, the swift fox was classified as extirpated. Its habitat was eliminated in favour of agricultural land, and it was the victim of trapping and poisoning campaigns intended to destroy other animals such as coyotes, wolves and ground squirrels. In 2000–2001, 600 swift foxes were recorded in the wild in Canada.

Wolverine

The
Newfoundland
marten
was
previously
found
in
most
wooded
regions
of
the
island.
Its
habitat
was
mainly
destroyed
by
large-scale
commercial
forestry,
and
overtrapping
of
this
species
has
considerably
reduced
its
numbers.
The grizzly is completely extinct from the Canadian prairies due to intensive hunting of the species in this region. Estimates indicate that the Canadian grizzly population consists of a maximum of 20,000 bears.

Eastern
wolf
The
eastern
wolf,
a
subspecies
of
the
grey
wolf,
lives
in
southeastern
Ontario
and
southwestern
Quebec.
In
May
2001,
COSEWIC
designated
the
eastern
wolf
as
a
sub-species
of
special
concern
because
of
its
vulnerability
to
human
activity,
including
trapping.

Young
cougar
The
eastern
cougar
is
a
species
threatened
with
extinction,
mainly
due
to
overhunting
and
overtrapping.
The
last
confirmed
sighting
of
a
cougar
in
eastern
Canada
dates
back
to
1938.
A
large
tawny
feline
(suspected
of
being
a
cougar)
was
trapped
in
Quebec,
near
the
Maine
border.

Young
bobcat
–
Image:
Southwest
Wildlife
Rehabilitation
The
bobcat
is
a
species
likely
to
be
designated
threatened
or
vulnerable.
In
Quebec,
between
12
and
37
bobcats
are
trapped
“accidentally”
every
year.
Since
the
late
1960s,
trapping
has
been
the
main
cause
of
its
scarcity.
A GLIMMER OF HOPE
TRAPPING:
AN
INDUSTRY
FACED
WITH
EXTINCTION
A
total
of
89
countries
have
banned
leg-hold
traps:
Germany, England, Austria, Bahrain, Bangladesh, Belgium, Belize, Benin, Botswana, Brazil, Bulgaria, Burkina Faso, Burundi, Cameroon, Côte d'Ivoire, Chile, Colombia, South Korea, Costa Rica, Cuba, Cypress, Denmark, El Salvador, United Arab Emirates, Spain, Equatorial Guinea, Finland, France, Gabon, Gambia, Ghana, Greece, Greenland, Guinea, Guyana, Hong Kong, Holland, Hungary, Cayman Islands, India, Israel, Ireland, Italy, Jamaica, Jordan, Kenya, Lebanon, Liberia, Lichtenstein, Luxembourg, Mali, Malawi, Malaysia, Maldives, Mauritania, Mexico, Moldavia, Monaco, Morocco, Mozambique, Nicaragua, Niger, Nigeria, Norway, Pakistan, Panama, Philippines, Poland, Portugal, Dominican Republic, Czech Republic, Russia, Senegal, Seychelles, Singapore, Sri Lanka, Switzerland, Sweden, Swaziland, Tanzania, Thailand, Togo, Trinidad and Tobago, Tunisia, Uganda, Zaire, Zambia and Zimbabwe.
Nineteen
countries
have
banned
ALL
types
of
traps,
including
foothold
traps.
Burkina
Faso,
Burundi,
Equatorial
Guinea,
Gabon,
Gambia,
Ghana,
Ivory
Coast,
Kenya,
Liberia,
Mali,
Mauritania,
Morocco,
Senegal,
Swaziland,
Tanzania,
Togo,
Tunisia,
Uganda
and
Zimbabwe.
United
States:
According
to
a
1996
poll,
75%
of
Americans
throughout
the
U.S.
would
like
to
see
this
industry
completely
banned.
Colorado,
Florida
and
Massachusetts
have
banned
both
foothold
and
Conibear-type
traps.
Arizona
has
banned
snares
and
trapping
on
public
lands,
corresponding
to
80%
of
the
entire
state
of
Arizona.
New
Jersey
prohibits
the
manufacturing,
use
and
possession
of
foothold
traps.
Oklahoma
has
also
banned
snares
and
Conibear-type
traps.
Alabama,
Connecticut,
Hawaii,
New
York,
Pennsylvania,
Rhode
Island
and
Vermont
prohibit
foot
snares
and
other
types
of
snares.
(Source:
HSUS)
A.D. Leiba – January 2005
Traduit
par/Translated by :
Karen
Pellerin,
Jenae
Spry, Susan
Spier
et
Isabel
Redondo (1)
The
exact
number
of
trappers
in
Quebec
is
not
known,
and
is
simply
estimated
to
range
from
7
to
20,000.
(2)
From
2003
to
2004,
over
7,000
poaching
incidents
were
reported
in
Quebec. -
For
example,
in
early
December
2004,
about
a
dozen
poachers
from
the
Beauce
region
of
Quebec
were
arrested.
Among
other
activities,
they
engaged
in
moose
trapping,
using
snares.
-
In
March
2003,
a
wide-ranging
poaching
ring
was
broken
up
in
the
Charlevoix
region
of
Quebec.
The
ring’s
activities
included
smuggling
black
bear
organs.
The
ring
had
been
active
since
2000. -
In
November
2002,
more
than
100
Quebec
hunters,
trappers,
taxidermists
and
others
were
charged
with
trafficking
in
black
bear
gallbladders.
This
illegal
trade
had
spanned
over
seven
years.
This
arrest
resulted
in
the
seizure
of
over
250
black
bear
gallbladders.
(3)
Trapping
usually
occurs
in
the
winter
when
animals’
fur
is
at
its
thickest
and
the
snow
makes
traps
easier
to
hide. (4)
The
World
Health
Organization
(WHO)
does
not
recognize
trapping
as
a
legitimate
way
of
preventing
animal
diseases.
According
to
the
WHO,
the
best
way
of
preventing
these
diseases,
such
as
rabies,
is
to
vaccinate
domestic
animals,
avoid
attracting
wildlife
by
securing
garbage
and
taking
precautions
when
venturing
into
forested
areas.
(5)
Quebec
trappers,
in
compliance
with
the
governmental
policy
on
the
promotion
of
trapping,
have
suggested
an
“educational
activity”
to
Quebec
school
boards
entitled
“Introduction
to
Renewable
Resource
Management.”
This
initiative
is
largely
funded
by
the
Quebec
Ministry
of
Natural
Resources
and
targets
elementary
and
secondary
school
children
as
well
as
social
groups.
Note
that
in
Quebec
a
12-year-old
child
can
obtain
a
trapping
licence.
(6)
GATT
(General
Agreement
on
Tariffs
and
Trade):
institution
designed
to
regulate
international
trade
up
to
the
end
of
1994,
when
the
World
Trade
Organization
(WTO)
was
established. (7)
On
December
15,
1997,
Canada
and
Russia
signed
the
Agreement
on
International
Humane
Trapping
Standards
(AIHTS)
in
Brussels,
Belgium.
The
United
States
followed
suit
in
August
1998.
(8)
Numerous
wild
animals
have
been
used
as
“guinea
pigs”
to
test
these
so-called
“more
humane”
traps.
Both
restraining
and
killing
traps
are
tested
in
a
compound,
and
trap
effectiveness
is
tested
on
conscious,
mobile
animals
in
laboratories,
compounds
and
in
the
field.
The
Fur
Institute
of
Canada’s
Trap
Research
and
Development
Program,
carried
out
at
the
Alberta
Research
Council's
Vegreville
facility,
confirmed
that
traps
equipped
with
“improved”
jaws
still
cause
injuries
to
the
animals
and
are
not
selective.
Furthermore,
the
Institute
reports
that
these
new
padded
traps,
when
used
for
certain
types
of
animals
such
as
foxes,
coyotes
and
wolves,
do
not
ensure
a
quick
death.
Sources
and
references:
Réviseure/Revised by : Julie
Plovnick
Kind
Translators/Traducteurs
pour
le
traitement éthique
des
animaux
www.kindtranslators.com
info@kindtranslators.com
Animaux
en
péril-
Déclin
de
la
biodiversité
au
Canada
The
Association
of
Veterinarians
for
Animal
Rights
BanCruelTraps.com
Conseil
canadien
de
la
fourrure
COSEPAC
(Comité
sur
la
situation
des
espèces
en
péril
au
Canada)
Délégation
de
la
Commission
européenne
au
Canada
Éléments
(Revue
écologique
en
direct)
Faune
et
Flore
du
pays
Fédération
des
trappeurs
gestionnaires
du
Québec
Friends
of
Animals
Fur
Bearers
Defenders
Fur
is
Dead
HSUS
(The
Humane
Society
of
the
United
States)
inFURmation
Institut
canadien
d'information
juridique
Last
Chance
for
Animals
Le
Clan
des
Loups d'Amérique
du
Nord
Le
piégeage
au
Québec
Organisation
internationale
de
normalisation
Organisation
mondiale
de
la
santé
Parcs
Canada
PETA
(People
for
the
Ethical
Treatment
of
Animals
Ressources
naturelles
et
Faune
Québec
SAAS
UCSD
The
Fund
for
Animals
The
United
Kingdom
Parliament
Trapping
catalogue
Trapping
The
Inside
Story
WAN
(World
Animal
Net)
©
2005
Aequo-Animo
–
All
rights
reserved