Le piégeage/Trapping

 

COUREURS DES BOIS DES SIÈCLES DERNIERS 

THE «COUREURS DES BOIS» OF CENTURIES PAST

 

 

Bien avant l’arrivée des Européens, les Autochtones exploitaient la faune et la flore pour assurer leur subsistance.  Ils chassaient, piégeaient et pêchaient en ne prenant que ce dont ils avaient réellement besoin pour vivre. Les échanges de pelleteries avec les Amérindiens remontent au XVième siècle, soit dès les premiers contacts établis avec les Européens. Déjà, en 1560 des expéditions régulières de navires européens venaient collecter des fourrures et, pour rentabiliser l'utilisation de ces navires, on y faisait également selon les régions, la pêche à la morue et la chasse à la baleine. Au XVIIième et XVIIIième siècles, l'Europe démontrant un besoin croissant de "produits de luxe", le commerce de la fourrure se développa rapidement et devint une activité très bien structurée. De jeunes commerçants français, originaires surtout de La Rochelle, Saint-Malo et Rouen, commencèrent à pénétrer dans la « Nouvelle-France » et à s'y installer. Commerçant avec les tribus autochtones, ces « coureurs des bois » agissaient comme de petits entrepreneurs. Ils finançaient des expéditions, achetaient des canots d'écorce et des vivres, et embauchaient pour chaque canot, des équipages de dizaines d'hommes: guides, interprètes, commis, etc. Partant pendant de longs mois, et à l'aide de couteaux, de haches, de pièges et d'appâts, ils dépouillaient des forêts entières de leurs animaux et étaient constamment à la recherche de nouveaux territoires de chasse. La vie de ces "coureurs des bois" était ardue et plusieurs mouraient en forêt. De nombreux trappeurs, avides de liberté, optèrent pour un mode de vie moins contraignant et se mirent à travailler pour leur propre compte. Fabriquant leur canot d'écorce et leur cabane en bois rond, ils piégeaient et échangeaient leurs fourrures pour acquérir des biens qu'ils ne pouvaient produire eux-mêmes. À la fin du XVIIIième siècle, la demande accrue de fourrure et de cuir pour l'enveloppage des peaux, amena l'extinction quasi-totale du castor et du bison. 

 

COUREUR DES BOIS DES TEMPS MODERNES 

 

Difficile d'imaginer que des centaines d'années plus tard, la pratique du piégeage des animaux soit encore aussi répandue et l'industrie de la fourrure encore aussi présente... et pourtant... !  L'homme, continue de piéger, mutiler et tuer de façon primitive, des animaux qui ne font de mal à personne et dont le seul "défaut" se trouve sur leur dos. Toujours aussi insatiable, ce grand prédateur, tout en refusant de rompre avec ses traditions ne veut pas non plus perdre aucun des avantages que la civilisation lui offre. Si les pièges et les méthodes de piégeage ont bien peu changé depuis le début de la Colonie, les bateaux motorisés, aéronefs, hélicoptères, véhicules tout terrain et motoneiges ont depuis longtemps remplacé les canots d'écorce et permettent aujourd'hui aux trappeurs de se déplacer facilement et rapidement sur leurs divers sites de piégeage. Que le "coureur des bois" moderne soit jeune ou à la retraite, le piégeage ne représente pas pour lui un moyen de subsistance,  mais plutôt un loisir qui lui procure un revenu supplémentaire. Au Canada, seule une infime proportion de la population piège et chasse pour se nourrir et subvenir à ses besoins.

Du plus petit au plus gros, des millions d'animaux sauvages sont piégés tous les ans au Canada. Au Québec, c'est plus d'une vingtaine d'espèces animales qui est concernée: Ours noirs, ours polaires, lynx, loups, renards, coyotes, ratons-laveur, pékans, castors, rats musqués, martres, belettes, loutres, visons, mouffettes, lièvres, écureuils, etc. - s'il porte de la fourrure, aucun animal n'est épargné et de nombreux animaux peuvent être piégés sans qu'aucune limite de prises ne soit imposée aux trappeurs. Durant la seule saison de piégeage 2001-2002,  8 300 trappeurs ont piégé 263 700 animaux sur le territoire québécois. (1) Ces statistiques n'englobent pas ces milliers d'autres animaux capturés accidentellement qui n'ont aucune valeur commerciale et sont tout simplemement considérés comme des "déchets", ni de tous ces autres piégés et tués dans le cadre de "recherches scientifiques", ni même de tous ces autres piégés et tués par des braconniers. (2)  

 

LES MENSONGES POUR JUSTIFIER LE PIÉGEAGE



Aujourd'hui, l'argument le plus populaire pour valoriser l'activité du piégeage est que les Autochtones en dépendent. Pourtant, ce ne sont pas ces derniers qui effectuent les prises les plus importantes puisque seulement 5% environ des animaux à fourrure piégés au Canada le sont par des Autochtones et que d'autre part,  80% de toutes les fourrures canadiennes proviennent de fermes d'élevage d'animaux à fourrure.  De plus, les trappeurs autochtones ne pourraient pas vivre uniquement de la "trappe" puisque cette activité est saisonnière (3) et qu'elle ne leur  rapporte que quelques centaines de dollars par année. La situation difficile des peuples autochtones n'est pas liée à l'industrie de la fourrure, une preuve étant que les conditions de vie de ces peuples n'étaient guère meilleures pendant le "boum" que connut cette industrie dans les années "80". Cette industrie profite majoritairement à des négociants et à des détaillants, et, pour pouvoir continuer de remplir ses coffres, l'industrie se sert de ce prétexte en utilisant un stratagème publicitaire qui exploite la sympathie qu'éprouve la majorité des gens à l'endroit des peuples autochtones.  

Ceux à qui l'industrie de la fourrure profitent, clament haut et fort que le piégeage est un outil indispensable pour assurer une saine gestion de la faune - que le piégeage se fait de façon à maintenir les populations d'animaux à fourrure en équilibre avec leur milieu naturel. À cet égard, on peut d'ailleurs se demander, si le fait de manipuler des habitats fauniques pour rendre plus prolifique une espèce animale convoitée pour sa fourrure,  fait aussi partie d'une saine gestion de la faune !! L'industrie clame également que cette activité sert à contrôler des animaux nuisibles et à prévenir les maladies animales. Les trappeurs affirment que sans leurs interventions, les animaux mourraient de toutes façons. Pourtant, les chances qu'un animal faible et malade se retrouve dans le piège d'un trappeur sont minimes, si l'on considère que la majorité des animaux qui sont capturés sont des animaux qui sont actifs, donc sains et en santé. L'industrie de la fourrure tente également de faire croire que la fourrure est plus écologique que les vêtements synthétiques alors que les coûts énergétiques (dont plusieurs sont dus à l'utilisation du pétrole) générés pour produire un vêtement à partir de la peau d'un animal sont 4 fois plus élevés que ceux générés pour produire un vêtement synthétique, et que, pour confectionner des vêtements provenant d'animaux de fermes d'élevage d'animaux à fourrure, on utilise 66 fois plus d'énergie que pour la confection de vêtements synthétiques. Le piégeage ne contrôle pas non plus les maladies animales comme la rage par exemple, puisque lorsque des animaux sont éliminés sur un territoire donné, d'autres arrivent et se battent pour s'y établir, les morsures contribuant ainsi largement à propager la maladie. (4) De nombreux facteurs écologiques, tels la température, l'abondance ou le manque de nourriture ainsi que l'habilité naturelle des animaux à limiter leur population sont suffisants pour créer un équilibre entre les animaux et leur habitat. La nature n'a pas besoin de l'homme pour se gérer: elle le fait très bien sans son aide !  

Plus l'homme empiète sur les territoires fauniques, plus les chances augmentent que des animaux sauvages, désorientés et en quête de nourriture, se retrouvent dans des quartiers habités. Des poubelles à découvert attirent parfois des animaux sauvages affamés. L'installation de pièges dans des milieux fréquentés par des humains est non seulement dangereuse, mais totalement inadmissible alors qu'il existe de nombreuses méthodes qui n'impliquent ni cruauté ni mort et qui permettent de déplacer ces animaux sauvages sur d'autres territoires. D'ailleurs, dans ce domaine, la tolérance et la compréhension devraient guider nos actes puisque nous sommes les seuls responsables de la destruction de nos forêts et conséquemment de l'habitat des animaux sauvages qui y habitent.

  LES ENGINS DE PIÉGEAGE UTILISÉS AU CANADA  

 

La  civilisation est-elle distincte de la barbarie ou bien en est-elle un stade avancé?  (Israël Potter, 1855)

 

 

Les animaux semi-aquatiques tels que les castors, les loutres de rivière, les visons d'Amérique et les rats musqués sont habituellement piégés à l'aide de cages de noyade sous-marines ou de pièges à ressorts ou collets reliés à un système de noyade. Les animaux capturés par ces types d'engins peuvent se débattre pendant une vingtaine de minutes avant de mourir noyés. 


Les autres engins de capture les plus utilisés sont divers types de pièges à patte à mâchoires, de pièges à ressorts, de lacets et autres collets

 

                                    

Piège à patte non modifié (non rembourré)                                        Piège à patte modifié (rembourré)

(Images BanCruelTraps.com) 


 
Les pièges à patte à mâchoires, modifiés ou non modifiés, servent à retenir "vivants" les animaux capturés et sont utilisés principalement pour le lynx, le loup, le coyote et le renard. Ces pièges sont habituellement munis d'une chaîne reliée à un poteau d'encrage enfoncé dans le sol.  Certains animaux, pour tenter de se libérer rongent désespérément leur piège jusqu'à s'en casser les dents, d'autres réussissent à s'en défaire en s'amputant littéralement une patte et d'autres doivent attendre la venue du trappeur. 


 Coyote piégé par ses 2 pattes avant - Image HSUS  

 

Des pièges à patte ou à ressorts installés au sol, munis d'un pôle et d'une fixture cachée dans un arbre, permettent également de hisser un animal dans les airs, évitant ainsi que sa fourrure ne soit endommagée par un prédateur. L'animal vivant, capturé de cette façon, n'a qu'à attendre que le trappeur ne vienne l'abattre d'une façon quelconque. 



Le piège à ressort de type "Conibear", communément appelé "livre de messe", et dont il existe plusieurs variétés, n'est pas un piège mortel. Muni d'un double cadre en acier qui se referme au contact d'une barrette, il est conçu pour tuer un animal à "brève échéance". Ce piège à ressort s'avère souvent un engin de torture pour l'animal, car son efficacité dépend de la façon avec laquelle l'animal s'y est présenté. Ces pièges peuvent se refermer sur le museau des animaux qui ont été attirés par l'odeur d'un appât ou d'un leurre, préalablement déposé par un trappeur, alors que d'autres ont les pattes, la queue, les parties génitales ou toutes autres parties du corps mutilées. 

 Hermine piégée dans un Conibear (Image HSUS)  

 

                 

Chien (Image inFURmation) et chat domestique victimes de pièges Conibear  

 

Ces pièges sont utilisés pour capturer les castors, les loutres de rivière, les rats musqués, le vison d'Amérique, les belettes, les hermines, les martres, les mouffettes, les pékans, les ratons laveurs, les coyotes, les loups, les lynx, les renards, les écureuils.
 
Des pièges à rats (à ressorts) appâtés servent également à capturer des petits animaux tels des hermines, diverses variétés d'écureuils, etc. 

 

 Petit polatouche  

Jusqu'à tout récemment, au Québec, le petit polatouche (communément appelé écureuil volant) était piégé sans limite à l'aide de pièges à rats. Sa fourrure n'ayant aucune valeur commerciale, il était tué uniquement pour le plaisir ou pour servir d'appât. Ce petit mammifère inoffensif a rejoint depuis peu la liste des espèces en péril au Canada, y compris au Québec. 


Les lacets de fil de fer et autres collets
 

 

Les pièges à lacets et autres collets de  fil de fer attaché en cercle et fabriqué la plupart du temps de façon artisanale, capturent les animaux par le cou ou par une patte et se resserrent dès que l'animal se débat ou tente de s'échapper. Ces collets sont très cruels puisqu'ils ne tuent pas toujours l'animal d'un  coup mais le blessent atrocement. Ces pièges à ressorts (système sur terre ferme ou sous l'eau) sont principalement utilisés pour le castor, la loutre de rivière, la belette, la mouffette, le rat musqué, le vison, la martre d'Amérique, le coyote, le loup, le lynx du Canada, le renard, le raton laveur, le pékan, les lièvres, les écureuils et... l'ours noir. Alors qu'ils sont chassés à l'aide d'armes diverses au printemps et en été, à l'automne, les ours noirs, oursons inclus, sont piégés au collet et à la   "chaudière". Ces pièges sont composés de 2 parties principales, soit le déclencheur sur lequel est attaché un appât (beignets sucrés, mélasse, poisson, etc.), et le collet qui se détache du mécanisme et retient la patte de l'ours à un billot servant d'ancrage. Une fois capturé par cet engin, l'ours ou l'ourson n'a d'autre choix que d'attendre que le trappeur vienne le tuer.  

 

 

 

 

 

 

 

 

3 oursons noirs capturés au collet et à la "chaudière"appâtée

 

 

ENCLOS ET APPÂTAGE 




Dans la grande majorité des cas, les endroits où les pièges sont installés sont préalablement appâtés avec des repas carnés ou végétaux et aspergés ou enduits avec des leurres olfactifs (ex. urine et glandes de d'autres animaux).  De plus, l'utilisation de la plupart des pièges sur terre ferme est habituellement combinée à la " technique de l'enclos " qui consiste à construire, dès le début de la période de piégeage, à l'aide d'arbres morts, d'arbustes et de branches, un enclos construit dans un boisé dense ou dégagé et d'appâter régulièrement le centre de l'enclos avec des charognes d'animaux: mouffettes, castors, chevreuils, lièvres, oiseaux, animaux de "boucherie", poissons. Les animaux sauvages s'habituent rapidement à ces sites d'alimentation et les trappeurs peuvent ainsi en capturer plusieurs à la fois.  La technique du "dirt hole" est également très populaire: un trou creusé dans la terre, à l'intérieur duquel est placé un appât et un leurre puis un piège caché à l'entrée, le tout bien camouflé, permet de capturer renards, loups, coyotes, etc.


MISE À MORT DES ANIMAUX PIÉGÉS

 

On compare parfois la cruauté de l'homme à celle des fauves. C'est faire injure à ces derniers. (Les Frères Karamazov, 1879-1880) 

 

 

Au Québec, aucune loi n'oblige les trappeurs à effectuer une visite quotidienne de leurs installations. Certains trappeurs ne retrouvent plus l'endroit où ils avaient installé leurs pièges, alors que d'autres ne visitent leur(s) site(s) de piégeage qu'une seule fois par semaine, l'idéal étant de retrouver l'animal gelé et entier, ce qui élimine la nécessité de le tuer et ainsi de pouvoir conserver sa valeur maximale lors de sa vente aux enchères. Il n'existe pas non plus de loi pour déterminer de quelle façon un animal piégé vivant doit être mis à mort. Ce sont les trappeurs eux-mêmes qui choisissent les méthodes qu'ils préfèrent utiliser. Lorsqu'un animal piégé est retrouvé, s'il n'est pas mort de ses blessures, de faim, de froid ou de déshydratation ou s'il n'a pas été déchiqueté vivant par un prédateur, il ne lui reste plus qu'à attendre le moment où viendra son  "bourreau".

 


 

Renard piégé par 2 pattes (avant et arrière) 

Image SAAS UCSD  

 

Pour mettre à mort un animal capturé dans un piège sans toutefois endommager sa fourrure, plusieurs méthodes sont appliquées par les trappeurs - En voici quelques-unes:  


-Empoigner l'animal par derrière, le coucher sur le côté, mettre un pied sur son corps et lui casser le cou en lui retournant la tête à l'aide d'un bâton ou d'une barre de fer (méthode couramment utilisée pour les renards, les coyotes et les loups)

 Loup piétiné à mort par un trappeur (Image - SAAS UCSD)

  

-Lui asséner un coup de bâton ou de barre de fer sur le museau, juste assez pour l'étourdir, puis le coucher et lui écraser la cage thoracique avec ses genoux ou ses poings ou se mettre debout sur son corps jusqu'à ce qu'il meurt étouffé  (méthode couramment utilisée pour les renards, les coyotes et les loups)

-Lui injecter, dans le coeur ou ailleurs, de l'alcool de bois, de l'acétone ou de l'alcool de grains avec une seringue fixée au bout d'un manche à balai (cette méthode est fréquemment utilisée pour la mouffette, petit animal qui n'a pas ou peu de valeur commerciale et qui est souvent la première à investiguer un appât destiné à capturer un autre animal ) 

-Lui asséner un coup de bâton, de marteau, de manche de hache, de barre de fer, ou de pic à glace sur la tête ou lui faire un coup de "karaté" entre le cou et la tête 

-Lui tirer une balle de projectile de calibre 22 dans un oeil (méthode couramment utilisée pour les ours)

-L'étrangler

-Le noyer 
  

 

Le piégeage est une tradition qui se perpétue et qui se transmet de père en fils... ou même de père en fille... mais, quand  ces traditions du passé relèvent de la barbarie, ont-elles encore leur place dans notre société ?

 

 

 Jeune coyote piégé par un enfant  

 

Alors que la majorité de la population s'inquiète de la violence qui gangrène notre société, une minorité la valorise et la promeut en mettant tout en oeuvre pour propager l'idée que le piégeage est une activité innocente et qu'il est tout à fait normal de capturer des animaux, non pas parce qu'ils représentent une menace pour notre société ni non plus parce qu'ils sont nuisibles, mais tout simplement pour leur retirer leur peau. Ainsi, pour s'assurer d'une relève, non seulement subventionne-t-on à même l'argent des contribuables canadiens, des programmes d'éducation sur le "piégeage et la gestion des animaux à fourrure" (PGAF), mais on va même jusqu'à faire la promotion de cette activité dans des écoles primaires et secondaires. (5)  

 



LE CRUEL "PIÉGEAGE SANS CRUAUTÉ"


 
Après avoir exercé des pressions pendant plusieurs décennies auprès des autorités, les défenseurs des animaux européens ont finalement réussi à obtenir, en 1991, l'interdiction de l'utilisation des pièges à mâchoires dans toute l'Europe et la cessation,  dès 1996, de toute importation de fourrure d'animaux provenant de pays utilisant encore ce type de piège. L'industrie de la fourrure canadienne, alarmée par cette décision et craignant de ne plus pouvoir exporter ses peaux, s'est arrangée à plusieurs reprises pour faire reculer l'échéance de ce règlement et a même réussi à le faire échouer, prétextant qu'il causerait préjudice aux Autochtones. Ainsi, après avoir menacé l'Union européenne de sanctions économiques sévères et en se protégeant avec les accords du GATT et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) (6), le Canada a finalement réussi par convaincre l'Union européenne - qui a d'ailleurs cédé avec une surprenante facilité, de l'exempter de cette interdiction en lui proposant un accord international qui devait soit disant prendre en compte le bien-être des animaux piégés. En décembre 1997, à Bruxelles, le Canada (7) a signé un accord sur des normes internationales de piégeage sans cruauté (ANIPSC) afin que les exportations de fourrures puissent se poursuivre, cet Accord prévoyant qu'à partir du 30 avril 2001, les pièges à pattes à mâchoires seraient interdits. 

Une fois tous les tests achevés (8) ce n'est qu'à partir de 2007 que cet Accord entrera officiellement en vigueur, sans que toutefois il n'améliore le sort des animaux, puisqu'à partir de cette date, si des pièges à mâchoires, c'est-à-dire, munis de dents, de crocs, de griffes ou de barbelés sont toujours utilisés, ils devront être "rembourrés", c'est-à-dire que les mâchoires devront être recouvertes d'un petit bout de caoutchouc ou de plastique. La puissance des mâchoires restant la même, les blessures infligées aux animaux seront toujours aussi importantes, causant fractures des os, déchirement des tendons, dislocations des articulations, chair arrachée, etc.  Cet accord ne permet pas non plus d'amoindrir le stress infligé aux animaux victimes de ces pièges ou de tout autre piège qui continueront également à être non sélectifs et à capturer des espèces non ciblées, tels des cervidés, des chiens et des chats domestiques, des oiseaux de proies et parfois même des animaux en voie de disparition. 

 

Pygargue à tête blanche victime d'un piège à patte (Image inFURmation)  

Espèce vulnérable au Québec  

 

Rien dans cet accord ne prévoit qu'une surveillance sérieuse quelconque puisse être effectuée partout où des animaux sont capturés puisque la pose de pièges en tant que telle ne fait pas l'objet d'un règlement, et que même si des mesures restrictives existaient, elles ne pourraient guère être appliquées étant donné les vastes territoires sur lesquels il est permis de piéger: au Québec on piège sur 98% de tout le territoire, incluant les réserves fauniques.

Il est également intéressant de noter qu'au Québec, seulement 10 espèces animales sont concernées par cet accord de soit-disant "piégeage sans cruauté", soit: la martre d'Amérique, l'hermine, le castor, le rat musqué, le pékan, la loutre de rivière, le coyote, le lynx, le raton laveur et le loup. Le renard et le vison par exemple, qui font pourtant partie des animaux les plus piégés de cette province, ne font même pas partie de cette liste ! 


L'ART DE CACHER LA CRUAUTÉ




Alors que les jeunes Canadiens rejettent les vêtements en fourrure parce qu'ils sont sources de souffrances pour les animaux, et qu'ils refusent de faire étalage de vêtements qui représentent pour eux une certaine ascension dans la hiérarchie sociale, c'est tout de même cette clientèle que l’industrie tente de séduire pour survivre. Les jeunes représentent une clientèle importante dans l'univers de la consommation et cela, l'industrie de la fourrure l'a bien saisi. Voyant diminuer leurs ventes, les entreprises du secteur cherchent par tous les moyens à vendre leurs fourrures. Les créateurs, dessinateurs, modélistes, artisans et fabricants inventent de nouveaux modèles et tentent de créer un "look jeune et original"... Ainsi depuis quelques années, on voit dans les magasins de plus en plus de bottes d'hiver et de sacs à mains faits en vraie fourrure, de plus en plus de cols de fourrure ornent les manteaux, de plus en plus de vêtements pour enfants sont faits en fourrure - la fourrure est même tissée dans certains lainages !  Brodée, tricotée, retournée, rasée, tissée, teinte de toutes les couleurs et vendue à un prix dérisoire, la fourrure est "déguisée" afin de la rendre plus "acceptable" et elle est si bien camouflée que de nombreux consommateurs ne se doutent même pas que des vêtements qu'ils se sont procurés sont garnis de fourrure véritable.  90% des fourrures de renards n'est pas utilisé pour confectionner des manteaux, mais sert presque exclusivement à la confection d'accessoires. Cela démontre bien comment l'industrie se démène pour arriver à compenser les pertes qu'elle encourt en ne vendant plus assez de ses manteaux. 




REFUSER LA VIOLENCE ET LA CRUAUTÉ




Pourquoi continuer à fermer les yeux et encourager la cruauté alors que tant d'autres alternatives s'offrent à nous ? De nombreux couturiers et mannequins refusent de créer des vêtements en fourrure ou d'en porter. La fausse fourrure est maintenant très populaire dans le milieu de la mode et l'on peut être très à la page et se garder bien au chaud en portant des vêtements d'hiver fabriqués avec des matériaux synthétiques légers, lavables et qui ne proviennent pas d'animaux morts. Derrière les images "glamour" des manteaux et articles de fourrure qui nous sont présentées, il y a celles "horribles" de millions d'animaux mutilés et mis sauvagement à mort non pas par nécessité, mais tout simplement pour générer un produit de luxe. Porter de la fourrure, c'est se fermer les yeux sur le martyr annuel de millions d'animaux qui, comme nous, tiennent eux aussi à leur peau !   

Ne serait-il pas temps de rompre avec ces traditions barbares et archaïques et témoigner de plus d'égard envers les autres formes de vie qui nous entourent ? Ne serait-il pas temps de renouer le fil de la vie et de réapprendre à aimer son prochain, que celui-ci porte des plumes, des cornes ou de la fourrure ? N'est-il pas temps de commencer à réparer les dommages qui lui ont été infligés et revendiquer ses droits aussi fort que nous revendiquons les nôtres ? Et puis, peut-être serait-il bon de se rappeler et de rappeler à nos dirigeants et à nos gestionnaires que lorsque la nature aura totalement été détruite, il ne pourra jamais plus y avoir de profits, ni de commerce international.

 

QUELQUES STATISTIQUES 

 



Depuis l’arrivée des premiers colons européens au Canada, au moins douze espèces canadiennes ont disparu de la Terre, et 21 autres ne sont plus présentes au pays. En mai 2004, 169 espèces végétales ou animales étaient considérées en voie de disparition par le "Comité sur la situation des espèces en péril au Canada" (COSEPAC), 114 espèces étaient considérées menacées et 140 autres, préoccupantes. Nombre d’autres n’ont pas été évaluées par le COSEPAC. Le nombre d’espèces en péril au Canada continuera donc d’augmenter pendant des années à mesure que ce comité portera son attention sur d’autres espèces encore non évaluées.

Quelques exemples: 

Renard véloce


Le renard véloce- En 1978, le renard véloce était classé dans la catégorie des espèces disparues du Canada. Son habitat avait été éliminé au profit des terres agricoles, et cet animal a été victime des campagnes de piégeage et d’empoisonnement destinées à détruire d’autres animaux comme les coyotes, les loups et les spermophiles. En 2000–2001, les relevés dénombraient les renards véloces à 600 individus vivant dans la nature au Canada.



Le carcajou (aussi appelé glouton) est une espèce menacée de disparaître au Québec et partout au Canada. Au Québec, le dernier carcajou à avoir été piégé remonte à février 2004 dans la région de Lanaudière. La jeune femelle fut capturée dans un collet qui était destiné à un loup. Au Québec, la population des carcajous a été affectée par les chasseurs et les trappeurs qui en vendaient la fourrure. Dans l'ouest du Canada, l'utilisation de poisons pour tuer les loups a affecté beaucoup de carcajous.

 


Carcajou


La martre de Terre-Neuve était autrefois présente dans la plupart des régions boisées de l'île. Son habitat a été détruit en grande partie par l'exploitation forestière à grande échelle et le piégeage excessif de cette espèce en a réduit considérablement le nombre.

Martre de Terre-Neuve

 
L'ours polaire- La chasse, surtout pour leurs peaux, est un facteur limitant pour les ours polaires. À peu près 625 Ours polaires sont tués chaque année au Canada dont près d'une trentaine au Québec, ce qui est près du nombre maximal que les populations peuvent supporter.

L'ours Grizzli- L'ours Grizzli a complètement disparu des prairies canadiennes à cause de la chasse intense que cette espèce a subie dans cette région. Les estimés indiquent que la population canadienne se compose d'un maximum de 20 000 ours Grizzlis.  

Le loup de l'Est, une sous-espèce du loup gris, vit dans le sud-est de l'Ontario et le sud-ouest du Québec. En mai 2001, le COSEPAC a désigné le loup de l’Est comme une sous-espèce au statut préoccupant en raison de sa vulnérabilité face aux activités humaines, incluant celle du piégeage

 

Loup de l'Est


Le couguar de l'Est est une espèce menacée de disparaître. Son piégeage et sa chasse à outrance en sont les principales causes.  Le dernier signalement confirmé d'un couguar dans l'Est du pays date de 1938. Un grand félin de couleur fauve (dont on soupçonnait qu'il s'agissait d'un couguar) a été pris dans un piège au Québec, près de la frontière du Maine. 

 

Jeune couguar



Le lynx roux est une espèce susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable. Au Québec, entre 12 et 37 lynx roux sont piégés tous les ans "accidentellement". L'exploitation par le piégeage depuis la fin des années 1960 est la principale cause de sa raréfaction.  

 


 
Jeune lynx roux - Image Southwest Wildlife Rehabilitation 

 



LUEUR D'ESPOIR ... LE PIÉGEAGE, UNE INDUSTRIE EN VOIE DE DISPARITION

 



89 pays ont déjà banni les pièges à patte, soit: 

Allemagne, Angleterre, Autriche, Bahreïn, Bangladesh, Belgique, Belize, Bénin, Botswana, Brésil, Bulgarie, Burkina-Faso, Burundi, Cameroun, Côte d'Ivoire, Chili, Colombie, Corée du Sud, Costa Rica, Cuba, Chypres, Danemark, El Salvador, Émirats Arabes Unis, Espagne, Guinée Équatoriale, Finlande, France, Gabon, Gambie, Ghana, Grèce, Groenland, Guinée, Guyane, Hong Kong, Hollande, Hongrie, Iles Caïmans, Inde, Israël, Irlande, Italie, Jamaïque, Jordanie, Kenya, Liban, Libéria, Liechtenstein, Luxembourg, Mali, Malawi, Malaisie, Maldives, Mauritanie, Mexique, Moldavie, Monaco, Maroc, Mozambique, Nicaragua, Niger, Nigeria, Norvège, Pakistan, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, République Dominicaine, République Tchèque, Russie, Sénégal, Seychelles, Singapour, Sri Lanka, Suisse, Suède, Swaziland, Tanzanie, Thaïlande, Togo, Trinidad et Tobago, Tunisie, Ouganda, Zaïre, Zambie et Zimbabwe. 

19 pays ont banni TOUS les pièges incluant les pièges à patte

Burkina Faso, Burundi, Guinée Équatoriale, Gabon, Gambie, Ghana, Côte d'Ivoire, Kenya, Libéria, Mali, Mauritanie, Maroc, Sénégal, Swaziland, Tanzanie, Togo, Tunisie, Ouganda et Zimbabwe.


États-Unis:

Selon un sondage effectué en l996, dans tous les États-Unis, 75% des Américains voudraient voir cette industrie bannie totalement.

Le Colorado, la Floride et le Massachusetts ont banni les pièges à pattes et les pièges de types Conibear.

L'Arizona a interdit les collets et le piégeage sur ses terres publiques ce qui équivaut à 80% de tout l'état de l'Arizona.

Le New Jersey interdit la manufacture, l'utilisation et la possession de pièges à patte.

L'Oklahoma a également banni les collets et les pièges de types Conibear.

L'Alabama, le Connecticut, Hawaii, New York, la Pennsylvanie, le Rhode Island et le Vermont interdisent l'utilisation des lacets et autres types de collets.
(Source: HSUS) 

A.D. Leiba-Janvier 2005 


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(1) Il n'existe aucun chiffre précis quant au nombre exact de trappeurs qu'il y aurait au Québec et qui est simplement évalué entre 7 et 20 000. 

(2) Entre 2003 et 2004, plus de 7 000 actes de braconnages ont été signalés au Québec.
À titre d'exemples, début décembre 2004, une douzaine de braconniers de la Beauce (Québec) ont été arrêtés. Ils se livraient entre autres choses au piégeage d'orignaux à l'aide de collets. 
-en mars 2003, un réseau de braconnage diversifié a été démantelé à Charlevoix (Québec). Ce réseau avait entre autre mis au point la contrebande d'organes d'ours noirs. Les activités du réseau remontaient à l'an 2000.
-en novembre 2002, plus de 100 chasseurs, trappeurs, taxidermistes, etc. du Québec ont été accusés de trafic de vésicules biliaires d'ours noirs, trafic qui se déroulait depuis plus de 7 ans. Lors de cette arrestation, plus de 250 vésicules biliaires d'ours noirs ont été saisies.  
 
(3) Le piégeage se pratique principalement en hiver quand la fourrure des animaux est la plus épaisse et qu'il est facile pour les trappeurs de dissimuler leurs pièges sous la neige.

Le piégeage se pratique principalement en hiver quand la fourrure des animaux est la plus épaisse et qu'il est facile pour les trappeurs de dissimuler leurs pièges sous la neige.

(4) L'Organisation mondiale de la santé ne justifie pas le piégeage comme étant une mesure de prévention des maladies animales. Selon elle, la meilleure façon de prévenir ces maladies, telle la rage, est de faire vacciner ses animaux domestiques, éviter d'attirer des animaux sauvages en ne laissant pas traîner ses poubelles et prendre ses précautions lorsque l'on s'aventure en forêt.   

L'Organisation mondiale de la santé ne justifie pas le piégeage comme étant une mesure de prévention des maladies animales. Selon elle, la meilleure façon de prévenir ces maladies, telle la rage, est de faire vacciner ses animaux domestiques, éviter d'attirer des animaux sauvages en ne laissant pas traîner ses poubelles et prendre ses précautions lorsque l'on s'aventure en forêt.   

(5) Les trappeurs du Québec, en accord avec la politique gouvernementale de la promotion du piégeage, proposent aux commissions scolaires du Québec, une activité "éducative" intitulée «Initiation à la gestion des ressources renouvelables». Cette activité est subventionnée en grande partie par le Ministère des Ressources naturelles et est destinée aux enfants des écoles primaires et secondaires ainsi qu'à des groupes sociaux. Notons qu'au Québec, un enfant de 12 ans peut obtenir une licence de piégeage. 

(6)
GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) : institution destinée à réglementer le commerce international jusqu’à la fin de 1994, moment auquel a été constituée l’Organisation mondiale du commerce (OMC).   

(7) Le 15 décembre 1997, à Bruxelles (Belgique), le Canada et la Russie ont signé un accord sur des normes internationales de piégeage sans cruauté (ANIPSC). Accord qui a été suivi par les États-Unis en août 1998. 

(8)
De nombreux animaux sauvages servent de"cobayes" pour tester ces pièges dits "plus humains". Les pièges de capture et de mise à mort sont testés en enclos et l'efficacité des pièges est  évaluée sur des animaux conscients et libres de leurs mouvements en laboratoire ou en enclos, ainsi que par des mesures in situ.  Le programme de recherche et de développement des pièges de l'Institut de la fourrure du Canada, mené aux installations de l'Alberta Research Council Vegreville, a confirmé que les pièges à mâchoires "améliorées" causent toujours des blessures aux animaux et qu'ils ne sont pas sélectifs. De plus, ce même Institut note que ces nouveaux pièges rembourrés, lorsqu'ils sont utilisés sur certains animaux, tels les renards, les coyotes et les loups, n'entraînent pas la mort rapide de l'animal.

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Sources et références:



Animaux en péril- Déclin de la biodiversité au Canada  


The Association of Veterinarians for Animal Rights

BanCruelTraps.com

Conseil canadien de la fourrure

COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada)

Délégation de la Commission européenne au Canada

Éléments (Revue écologique en direct)

Faune et Flore du pays

Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec

Friends of Animals

Fur Bearers Defenders

Fur is Dead

HSUS (The Humane Society of the United States) 

inFURmation

Institut canadien d'information juridique 

Last Chance for Animals

Le Clan des Loups d'Amérique du Nord

Le piégeage au Québec 

Organisation internationale de normalisation

Organisation mondiale de la santé 

Parcs Canada

PETA (People for the Ethical Treatment of Animals

Ressources naturelles et Faune Québec

SAAS UCSD

The Fund for Animals

The United Kingdom Parliament


Trapping catalogue

Trapping The Inside Story

WAN (World Animal Net)

© 2005 Aequo-Animo - Tous droits réservés


TRAPPING

 

THE «COUREURS DES BOIS» OF CENTURIES PAST

 

Long before the arrival of Europeans, the First Nations lived off wildlife. They hunted, trapped and fished, taking only what they needed to ensure their livelihood. Pelt trading with the First Nations began in the fifteenth century with initial contact with the Europeans. As far back as 1560, European ships made regular trips to collect pelts and, to ensure a profit, this activity was augmented by cod fishing and whale hunting in certain regions. In the seventeenth and eighteenth centuries, with Europe’s growing need for “luxury items,” the fur trade developed quickly and became a highly structured activity. Young French traders, primarily from La Rochelle, St. Malo and Rouen, began to penetrate New France and settle there. These coureurs des bois (wood runners) traded with the First Nations and behaved like small businessmen. They financed their expeditions, bought birchbark canoes and supplies, and hired crews of ten or so men for each canoe, including guides, interpreters and ratio clerks. Leaving for long months at a time, they would strip entire forests of their animals using knifes, axes, traps, and bait and were constantly searching for new hunting grounds. These coureurs des bois led hard lives, and many died in the woods. Many new trappers, thirsty for freedom, chose a less restrictive lifestyle and went into business for themselves. Building their own birchbark canoes and log cabins, the coureurs des bois trapped and traded furs to obtain goods that they could not produce. At the end of the eighteenth century, rising demand for fur and leather for wrapping pelts led to the almost complete extinction of the beaver and the buffalo.

 

MODERN-DAY «COUREURS DES BOIS»

 

It’s difficult to imagine that centuries later, trapping animals would still be so widespread and the fur industry still as active. Yet man continues to primitively trap, mutilate and kill harmless animals whose only “fault” is the fur on their backs. As insatiable as ever, this large predator, while refusing to break with tradition, nonetheless does not want to lose any of the advantages proffered by modern civilization. While traps and trapping methods have changed little since the colony was established, motorboats, aircraft, helicopters, all-terrain vehicles and snowmobiles long ago replaced birchbark canoes and enable trappers to reach their trapping sites more easily and quickly. Regardless of whether the modern-day coureur des bois is young or retired, trapping is not a way to make a living, but rather a leisure activity that generates extra income. Only a tiny proportion of the population in Canada relies on trapping and hunting for subsistence.

Millions of wild animals big and small are trapped in Canada every year, including more than twenty species in Quebec: black bears, polar bears, lynxes, wolves, foxes, coyotes, raccoons, fishers, beavers, muskrats, martens, weasels, otters, minks, skunks, hares, squirrels, etc. No furbearing animal is spared, and many animals can be trapped with no bag limit. In the 2001–2002 season alone, 8,300 trappers trapped 263,700 animals in the province of Quebec. (1) These statistics do not include the thousands of other animals captured accidentally that have no market value and are simply considered as “waste,” nor any other animals trapped and killed for “scientific research,” nor even all the other animals trapped and killed by poachers. (2) 

LIES USED TO JUSTIFY TRAPPING

Today, the most popular argument to defend trapping is that the First Nations are dependent on it. Yet the First Nations do not bag the most animals since only 5% of furbearers trapped in Canada are trapped by Aboriginals and 80% of all Canadian fur comes from fur farms. Moreover, Aboriginal trappers cannot live off trapping alone since it is a seasonal activity (3) and it only brings in a few hundred dollars per year. The difficult situation of Aboriginal peoples is not linked to the fur industry, for one because their living conditions were not improved during the industry boom in the 1980s. Most of the industry’s profits are made by wholesalers and retailers, and in order to keep the money rolling in, the industry uses this pretext in an advertising strategy that arouses popular sympathies regarding Aboriginal peoples.  

Those making a profit from the fur industry claim that trapping is an indispensable tool to ensure sound wildlife management, and that trapping is done in such a way that furbearing animal populations are maintained in a balance with their natural environment. In this regard, one might wonder whether manipulating wildlife habitats to increase the population of an animal species coveted for its fur is also part of sound wildlife management! The industry also claims that trapping controls pests and prevents animal diseases. Trappers claim that without their intervention, the animals would die anyway. However, the chances that a weak or diseased animal would wind up in a trap are minimal if we consider that most of the animals captured are active animals, hence healthy. The fur industry would also have us believe that fur is more environmentally friendly than synthetic garments, whereas energy costs (most of which are due to the use of oil) generated to produce a garment from the skin of an animal are four times higher than those to produce a synthetic garment, and making garments from farmed animals uses 66 times more energy than making synthetic garments. Trapping does not control animal diseases such as rabies, for example, since when these animals are eliminated from a given territory, others arrive and fight to settle there; the resulting bites largely propagate the disease. (4) Numerous ecological factors such as temperature, abundance or lack of food as well as animals’ natural ability to limit their population are sufficient to create an equilibrium between animals and their habitat. Nature doesn’t need man to manage it; it does it very well on its own!  

The longer that man encroaches upon wildlife areas, the greater the chance that wild animals, disoriented and seeking food, will wind up in inhabited areas. Outdoor garbage cans sometimes attract starved wild animals. Placing traps in human-occupied milieus is not only dangerous, but totally unacceptable given the existence of many humane and nonlethal alternatives for transporting these wild animals to other areas. Furthermore, when it comes to wildlife we must let tolerance and understanding be our guide since we alone are responsible for the destruction of our forests and, consequently, for the habitat of the wild animals living there.

TRAPPING DEVICES USED IN CANADA

 

Is civilization a thing distinct, or is it an advanced stage of barbarism? (Israel Potter, 1855)

 

Semi-aquatic animals, such as beavers, river otters, minks and muskrats are usually trapped with underwater drowning cages or spring or snare traps connected to a drowning system. Animals captured in these types of devices can struggle for around twenty minutes before drowning.

Other commonly used capturing devices include various types of leg-hold traps, spring traps, nooses and other snares.  

 

                                    

         Unmodified leg-hold trap (not padded)                                                       Modified leg-hold trap (padded)

(Images BanCruelTraps.com) 

 

Leg-hold traps, whether padded or not, are used to keep captured animals “alive” and are used primarily for lynxes, wolves, coyotes and foxes. These traps usually have a chain attached to a pole driven into the ground. Certain animals try to free themselves by gnawing desperately at the trap until they break their teeth, others manage to get away by literally amputating a leg and others must wait for the trapper to come.  

 Coyote trapped by both front legs – Image: HSUS

Leg-hold or spring traps placed on the ground, equipped with a pole and a hidden mechanism in a tree, also make it possible to hoist an animal up into the air, thus preventing its fur from being damaged by a predator. The live animal captured in this way simply waits for the trapper to come and slaughter it in some way.

The Conibear spring trap, commonly referred to as the livre de messe [missal] in French, comes in several types and is not a fatal trap. It is equipped with a dual steel frame which closes on contact with a bar and is designed to kill an animal within a “brief period”. This spring trap often proves to be a torture device for the animal, because its effectiveness depends on the way in which the animal entered the trap. These traps may close on the nose of animals attracted by the odor of a bait or lure, previously placed there by a trapper, whereas others get their paws, tail, genitals or other body parts mutilated.

 

Ermine caught in a Conibear – Image: HSUS

 

                 

 Domestic dog and cat victims of Conibear traps (images: inFURmation)

These traps are used to capture beavers, river otters, muskrats, American minks, weasels, ermines, martens, skunks, fishers, raccoons, coyotes, wolves, lynx, foxes, and squirrels.

Baited rat traps (spring) are also used to capture small animals such as ermines, various squirrel species, etc.

 

 

 Flying squirrel

 Until recently in Quebec, flying squirrels were trapped without restriction using rat traps. Since their fur had no commercial value, they were killed for pleasure only or to serve as bait. This small, harmless mammal was recently added to the list of endangered species in Canada, including Quebec.

Wire and other snares 

 Snare traps and other snares with wire attached in the shape of a circle trap animals by the neck or by a paw and tighten as soon as the animal fights or tries to flee. These usually homemade snares are very cruel because they do not always kill the animal with one blow but cause horrible injuries. These spring traps (land or underwater systems) are mainly used for beavers, river otters, weasels, skunks, muskrats, minks, American martens, coyotes, wolves, Canadian lynx, foxes, raccoons, fishers, hares, squirrels and… black bears. Although hunted with various weapons in the spring and summer, black bears, including cubs, are trapped in snares in the fall and thrown in the “boiler”. These traps are made up of two main parts: a release mechanism to which bait is attached (doughnuts, molasses, fish, etc.), and the snare, which detaches from the mechanism and holds the bear’s paw against a block that serves as an anchor. Once captured by this device, the bear or cub has no other choice but to wait for the trapper to come and kill it. 

 

 

 

 

 

 

Three black bear cubs baited with a «boiler» and caught in a snare

 

             ENCLOSURE AND BAITING

 

In the vast majority of cases, the areas where traps are placed are baited beforehand with meat or vegetable meals and sprinkled with olfactory lures (e.g., urine and glands of other animals). In addition, most land traps are usually combined with the “enclosure technique” which consists of constructing an enclosure in a thickly or sparsely wooded area at the beginning of the trapping period using dead trees, shrubs and branches and regularly baiting the center of the enclosure with animal carcasses: skunks, beavers, deer, hares, birds, “butcher’s” animals and fish. Wild animals become quickly used to these feeding sites, trappers can thus capture several at a time. The “dirt hole” technique is also very popular: a hole is dug in the ground, bait and a lure are placed inside in addition to a trap hidden at the entrance, and all of this is well camouflaged, making it possible to capture foxes, wolves, coyotes, etc.

SLAUGHTERING TRAPPED ANIMALS

 

Sometimes the cruelty of man is compared to the cruelty of wildcats. This is an insult to the wildcats.
The Karamazov Brothers, 1879–1880)

   

In Quebec, there is no law requiring trappers to visit their traps daily. Some trappers are no longer able to find their traps, whereas others visit their site(s) only once a week; the ideal is to find the animal frozen and whole, eliminating the need to kill it and preserving the maximum value when it is sold at auction. There is also no law dictating how a trapped animal should be slaughtered—the trappers themselves choose their preferred methods. When a trapped animal is found, if it has not died from its injuries, starvation, cold or dehydration, or if it has not been mutilated to death by a predator, there is nothing left for it to do but wait for its “executioner” to arrive.

 

Fox caught by two paws (front and back) Image: SAAS UCSD

  

Trappers use several methods to slaughter an animal caught in a trap without damaging its fur, including the following: 

-Grab the animal from behind, lay it on its side, place a foot on its body and break its neck while turning its head using a stick or iron bar (commonly used for foxes, coyotes and wolves)

 

Wolf trampled to death by a trapper (Image: SAAS UCSD)

 

-Strike it with a stick or iron bar on the nose, just enough to stun it, then lay it down and break its rib cage with the knees or fists or stand on its body until it suffocates (method commonly used for foxes, coyotes and wolves)

-Inject it in the heart or elsewhere with wood alcohol, acetone or grain alcohol with a syringe attached to the end of a broomstick (frequently used for skunks, a small animal that has little or no commercial value and is often the first to investigate bait intended to capture another animal)

-Strike it with a stick, hammer, axe handle, iron bar or ice pick on the head or “karate” chop it between the neck and head

-Shoot it in the eye with a 22 caliber bullet (method commonly used for bears)

-Strangle it

-Drown it

   

Trapping is a tradition that continues and is passed down from father to son or even father to daughter but, when these traditions of the past prove barbaric, do they still have a place in our society?

 

 

Young coyote caught by a child

Although the majority of the population is worried about the violence that is corrupting our society, a minority is validating and promoting it by propagating the idea that trapping is an innocent activity and that it is completely normal to capture animals, not because they are a threat to our society nor because they are harmful, but simply to strip them of their skin. Thus, to ensure the industry’s future, not only do we subsidize educational programs for the “trapping and management of furbearing animals” using money from Canadian taxpayers, but we go so far as to promote this activity in elementary and secondary schools. (5)    

 

CRUEL “CRUELTY FREE” TRAPS

After exerting pressure on authorities for several decades, in 1991 European animal activists finally succeeded in banning of the use of leg-hold traps in all of Europe and in 1996 in ending the import of animal fur from countries still using this type of trap. The Canadian fur industry, alarmed by this decision and fearing that it would no longer be able to export its fur, managed several times to delay the effective date of this legislation and even succeeded in causing it to fail on the pretext that it would be detrimental towards natives. Thus, after threatening the European Union with severe economic sanctions and protecting itself with GATT and World Health Organization (WHO) agreements, (6) Canada finally succeeded in convincing the European Union—which gave in with surprising ease—in exempting it from this ban by proposing an international agreement that would supposedly take into account the wellbeing of trapped animals. In December 1997 in Brussels, Canada (7) signed an agreement on international humane trapping standards (AIHTS) so that fur exporting could continue, with this agreement stating that as of April 30, 2001, leg-hold traps would be banned. Once all the tests are completed, (8) this Agreement will officially come into effect only in 2007. However, it will not really improve the animals’ lot, since as of this date if leg-hold traps (those with teeth, jaws, claws or barbed wire) are still used they must be “padded,” that is the jaws covered with small bits of rubber or plastic. Since the strength of the jaws remains the same, the wounds inflicted on animals will be just as considerable, causing bone fractures, ripped tendons, joint dislocations, torn flesh, etc. Nor does this agreement diminish the stress inflicted on animal victims of these or any other indiscriminate traps that capture non-targeted species such as cervids, domestic dogs and cats, birds of prey and sometimes even endangered animals. 

 

White-tailed eagle caught in a leg-hold trap- Vulnerable species in Quebec (Image: inFURmation) 

 

This agreement has no provision for any serious monitoring to be carried out wherever animals are captured as there is no regulation on the setting of traps as such. Even if there were restrictive measures, they could hardly be enforced given the vast territory on which trapping is permitted. In the province of Quebec, trapping takes place on 98% of all land, including wildlife reserves.

It is equally interesting to note that in Quebec only 10 animal species are affected by this so called “cruelty-free trapping” agreement: the American marten, ermine, beaver, muskrat, fisher, river otter, coyote, lynx, raccoon and wolf. Fox and mink, for example, which are the most trapped animals in this province, don’t even make the list!

 

THE ART OF HIDING CRUELTY

Even if Canadian youth reject fur clothing as a source of animal suffering and refuse to flaunt clothing that to them represents social advancement, the fur industry is well aware that youth are important consumers, and for its own survival, tries to attract them. Seeing their sales decrease, businesses in the sector are seeking to sell their furs by any means possible. Fashion and clothing artists, designers and manufacturers are inventing new styles and trying to create “young and original” looks. Therefore, in stores over the past few years we have seen an increasing number of winter boots and handbags made of real fur, more fur collars decorating coats, and still more fur clothing for children. Fur is even woven into some woollen fabrics! Fur is so well-disguised and camouflaged to make it acceptable (it is embroidered, knitted, turned inside out, sheared, woven, dyed all hues, even sold at paltry prices) that many consumers do not even know that the clothing they purchased is embellished with real fur. About 90% of fox fur is used exclusively on accessories rather than coats. This clearly shows how the industry goes to great lengths to compensate for losses in coat sales.

REJECTING VIOLENCE AND CRUELTY

Why do we continue to look the other way and encourage cruelty when there are so many available alternatives? Many fashion designers and models refuse to make or wear fur clothing. Faux fur is now very fashionable, and it is possible to be both “cool” and keep warm by wearing winter clothes made of light, washable synthetic materials that are not from dead animals. Behind the “glamorous” images of fur coats and accessories, there are dreadful ones—millions of animals mutilated and brutally put to death not by necessity, but simply to generate luxury products. To wear fur is to shut your eyes to the annual suffering of millions of animals, who like us, value their skin!  Isn’t it time to break with these barbaric and outdated traditions and have higher regard for the other forms of life around us? Isn’t it time to renew the thread of life and learn again to love our neighbours, whether they have feathers, horns or fur? Isn’t it time to begin to repair any damage inflicted, and claim rights for animals as strongly as we claim our own? Perhaps it would also be good to remember, and useful to remind our managers and administrators, that should nature be totally destroyed there would no longer be any profit or international business.

SOME STATISTICS

Since the arrival of the first European settlers in Canada, at least twelve Canadian species have become extinct and 21 others extirpated (no longer in existence in this country). In May 2004, 169 plant and animal species were considered endangered by the Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada (COSEWIC), 114 species were considered threatened and 140 others of special concern. The number of species at risk in Canada will continue to increase over the years as COSEWIC turns its attention to the many others that have not yet been evaluated.

 

Some examples:

Swift fox

The swift fox – In 1978, the swift fox was classified as extirpated. Its habitat was eliminated in favour of agricultural land, and it was the victim of trapping and poisoning campaigns intended to destroy other animals such as coyotes, wolves and ground squirrels. In 2000–2001, 600 swift foxes were recorded in the wild in Canada.

 Wolverine

The wolverine is a species threatened with extinction in Quebec and throughout Canada. The last wolverine trapped in Quebec dates back to February 2004 in the Lanaudière region, when a young female was captured in a wolf snare. The wolverine population was much affected in Quebec by hunters and trappers who sold its fur, and in western Canada by the use of wolf poison.

Newfoundland marten

The Newfoundland marten was previously found in most wooded regions of the island. Its habitat was mainly destroyed by large-scale commercial forestry, and overtrapping of this species has considerably reduced its numbers. 

The polar bear – Being hunted, especially for its hide, is a limiting factor for polar bears. Nearly 625 polar bears are killed every year in Canada including about 30 in Quebec, which is close to the maximum number that the population can support.

Grizzly bear

The grizzly is completely extinct from the Canadian prairies due to intensive hunting of the species in this region. Estimates indicate that the Canadian grizzly population consists of a maximum of 20,000 bears. 

Eastern wolf

The eastern wolf, a subspecies of the grey wolf, lives in southeastern Ontario and southwestern Quebec. In May 2001, COSEWIC designated the eastern wolf as a sub-species of special concern because of its vulnerability to human activity, including trapping.

 Young cougar

The eastern cougar is a species threatened with extinction, mainly due to overhunting and overtrapping. The last confirmed sighting of a cougar in eastern Canada dates back to 1938. A large tawny feline (suspected of being a cougar) was trapped in Quebec, near the Maine border.

 

Young bobcat – Image: Southwest Wildlife Rehabilitation

The bobcat is a species likely to be designated threatened or vulnerable. In Quebec, between 12 and 37 bobcats are trapped “accidentally” every year. Since the late 1960s, trapping has been the main cause of its scarcity.

 

A GLIMMER OF HOPE

 

TRAPPING: AN INDUSTRY FACED WITH EXTINCTION

 

A total of 89 countries have banned leg-hold traps:

Germany, England, Austria, Bahrain, Bangladesh, Belgium, Belize, Benin, Botswana, Brazil, Bulgaria, Burkina Faso, Burundi, Cameroon, Côte d'Ivoire, Chile, Colombia, South Korea, Costa Rica, Cuba, Cypress, Denmark, El Salvador, United Arab Emirates, Spain, Equatorial Guinea, Finland, France, Gabon, Gambia, Ghana, Greece, Greenland, Guinea, Guyana, Hong Kong, Holland, Hungary, Cayman Islands, India, Israel, Ireland, Italy, Jamaica, Jordan, Kenya, Lebanon, Liberia, Lichtenstein, Luxembourg, Mali, Malawi, Malaysia, Maldives, Mauritania, Mexico, Moldavia, Monaco, Morocco, Mozambique, Nicaragua, Niger, Nigeria, Norway, Pakistan, Panama, Philippines, Poland, Portugal, Dominican Republic, Czech Republic, Russia, Senegal, Seychelles, Singapore, Sri Lanka, Switzerland, Sweden, Swaziland, Tanzania, Thailand, Togo, Trinidad and Tobago, Tunisia, Uganda, Zaire, Zambia and Zimbabwe.

Nineteen countries have banned ALL types of traps, including foothold traps.

Burkina Faso, Burundi, Equatorial Guinea, Gabon, Gambia, Ghana, Ivory Coast, Kenya, Liberia, Mali, Mauritania, Morocco, Senegal, Swaziland, Tanzania, Togo, Tunisia, Uganda and Zimbabwe. 

United States:

According to a 1996 poll, 75% of Americans throughout the U.S. would like to see this industry completely banned. 

Colorado, Florida and Massachusetts have banned both foothold and Conibear-type traps. 

Arizona has banned snares and trapping on public lands, corresponding to 80% of the entire state of Arizona. 

New Jersey prohibits the manufacturing, use and possession of foothold traps.

Oklahoma has also banned snares and Conibear-type traps.

Alabama, Connecticut, Hawaii, New York, Pennsylvania, Rhode Island and Vermont prohibit foot snares and other types of snares. (Source: HSUS)

 

A.D. Leiba – January 2005

Traduit par/Translated by : Karen Pellerin, Jenae Spry, Susan Spier et Isabel Redondo
Réviseure/Revised by : Julie Plovnick
 
Kind Translators/Traducteurs
pour le traitement éthique des animaux
www.kindtranslators.com
info@kindtranslators.com


(1) The exact number of trappers in Quebec is not known, and is simply estimated to range from 7 to 20,000.  

(2) From 2003 to 2004, over 7,000 poaching incidents were reported in Quebec.

- For example, in early December 2004, about a dozen poachers from the Beauce region of Quebec were arrested. Among other activities, they engaged in moose trapping, using snares. 

- In March 2003, a wide-ranging poaching ring was broken up in the Charlevoix region of Quebec. The ring’s activities included smuggling black bear organs. The ring had been active since 2000.

- In November 2002, more than 100 Quebec hunters, trappers, taxidermists and others were charged with trafficking in black bear gallbladders. This illegal trade had spanned over seven years. This arrest resulted in the seizure of over 250 black bear gallbladders.   

(3) Trapping usually occurs in the winter when animals’ fur is at its thickest and the snow makes traps easier to hide. 

(4) The World Health Organization (WHO) does not recognize trapping as a legitimate way of preventing animal diseases. According to the WHO, the best way of preventing these diseases, such as rabies, is to vaccinate domestic animals, avoid attracting wildlife by securing garbage and taking precautions when venturing into forested areas.    

(5) Quebec trappers, in compliance with the governmental policy on the promotion of trapping, have suggested an “educational activity” to Quebec school boards entitled “Introduction to Renewable Resource Management.” This initiative is largely funded by the Quebec Ministry of Natural Resources and targets elementary and secondary school children as well as social groups. Note that in Quebec a 12-year-old child can obtain a trapping licence. 

(6) GATT (General Agreement on Tariffs and Trade): institution designed to regulate international trade up to the end of 1994, when the World Trade Organization (WTO) was established.

(7) On December 15, 1997, Canada and Russia signed the Agreement on International Humane Trapping Standards (AIHTS) in Brussels, Belgium. The United States followed suit in August 1998. 

(8) Numerous wild animals have been used as “guinea pigs” to test these so-called “more humane” traps. Both restraining and killing traps are tested in a compound, and trap effectiveness is tested on conscious, mobile animals in laboratories, compounds and in the field. The Fur Institute of Canada’s Trap Research and Development Program, carried out at the Alberta Research Council's Vegreville facility, confirmed that traps equipped with “improved” jaws still cause injuries to the animals and are not selective. Furthermore, the Institute reports that these new padded traps, when used for certain types of animals such as foxes, coyotes and wolves, do not ensure a quick death.

Sources and references: 

Animaux en péril- Déclin de la biodiversité au Canada  

The Association of Veterinarians for Animal Rights

BanCruelTraps.com

Conseil canadien de la fourrure

COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada)

Délégation de la Commission européenne au Canada

Éléments (Revue écologique en direct)

Faune et Flore du pays

Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec

Friends of Animals

Fur Bearers Defenders

Fur is Dead

HSUS (The Humane Society of the United States) 

inFURmation

Institut canadien d'information juridique  

Last Chance for Animals

Le Clan des Loups d'Amérique du Nord

Le piégeage au Québec 

Organisation internationale de normalisation

Organisation mondiale de la santé 

Parcs Canada

PETA (People for the Ethical Treatment of Animals

Ressources naturelles et Faune Québec

SAAS UCSD
 

The Fund for Animals

The United Kingdom Parliament


Trapping catalogue

Trapping The Inside Story

WAN (World Animal Net)
   

 

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