Usines à chiots, chenils et animaleries du Québec

Animaux Victimes du Profit

 

Puppy factories, kennels and pet stores in Quebec (Click here for English)

Animals, the victims of profit

Pour enrayer ce fléau, dénoncez les chenils illégaux! 

Dans cette province canadienne, n'importe qui peut se lancer dans l'élevage de chiots.  On peut retrouver des élevages dans un hangar, un garage, une remise intérieure ou extérieure, un sous-sol, un fond de cour, etc. 

Le 19 janvier 2005, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) a finalement annoncé l'entrée en vigueur du règlement qui permet l'inspection des lieux de gade, d'élevage et de vente de chiens et de chats.  Ce mandat a été confié à ANIMA-Québec en décembre 2004. Ainsi, la section portant sur la sécurité et le bien-être animal de la Loi sur la protection sanitaire des animaux (Loi P-42) est désormais en vigueur. Toutefois, ANIMA-Québec ne dispose à l'heure actuelle, que de trois (3) inspecteurs pour patrouiller toute la province. Et même si, dans les cas extrêmes de cruauté animale, le Code criminel  (articles 444 à 447) s'applique, malheureusement, plusieurs des dispositions du Code criminel datent du 19ième siècle et considèrent toujours l'animal comme un objet, ce que déplorent la Fédération canadienne des sociétés d’assistance aux animaux et ses sociétés-membres ( SPCA, SPA, etc.). Selon le Code criminel, seuls les cas pris en flagrant délit et les cas les plus extrêmes de cruauté et de négligence sont considérés. Ainsi, pour obtenir un mandat de perquisition, émis uniquement par un juge, les inspecteurs d'une SPA doivent avoir des preuves formelles et visuelles d'une situation de négligence ou de cruauté. Ils doivent d'abord obtenir une déposition de plainte signée par le témoin qui fait appel à leurs services. Une simple plainte anonyme venant d'un citoyen qui suspecte que des animaux sont victimes de négligence ou de cruauté est insuffisante. 

La plupart des éleveurs sans scrupules proviennent de diverses provinces du Canada, là où l'élevage intensif de chiots est interdit. Ils acquièrent des parcelles de terrain ou des fermes situées dans des régions rurales du Québec, près des frontières et loin des voisins.

Au Québec, des centaines d'éleveurs se "spécialisent" dans la production massive de chiens. Des milliers de chiots naissent chaque année dans des élevages surpeuplés et insalubres. La moitié de ces animaux sont vendus au Québec, les autres sont expédiés aux États-Unis et dans divers endroits du Canada.

À travers le Québec, des centaines de personnes opèrent des usines à chiots. Presque toutes les usines d'animaux sont des endroits insalubres où les chiens ne sont pas nourris à heures régulières et où plusieurs n'ont même pas accès à de l'eau. Le seul motif de leurs mauvais traitements est le profit.

Certains producteurs peuvent élever jusqu'à 70 races de chiens à la fois.  Ils font souvent affaire avec d'autres éleveurs, ou importateurs et exportateurs, vendeurs intermédiaires, courtiers, vendeurs de rue, de marchés aux puces. Leur identité n’est pas connue, ou partiellement connue, et les ventes sont conclues en argent liquide. D'autres producteurs vendent leurs chiots en publiant une annonce dans le journal ou sur Internet. Ils rencontrent alors un acheteur potentiel à un endroit quelconque, qui peut aussi bien être le stationnement d’un centre d’achats ou un parc. De " faux papiers " signés par des vétérinaires " fictifs " affichent leur parfaite santé.

 

Plusieurs chiots souffrent de coccidiose ou de divers virus, très fréquents dans ces usines. Pendant les 10 premières semaines de la vie d'un chiot, la propreté est pourtant extrêmement importante pour lui permettre de se développer en santé.

 

La misérable vie d'une chienne d'usine à chiots

 

 

Situés soit à l'intérieur d'un bâtiment, soit à l'extérieur, ces hangars ou entrepôts peuvent contenir plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de cages, empilées les unes sur les autres. Les excréments et l'urine tombent souvent dans les cages du dessous. Ces endroits sont rarement chauffés en hiver et durant l'été la chaleur y est suffocante.

Vers l'âge de 5 mois, on enferme une chienne dans une petite cage de métal, de bois ou de plastique où elle  passera toute sa vie. Puis, lorsqu'elle débute ses chaleurs, elle est accouplée avec un mâle provenant de la même usine ou d'une usine semblable à la sienne. Environ 60 jours plus tard, elle donne naissance à ses chiots. S'il s'agit d'un grand établissement, la mère mettra bas à même le sol grillagé de sa cage. Mis à part les élevages à grande échelle, il existe aussi des élevages plus petits ou en milieu «familial». Dans ce genre d'élevage, une ou plusieurs chiennes reproductrices peuvent être détenues de diverses façons: en box, bac, boîte en plastique, cage de transport, en liberté à l'intérieur d'une résidence ou encore dans un enclos extérieur. Dans tous les cas, afin d'éviter tout frais superflus au propriétaire, la chienne et ses chiots ne bénéficient d’aucun suivi vétérinaire. 

Le Transport des Chiots

 Quand les petits atteignent l'âge de 3 semaines, parfois même plus jeunes, ils sont retirés à leur mère.   

Les chiots sont placés dans des cages de transport empilées les unes sur les autres, à l'intérieur d'un camion qui peut parcourir des milliers de kilomètres. Été comme hiver, sans chauffage ou ventilation, sans eau ni nourriture, les chiots arrivent à un entrepôt où un préposé se charge de retirer ceux qui n'ont pas survécu au voyage, puis il fait le tri par race. Les survivants sont embarqués à nouveau dans un autre camion qui les livre dans diverses animaleries de la province.

 

La Mise en Vente

Une fois parvenus à destination, les chiots sont lavés et parfumés afin qu'ils aient l'air attrayant lorsqu'ils seront exposés dans une vitrine de magasin. La majorité de ces chiots sont tatoués à l’oreille et ils possèdent tous des documents qui certifient la «pureté» de leur race - documents vétérinaires falsifiés par certains vendeurs peu scrupuleux. 

S'il arrive que des chiots malades soient soignés par des vétérinaires, d'autres ne le sont pas car cela reviendrait trop cher au propriétaire de l'animalerie. On les laisse donc mourir.  Pour les autres, l'avenir est incertain: plusieurs d'entre eux, traumatisés par la perte de leur mère, les longs transports et le manque de soins souffriront de divers problèmes émotionnels et auront du mal à s'adapter. Séparé trop tôt de sa mère, un chiot, privé en plus de contact humain, peut devenir associable. Il ne s'entend pas avec les autres chiens et n'est pas toujours gentil envers les jeunes enfants. Ces chiots nécessiteront beaucoup d'efforts de la part du maître et plusieurs ne parviendront pas à s’en occuper convenablement. Si certains chiots ont la chance d'être adoptés par des gens soucieux et prêts à les faire soigner et leur consacrer le temps et la patience nécessaires à leur adaptation, d’autres finiront rapidement dans un refuge, un chenil ou seront à nouveau vendus, ou donnés, ou tout simplement abandonnés.

La petite chienne d'usine, quant à elle, continuera à vivre dans sa misérable cage. Elle aura tous les ans deux portées, laissant ses mamelles distendues et enflées. Faute de nourriture appropriée, d'exercices et de soins, chaque fois qu'elle donnera naissance à des petits, elle s'affaiblira d’avantage. Maigre et sale, elle souffrira de maladies de la peau, de déformations aux pattes, elle perdra ses poils par plaques... Et, après 5 ou 6 ans, devenue incapable de produire d'autres chiots, elle sera tuée par de quelconques méthodes douteuses, noyée par exemple, ou envoyée dans des laboratoires de recherches. Il en ira ainsi des chiens non vendus ou malades.  

Lorsque vous achetez un chiot, un chaton, ou tout autre animal dans une animalerie, un marché aux puces, un chenil, ou par Internet,  vous risquez sans le savoir,  de financer un commerce extrêmement cruel !

  

Il n'est pas rare de retrouver dans des animaleries, des chiots beaucoup trop jeunes, ou d'autres devenus trop gros pour leur cage. Certains ont les yeux qui coulent, d'autres ont la diarrhée, d'autres pleurent sans arrêt ou ont développé des comportements anormaux. Ces endroits sont souvent surchauffés ou trop climatisés et les chiots n'ont pas toujours accès à de l'eau pour se désaltérer. Dans certaines animaleries, les animaux ne peuvent faire aucun exercice et sont confinés dans de toutes petites cages accessibles aux passants qui peuvent constamment les manipuler.  

Les gens qui s’imaginent sauver un petit chien en l'achetant dans une animalerie ne font bien souvent que perpétuer un commerce cruel. Chaque fois qu’un chiot est vendu, il est aussitôt remplacé par un autre. Plusieurs chiots achetés dans des animaleries sont ramenés pour diverses raisons: problèmes congénitaux, respiratoires, insuffisance rénale, dysplasie de la hanche, diarrhée, surdité, problèmes de comportement... Si le chiot est malade ou meurt peu après l'achat, la majorité des propriétaires d'animaleries offriront un autre chiot au client plutôt qu'un remboursement. Si vous tenez absolument à posséder un chien, visitez un éleveur réputé, sérieux et fiable qui se soucie des chiens qu'il élève, qui les aime et les fait soigner quand ils en ont besoin. Même si ces chiots coûtent un peu plus cher, vous aurez au moins la garantie que celui que vous achetez est en bonne santé. Vous seriez également étonnés du nombre de chiots ou de chiens de race que l'on peut retrouver dans les refuges et les SPA. En adoptant dans un refuge, vous contribueriez ainsi à sauver la vie d'un animal qui autrement serait euthanasié. 

Créé en 1994 par A.D. Leiba pour le site Pas de Caméras S.V.P.! Revu et mis à jour ce 11 juillet 2007 

 


Puppy factories, kennels and pet stores in Quebec

Animals, the victims of profit

Put an end to this scourge:  speak out against illegal kennels!

In Quebec, anybody can become a dog breeder. They can set up a business in a barn, garage, storehouse or storeroom, in a basement or backyard.

On January 19th 2005, the Quebec Ministry of Agriculture, Food and Fisheries (MAPAQ) finally announced the enactment of legislation permitting the inspection of places where dogs and cats are kept, bred and sold. This mandate was given to 
Anima-Quebec in December 2004. The section of Law P-42 on animal welfare and safety is therefore now effective. However, Anima-Quebec currently has just three (3) inspectors for the entire province. And while articles 444 to 447 of the Criminal Code apply to extreme cases of animal cruelty, several of these provisions date back to the 19th century when animals were regarded as objects, something the Canadian federation of animal welfare societies and its members (SPCA, SPA, etc) deplore. The Criminal Code applies only to persons caught in the act of committing extreme cruelty or neglect. In order to obtain a search warrant, which can only be issued by a judge, animal welfare inspectors must have formal eye-witness evidence of neglect or cruelty. For this they must be in possession of an official complaint signed by the witness. An informal and anonymous complaint from a person who suspects that animals are victims of neglect or cruelty is insufficient.

Most unscrupulous breeders come from other provinces in Canada, where intensive breeding is illegal. They buy land or farms in rural parts of Quebec, close to the borders and away from neighbors.

In Quebec, hundreds of "dog breeders" specialize in large-scale reproduction. Thousands of  puppies are born every year on filthy, overcrowded farms. Half of these animals are sold in Quebec; the others are shipped to the United States and to places around Canada.

Hundreds of people run puppy factories across Quebec. Almost all these factories are filthy places, where the dogs are not fed properly and many do not even have drinking water. This ill-treatment is entirely motivated by profit.

Some factories have up to 70 breeds at a time. They often do business with other breeders, importers and exporters, intermediaries, brokers and market traders. Their identity is not known, or only partially known, and transactions are always in cash. Others advertise the puppies in newspapers or online. They meet the potential buyer away from the farm, perhaps at a supermarket parking lot or in a park. “False papers” signed by “fictitious” vets state that the dogs are in perfect health.

Coccidian (coccidosis) and other parasites are commonplace in these factories, when cleanliness is essential during the first 10 weeks of life for a puppy to become a healthy dog.

The miserable life of a bitch in a puppy factory

These barns or warehouses can contain several dozen cages piled one on top of the other. Excrement and urine often fall into the cages at the bottom. The buildings are rarely heated in the winter while in the summer months the heat is suffocating.

At around 5 months, a bitch is put into a small metal, wood or plastic cage where she will spend the rest of her days. When she is in heat she is coupled with a male from the same factory or a similar one. Around 60 days later she gives birth to a litter. On a large farm, the bitch gives birth directly on the wire floor of the cage. Alongside these large farms are other smaller or family-run outfits, where one or more bitches can be kept in various conditions:  in a cubicle, a transport cage or roaming free in the house or an outside enclosure. In all cases, neither the bitch nor the puppies receive veterinary care so as to cut down on expenses.

 

Transporting the puppies

At the age of 3 weeks, sometimes even sooner, the puppies are taken away from their mother. They are put into transport cages piled one on top of the other inside a truck. Summer and winter, the puppies are transported with no ventilation, heating, water or food to a warehouse, often thousands of kilometers away.  

Here an employee disposes of the puppies that didn't survive the trip, then separates the others per breed. The survivors are loaded into another truck and delivered to pet shops across the province.

 

Selling the puppies

The puppies are washed and perfumed on arrival, ready to go in the store window and attract buyers. Most of them have an identity tattoo.  All of them have veterinary documents certifying they are "pure breed" - documents which have been falsified by unscrupulous vendors.

While some sick dogs receive veterinary care, certain "breeders" prefer to avoid the expense and leave the dogs to die. The remaining puppies face an uncertain future: many will have problems adjusting, traumatized by the loss of their mother, transportation over long distances, and lack of care. A puppy that has been separated from its mother too early and deprived of human contact can become unsociable, not getting along with other dogs and possibly aggressive towards children. These puppies require a lot of effort from their owner, many of whom will be unable to give them proper care. Some will be lucky enough to find a caring owner, willing to devote the time and patience they need to adapt. Others will soon end up in a shelter, will be sold or given away, or simply abandoned.

Back at the puppy farm, the bitch will continue to live in her sordid cage. She will have two litters a year that will leave her teats stretched and sore. Lack of proper food, exercise and care mean that each litter leaves her weaker than before. Thin and dirty, she will suffer from skin disease, malformation of the paws and her hair will fall out in patches. Five or six years later, no longer able to reproduce, she will be killed by drowning or some other dubious method, or sent to a research lab. This will also be the fate of sick and unsold dogs.

Whenever you buy a puppy, a kitten or any other pet from a pet shop, a flea market, a kennel or online, without realizing it you could be financing an extremely cruel trade!

It isn't rare for pet shops to be selling puppies that are far too young or others too big for their cage. Some of them have runny eyes or diarrhea. It isn't rare for pet shops to be selling puppies that are far too young or others too big for their cage. Some of them have runny eyes or diarrhea.  Others whimper or bark constantly or show abnormal behavior. The shops are often overheated or have too much air conditioning, and the parched dogs don’t always have access to water. In some pet shops the dogs aren't exercised.  They are confined to their small cages, constantly touched and handled by customers.  

Anyone who buys a puppy from a pet shop thinking they are saving it is often simply helping this cruel trade to thrive, as another puppy immediately takes its place. Many puppies are returned to the shop where they were bought because of congenital problems, respiratory problems, kidney failure, hip dysplasia, diarrhea, deafness or behavioral problems. If the puppy dies or gets sick shortly after being bought, most pet shop owners offer to replace it with another puppy rather than give the customer a refund. If you really want to own a dog, go to a reputable and reliable breeder who cares about their dogs and gives them the attention they need. Even if the dog costs a little more, you will have the guarantee it is in good health. You'd also be surprised how many pedigree dogs and puppies are to be found at shelters run by animal welfare groups. By adopting from a shelter you are also saving the life of an animal that would otherwise be put down.

 

Created in 1994 by A.D. Leiba for the site: Pas de Caméras S.V.P.! Reviewed and updated July 11, 2007 

Translated by Hera Nicoleta
http://www.kindtranslators.com
Kind Translators/Traducteurs
pour le traitement éthique des animaux
info@kindtranslators.com