Végétarisme et Végétalisme

 

DEVENIR VEGAN

BECOMING VEGAN

 


Nouvelles Valeurs – Nouvelles Saveurs
par Cécil Gagnon

Qu’est-ce qu’un vegan ? Un vegan est d’abord quelqu’un qui a fait le choix de respecter la vie et qui refuse l’exploitation et la souffrance animale. Ce choix implique donc, entre autres, le refus de s’alimenter de viande et de tout produit animal, lait, fromage, beurre, yogourt, œufs, miel.

Pour certains s’abstenir d’œufs ou de produits laitiers exige trop de privations, trop d’efforts et ils ne sont prêts à renoncer ni à leurs petits plaisirs ni à leur confort. Cependant si l’on est suffisamment conscientisé sur la souffrance animale et suffisamment animé du désir et du souci de mettre fin à cette souffrance ainsi qu’à l’esclavage et à l’exploitation animale, il devient facile d’acquérir de nouvelles habitudes et de développer de nouveaux goûts. Il est tellement regrettable qu’on nous ait appris à trouver de la saveur dans des produits issus de la souffrance et de la mort et que toute une société s’adonne à ces soi-disant plaisirs de la table, synonymes d’une souffrance inimaginable.

On peut découvrir et apprendre à aimer de nouveaux aliments et à se passer d’autres aliments d’ailleurs reconnus néfastes pour la santé, maints troubles médicaux étant associés à la consommation de la viande et des produits laitiers.

Nous n’éprouvons pas toujours spontanément d’affinités gustatives pour un aliment, cependant en commençant d’abord par accepter cet aliment et en en consommant un peu de temps à autre, puis en augmentant les quantités, on finit par adopter ce nouvel aliment et tout à coup il arrive qu’un jour nous prenions conscience que cet aliment fait désormais partie de nos nouvelles habitudes alimentaires et qu’il nous est même devenu indispensable.

Tous les aliments énumérés plus haut sont remplaçables. Il existe sur le marché plein de substituts et des saveurs qui se rapprochent de celles qui ont fait partie de notre quotidien pendant plusieurs années. Car, toute habitude, quelle qu’elle soit, alimentaire ou autre, bonne ou néfaste, est toujours fortement ancrée en nous. Ainsi dans l’abandon d’une habitude, il y a un élément important à considérer et qui s’appelle le sevrage. Quelqu’un habitué à une consommation répétitive et quotidienne de lait risque d’éprouver un certain manque lorsque privé de son breuvage favori. Cependant pour pallier aisément à ce manque, il trouvera sur le marché une quantité impressionnante de divers laits de soya ou de riz. Il faudra peut-être en essayer quelques-uns avant de trouver celui dont le goût nous plaît vraiment. A titre d’exemple concret, j’ai moi-même essayé plusieurs marques de commerce de breuvage au soya avant de finalement trouver celui dont le goût me satisfaisait. Au début, j’en buvais occasionnellement et après 3 mois, j’en raffolais autant que je pouvais avoir déjà raffolé du lait et maintenant je ne peux plus me passer de mon breuvage au soya.

L’élevage industriel comporte une série d’atrocités et de sévices commis envers les animaux qui ne sont perçus que comme des biens à engraisser au moindre coût, à offrir ensuite à la fourchette du consommateur. On peut les maltraiter, les malmener, en abuser, qu’importe, ce ne sont que des poulets rôtis, ce ne sont que des hamburgers, ce ne sont que des côtes de porc, des côtelettes de veau, des ragoûts, des viandes en sauce… Ils peuvent toujours crier, geindre, gémir et souffrir!…

Il se trouve des gens pour penser que l’appellation « bio » est synonyme de liberté et de bonheur animal. Le « bio », c’est juste un moindre mal, une façade qui camoufle encore la détresse qui existe derrière cette étiquette. Car, la vache qui broute en liberté n’en a pas moins été séparée de son bébé, ce bébé à qui devrait appartenir ce lait, ce bébé condamné à l’abattoir et sa mère condamnée à des grossesses répétitives pour produire du lait, de la crème qu’on transformera ensuite en beurre, fromage et yogourt. Car, la poule qui picore en liberté est née d’une couvée de laquelle sont également nés des poussins mâles jugés impropres à la consommation et qui furent sacrifiés et jetés vivants dans un broyeur.

Boire de ce lait, manger de ces œufs ?… Comment des denrées qui comportent cet arrière-goût de mort peuvent-elles s’appeler bio… bio, du grec qui signifie vie ?

C’est toute cette réalité de la souffrance dans l’élevage industriel et de l’exploitation animale ainsi que de la mascarade du bio qui m’a conduit au veganisme. Je souhaite à tous de trouver la voie du veganisme qui apporte à l’alimentation une saveur nouvelle et vivante, riche de valeurs nouvelles et authentiques.

 

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Vegetarianism

 

 BECOMING VEGAN

New Values –  New Flavors

By Cécil Gagnon

 

What is it to be a vegan? Firstly, a vegan is someone who made the choice to respect life and who refuses the exploitation and needless animal suffering. This choice implies, amongst other things, the refusal of eating meat and dairy products, eggs and honey.  

 

For some people, refraining from eggs or dairy products requires them to deprive themselves of old habits, to much effort, and they are not ready to give up these small pleasures or their comfort. However, if one is sufficiently aware of the animal suffering and sufficiently animated by the desire and concern of putting an end to this suffering, it becomes easy to acquire new practices and to develop new tastes.  It is so unfortunate that we have been taught to find savor in products that result from suffering and death and that a whole society devoted itself to these supposedly table pleasures, nevertheless synonymous of an unimaginable suffering.  

 

One can discover and learn how to adapt and enjoy new food and abandon other types of food. The consumption of meat and dairy products has been found harmful for health and numerous medical disorders are now being associated to these types of eating habits.  

 

We do not always feel spontaneously attracted to a new food, however by starting to consume some from time to time, and then by increasing the quantities, we tend to adopt this new aliment and suddenly become aware that this is part of our new food practices and it even becomes essential to us.  

 

All the food mentioned above is replaceable as there exists plenty of substitutes and flavors on the market  that resemble those which were a part of our daily food for numerous years. Any habits, whatever it is, food or something else, whether it is good or harmful to us, is always strongly anchored within us. Thus, by ending a habit, there is a significant element to consider which is called "weaning". Someone accustomed to a repetitive daily milk consumption tends to feel a certain lack when deprived of his favorite beverage. However to overcome this easily, we will find on the market an impressive quantity of various Soya and rice beverages and perhaps it will be necessary to try some of them before finding the one that really suits our taste. By way of a concrete example, I have myself tried several types of Soya drinks before finally finding the one that really satisfied my taste. At the beginning, I drank it occasionally and after 3 months, I liked it as much as milk and now I cannot go without my Soya drink.    

Industrial breeding comprises a series of atrocities and maltreatments towards animals which are perceived only like goods to be fattened at lower costs, and to then put on the fork of the consumer... One can mistreat them, abuse them, harm them, what the heck… they are only roasted chickens, hamburgers, ribs, veal cutlets, stews, meatballs in sauce…etc.  No one hears or sees them  suffer !…  

People have been led to believe that the designation Bio, from the Greek root meaning Life, is synonymous with freedom and animal well-being.  Bio or organic is just the lesser of two evils, a cover which camouflages the distress that exists under this label. Although the cow is shown grazing  in freedom,  it is not less separated from its baby, this baby to whom her milk should have belonged,  this baby condemned to a slaughterhouse and the mother condemned to repetitive pregnancies to produce milk, that will then be transformed  into cream, butter, cheese, yogurt etc. The hen which pecks in freedom was born from a brood which also bore male chicks but these are considered to be unsuitable for consumption and are sacrificed and thrown alive into a crusher.   How can food products which comprise this aftertaste of death be called "bio or organic" ?  

The reality is that the suffering created by industrial breeding and animal exploitation masqueraded as  « bio » led me to veganism.  I wish for every one to find the way to veganism which provides a new diet, new and live flavors rich in authentic values.

 


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